Pourquoi la coalition MAGA veut la peau de Wikipédia
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Elon veut s’appuyer sur sa start-up xAI pour bâtir une alternative à Wikipédia.
/FW1FP/Marguerita Choy - REUTERS - REUTERS - Dado Ruvic
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Elon veut s’appuyer sur sa start-up xAI pour bâtir une alternative à Wikipédia.
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Elon Musk a un nouveau projet : construire une alternative à Wikipédia, que le milliardaire surnomme « wokepedia ». Il entend proposer une alternative basée sur le chatbot de sa start-up xAI, Grok. « Grokipedia » pourrait être en ligne dès la semaine prochaine, selon le patron du réseau social X.
Musk n’est pas la seule figure de la droite américaine à avoir pris en grippe l’encyclopédie collaborative. David Sacks, qui conseille Trump sur l’IA et les cryptos, a récemment qualifié Wikipédia de « désespérément biaisé ». « Le budget 2023-2024 de Wikipédia montre que, sur 177 millions, 50 ont été attribués à la Diversité, l’Équité et l’Inclusion. Cessez de donner à Wokepedia ! », publiait récemment Libs of TikTok, une page X très suivie par la droite américaine.
L’encyclopédie, créée en 2001, fait aujourd’hui figure de dinosaure de l’internet. Elle a attiré son lot de critiques au cours de son histoire. À ses débuts, on lui reprochait surtout son manque de fiabilité, du fait de son contenu rédigé par des bénévoles amateurs plutôt que par des professionnels. L’auteur de ces lignes se souvient ainsi de professeurs de collège et lycée l’encourageant à ne surtout pas utiliser Wikipédia et à lui préférer des encyclopédies et manuels scolaires.
Robert McHenry, ancien rédacteur en chef de l’Encyclopædia Britannica, confiait en 2004 dans une interview accordée à The Independent que Wikipédia ne pouvait pas être qualifiée d’encyclopédie au sens traditionnel, car elle manquait d’autorité et de responsabilité. Le contenu pouvant être modifié par n’importe qui, sans garantie d’expertise, spécialistes et amateurs étaient mis à jeu égal, ce qui posait selon lui un problème de fiabilité.
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Mais depuis, Wikipédia est parvenue à se tailler une image de respectabilité au sein des milieux scientifiques et académiques. Des chercheurs du MIT et de l’Université de Pittsburgh ont souligné dans une étude que l’encyclopédie était abondamment consultée et utilisée notamment pour la rédaction d’articles scientifiques. Sam Wineburg, chercheur en psychologie cognitive à Stanford, estimait de côté l’an passé que Wikipédia était « devenue une ressource qui s’autocorrige de manière aussi rigoureuse que remarquable, et que nous devrions tous utiliser plus souvent ».
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