Gojob et le japonais Persol s’allient pour bâtir le leader mondial du recrutement par intelligence artificielle
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Pascal Lorne, le fondateur de la plateforme de recrutement intérim par IA Gojob, pépite du Next40 de la French Tech, n’avait « jamais imaginé » s’allier à un acteur traditionnel du secteur, en l'occurrence le japonais Persol. Mais sa rencontre, en début d'année, avec Yoshiko Shinohara, la fondatrice de 90 ans, a changé la donne. Première milliardaire « self made woman » du japon, celle qui a introduit l'intérim au pays de l'emploi à vie est aussi une pionnière pour l'emploi des femmes. « Elle a impulsé un changement sociétal majeur et fait bouger des lois. Comme moi, l'impact est la seule chose qui lui importe. Elle a aussi créé un fonds de dotation pour protéger son entreprise et partager sa richesse. On a eu un crush mutuel », raconte-t-il.
Résultat : Persol investit 120 millions d'euros dans la start-up française, et devient son premier actionnaire, devant Pascal Lorne lui-même, qui se renforce au capital via sa holding personnelle et son fonds de dotation Gojob
Foundation, de même que les autres membres du Comité exécutif de l'entreprise. La marque Gojob, la gouvernance et l'ancrage français de Gojob, notamment son centre de R&D à Aix-en-Provence, perdurent.
En revanche, l'investissement du groupe japonais aux 9 milliards d'euros de chiffre d'affaires en 2024, fait « sortir » les investisseurs historiques Amundi Private Equity Funds, la Banque des Territoires et les fonds Breega, Kois et Alter-Equity. Un bel « exit » pour la French Tech, qui peine à se remettre de la crise du financement. « Au bout de dix ans d'existence, nous atteignions un plafond de verre, se justifie Pascal Lorne. Nos investisseurs avaient vocation à sortir pour réinvestir dans des boîtes plus petites, alors que nous avions besoin de beaucoup d'argent pour continuer à croître », explique-t-il.
En plein débat sur la contribution des plus riches aux finances publiques via la taxe Zucman, l'entrepreneur fait un pied-de-nez à ceux qui la combattent. Il se revendique « ravi de payer des impôts grâce au succès de l'entreprise », qui repose sur « le soutien des investisseurs historiques et notamment de la Banque des Territoires ». Et de poursuivre : « C'est une fierté de faire un chèque 25 millions d'euros à la Banque des Territoires pour qu'ils financent des services publics ».
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