Levées de fonds : la French Tech sous perfusion d’IA, une année 2025 en trompe-l’œil
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La French Tech ne voit toujours pas le bout du tunnel. Pour la troisième année consécutive, les montants levés par les start-up françaises sont en baisse en 2025 : 7,4 milliards d'euros, contre 7,77 milliards en 2024, soit une légère décrue de 5 %, d'après le baromètre annuel publié ce 13 janvier par EY. Les investisseurs ont également été plus sélectifs, avec une centaine d'opérations en moins en 2025 par rapport à 2024 (618 contre 723).
Très loin du record de 13,5 milliards d'euros en 2022, la French Tech peine à retrouver le chemin de la croissance, à l'inverse du Royaume-Uni. Les start-up britanniques ont levé 20 milliards d'euros en 2025, soit presque le triple de la France et une progression de 40 % en un an, grâce à des investissements records dans la fintech (Revolut détient le record européen de l'année avec 1,8 milliard d'euros levés). Le pays tire profit de sa place financière mondiale, portée par la fintech et des opérations de growth equity de grande ampleur. Londres détient également 8 des 10 plus gros tours de table de l'année, ne laissant que la 2è place à Mistral AI (1,7 milliard d'euros) et la cinquième à l'Allemande Helsing, également dans l'IA générative (600 millions d'euros).
« Même si le deuxième semestre est le meilleur depuis 2023 grâce à Mistral, le rebond post-crise n'est toujours pas là. Il y a moins d'opérations, les montants levés sont moins importants, et de nombreux secteurs sont en baisse », commente Franck Sebag, associé EY et responsable des activités Fast Growing Companies en France.
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Merci donc à Mistral AI, cache-sexe d'un écosystème en déroute. « Sans sa levée de 1,7 milliard d'euros avec ASML, la baisse aurait atteint 25 % en valeur », pointe Franck Sebag. C'est aussi grâce à la pépite dirigée par Arthur Mensch que le secteur des logiciels, dont fait partie l'IA générative, affiche une progression de 9 % en valeur par rapport à l'an dernier.