SFR : le bonus versé à Altice France lors de la vente dépendra plus des performances que des investissements
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Le logo de l'opérateur SFR, 2024 REUTERS/Yves Herman -
YH - REUTERS - REUTERS - Yves Herman
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Le trio Bouygues Telecom, Iliad (Free) et Orange souffle. Il a obtenu ce samedi 6 juin de solides clauses de garanties de la part d’Altice France pour prémunir le rachat de SFR d'éventuels risques. Mais son discours sur les obligations d’investissements qu'il aurait réussi à imposer de haute lutte, jusqu'à la vente effective, a probablement été survendu.
« Nous avons sécurisé le fait que les investissements continuent d’être suffisants d’ici à la signature définitive, de manière à ce que le réseau ne se détériore pas d’ici là », fanfaronnait cette semaine l’un des opérateurs. Pourtant, les experts en fusions et acquisitions que nous avons consultés nous ont assuré que cela n'avait rien d'exceptionnel.
C'est même un grand classique dans ce type de contrat. « Le délai avant de récupérer les actifs de SFR étant long, il y avait un risque que la qualité de service se dégrade si le réseau n’était pas entretenu », fait observer un consultant dans les télécoms. « Altice France a donc dû s'engager à réaliser les investissements qui sont nécessaires à la bonne marge de l'actif », souligne un spécialiste des fusions et acquisitions.
En clair, comme nous l’a confirmé une source au cœur des tractations, le document final ne mentionne pas de montant précis en Capex, pas plus qu’il ne fixe de pourcentage du chiffre d’affaires à investir. « Si les performances de SFR sont mauvaises au moment du closing, rien ne sera versé en complément, si elles sont moyennes, cela débloquera 325 millions d’euros, et si elles sont bonnes le complément de 650 millions d’euros sera versé », détaille notre source. « Chaque mot a été scruté avec une extrême précision par tous les acteurs », ajoute-t-elle.
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