SFR : la crainte d’une casse sociale majeure en cas de vente
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Devant une boutique SFR à Paris.
PHW/ - REUTERS - Philippe Wojazer
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Devant une boutique SFR à Paris.
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C’est le scénario le plus redouté par les syndicats de SFR qui est peut-être en train de se concrétiser. Ils rêvaient qu’un nouvel opérateur reprenne l’ensemble du groupe Altice France, ce qui aurait permis de conserver à la fois les emplois et les actifs. Mais c’est vers une consolidation du marché et un partage à trois que l’on se dirige depuis l’offre de reprise à 17 milliards d’euros déposée par Bouygues Telecom, Free et Orange, ce 14 octobre.
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Même si elle a été immédiatement rejetée ce matin par l’actionnaire majoritaire Patrick Drahi, cette proposition pose les bases des négociations à venir. Et il y a fort à parier que tous les salariés ne seront pas repris, ce qui suscite la mobilisation des syndicats. « Nous espérons des engagements forts de la part de la puissance publique pour maintenir les emplois parce que le risque de casse sociale est très élevé », a réagi Abdelkader Choukrane, secrétaire général Unsa Com et délégué syndical central de SFR. « Cette opération de concentration, si elle se concrétise, pourrait entraîner la suppression de plusieurs milliers d’emplois directs et indirects : dans les sièges, les boutiques, mais aussi chez les sous-traitants », a également déclaré la CFDT ce mercredi 15 octobre.