Beaucoup de fondateurs de start-up signeraient d’entrée pour suivre la trajectoire d’Ultra Premium Direct qui, en l’espace de dix ans, a bousculé le marché de la vente en ligne de croquettes pour chiens et chat. Début 2025, la jeune pousse installée à Estillac, près d’Agen, disposait d’ailleurs d’un bel alignement des planètes : 250 salariés, une valorisation record, un modèle intégré avec son propre outil industriel et ses propres équipes de R&D et de SAV, pas loin de 60 millions d’euros de chiffre d’affaires, 21 % de parts de marché de la vente en ligne et un réseau de magasins physiques en cours de structuration.
De quoi devenir en quelques années un emblème de la capacité de la French Tech à créer des emplois au-delà du numérique et en dehors des grandes villes. Mais un an plus tard, la situation est bien différente.
Pour des raisons de santé, le couple de fondateurs, Matthieu et Sophie Wincker, a été contraint de céder l’entreprise l’été dernier à son concurrent IPN (Inspired Pet Nutrition) en août dernier. Détenu par le fonds londonien CapVest, IPN se présente comme le leader britannique de l’alimentation canine.
Et c’est précisément pour devenir un gros acteur européen de l’alimentation animale qu’il a racheté coup sur coup Ultra Premium Direct (UPD) mais aussi Sopral, une PME bretonne d’aliments pour chiens, chats et chevaux, signant du même coup le début des turbulences pour l’entreprise agenaise.