Next40/French Tech 120 : des start-up plus rentables, vertes et internationales en 2025

Photo d'illustration
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Des start-up françaises plus rentables, majoritairement connectées au marché international, et très présentes dans les « greentech » (mobilité et énergies vertes, etc.), et l'intelligence artificielle. Voilà à grand trait la tendance pour la promotion 2025 Next40/FT120, dévoilée ce mardi soir par Bercy. Portés par la mission French Tech à Bercy, ce classement et ce programme d'accompagnement soutiennent les jeunes pousses tricolores les plus performantes et prometteuses.
Pour rappel, celles classées dans le contingent « Next 40 » regroupent les 40 plus fortes en chiffres d'affaires (au moins 100 millions d'euros sur l'exercice 2024) et en levées de fonds (au moins 100 millions d'euros cumulés entre 2022 et avril 2025). De son côté, le « FT 120 » regroupe les 80 start-up ayant réalisé au moins 20 millions d'euros de chiffre d'affaires, et levé au moins 30 millions d'euros. En sachant que les sociétés sélectionnées doivent remplir un des deux critères.

Selon les chiffres partagés par la mission French Tech, les 120 start-up sélectionnées cette année ont dégagé en cumulé 10 milliards d'euros de chiffre d'affaires, et finançaient 42 000 emplois directs, dont 29 000 en France. « La promotion de cette année réalise 27 % de croissance moyenne », précise l'entourage de Clara Chappaz, ministre déléguée chargée de l'Intelligence artificielle et du Numérique. Et la direction de la mission French Tech d'ajouter que « sur l'ensemble de la promotion 2025, hors deeptech, 44 % des lauréats sont désormais rentables, contre 30 % en 2024 ». Notamment des jeunes sociétés comme Brevo (marketing digital pour les PME), Swile (outils numériques RH), Voodoo (édition de jeux vidéo) ou encore Weezevent (événementiel).
Autre « bonne nouvelle » mise en lumière par l'entourage de Clara Chappaz : un tiers des lauréats sélectionnés sur critère de revenus génèrent plus de 100 millions de chiffre d'affaires par an. « Une barre symbolique » qui démontre « la réussite d'entreprises qui, après avoir consacré plusieurs années à mettre au point leurs innovations et bousculer les usages, sont aujourd'hui devenues solides tout en maintenant des rythmes de croissance élevés ».
Sur les 120 entreprises lauréates cette année, 46 sont des nouveaux entrants. Parmi elles, souligne le cabinet de la ministre, 19 entreprises travaillent dans la deeptech, un secteur qui propose des innovations de rupture. Parmi celles-ci, certaines répondent à des enjeux technologiques clés : l'IA, avec les start-up Bioptimus ou Gleamer, le quantique avec Alice&Bob, la cybersécurité avec Filigran ou Sekoia, ou encore la santé avec Wandercraft, qui fabrique un exosquelette permettant aux personnes à paraplégiques de marcher.
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Autre information notable : onze entreprises sont présentes dans le classement depuis 2019, année de la première édition. Ces sociétés drainent à elles seules 2,8 milliards d'euros de revenus annuels et 10 970 emplois en France et dans le monde. Et certaines sont bien connues des citoyens français : BlaBlaCar (covoiturage), Back Market (plateforme d'achat de produits électroniques reconditionnés), Doctolib (prise de rendez-vous médicaux en ligne).
La mission French Tech souligne également le rayonnement international de la majeure partie du Next40/120. Ainsi, 93 % des sociétés sélectionnées ont une présence commerciale à l'international (contre 88 % pour la promotion 2024)
Leurs principaux marchés : États-Unis, Allemagne, Espagne, Royaume-Uni, Belgique, Italie, Canada, Pays-Bas, Japon et la Suisse. La néobanque Qonto a notamment doublé son implantation en Europe, en touchant désormais l'Autriche, les Pays-Bas, le Portugal et la Belgique. L'année dernière, Electra a atteint 450 stations de recharge de véhicules électriques dans 10 pays européens.

Si pour 35 % des lauréats du French Tech Next40/120, l'intelligence artificielle est au cœur de la proposition de valeur (Mistral AI, H, etc), les jeunes pousses les plus nombreuses dans le classement travaillent dans les technologies vertes. Et ce, alors que la politique climatosceptique de Donald Trump pèse pourtant sur les investissements. En effet, en 2024, les start-up françaises greentech ont vu une diminution de leurs financements de l'ordre de 29 %, atteignant 1,9 milliard d'euros en 2024, selon le baromètre EY sur le capital risque en France, paru en janvier de la même année.
Pour autant, sur les 120 sociétés présentes dans le Next40 et le FT120, 29 travaillent dans la mobilité verte, les énergies renouvelables, l'économie circulaire. « Cette première place témoigne de la résilience du secteur et de la confiance préservée des clients et des investisseurs dans ce secteur », interprète la mission French Tech.
Localisées sur tout le territoire français, ces 29 jeunes pousses emploient plus de 6 300 salariés en France, et ce, dans toutes les catégories professionnelles. Parmi elles, 9 entrent pour la première fois dans la sélection : Bump, ChargeMap, Elicit Plant, Energy Pool, Fairmat, GravitHy, Metron, TSE et Voltalis.
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Le secteur en pleine expansion des véhicules électrique est bien représenté dans ce contingent, avec la présence remarquée de la start-up industrielle Verkor, qui fabrique des batteries automobiles. La filière des bornes de recharge électrique est aussi très visible, avec des sociétés comme Chargemap, Electra, NW, Waat, ou encore Zeplug.