Andrea Mangoni, CEO de Mundys, confirme la volonté du groupe italien de poursuivre ses investissements en France.
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Actionnaire d’Aéroports de la Côte d’Azur, le groupe italien, propriété de la famille Benetton, a conforté en quelques semaines sa position dans l’Hexagone en acquérant l’A63 à 100% et en montant au capital de Getlink, le gestionnaire du tunnel sous la Manche, à hauteur de 25%. Une implication dans les infrastructures qui devrait encore se consolider, confirme son CEO dans un entretien exclusif avec La Tribune.
LA TRIBUNE – Vous avez inauguré le 13 avril dernier, l’extension de l’Aéroport Nice Côte d’Azur qui appartient au groupe Aéroports de la Côte d’Azur lequel détient aussi Cannes-Mandelieu et Saint-Tropez et dont Mundys est actionnaire majoritaire. Quel est votre stratégie concernant l’Aéroport Côte d’Azur ?
ANDREA MANGONI - Avant toute chose, je tiens à souligner l’importance que représente l’aéroport de Nice pour nous au même titre que l’Aéroport de Rome. Nous avons consacré plusieurs années à améliorer cette infrastructure et le président du directoire, Franck Goldnadel, a mené un travail exceptionnel. Cela est la raison pour laquelle nous avons décidé d’investir dans un projet d’une telle envergure.
Mais ce qui est le plus important, c’est que cela n’est que le début. Nous sommes convaincus que nous devons continuer à investir. Nous suivrons les indications du président du directoire mais nous voulons continuer à investir car notre expérience à Rome démontre que seul l’investissement permet d’obtenir des résultats significatifs. Donc, tout cela n’est que le début.
Vous avez pris la décision d’investir, aux côtés des autres actionnaires d’Aéroports de la Côte d’Azur, en 2022, à un moment où on s’interrogeait beaucoup sur l’avenir du transport aérien. Pourquoi avoir décidé de soutenir un projet à 130 millions d’euros ?
Nous sommes convaincus qu'il est impossible de développer une infrastructure majeure sans une contribution et une collaboration efficace de la communauté. Cela dit nous avons également besoin d'aide concernant la tarification, car si l'aéroport a accompli un travail exceptionnel, nous n'avons pas encore atteint nos objectifs. Devoir investir dans une infrastructure aussi essentielle pour la communauté n'est pas seulement notre problème, c'est aussi celui de la politique de l'autorité de régulation. Nous avons une vision à long terme et sommes un actionnaire stable. Nous sommes là pour durer, et comme je l'ai dit d'emblée, nous avons une forte volonté d'investir. Nous avons besoin d'aide, nous avons besoin d'une réglementation qui, de ce point de vue, soutienne notre besoin d'investir. Et aujourd'hui, l'inauguration du terminal en est la preuve. Nous avons démontré notre volonté de prendre des risques, c'est-à-dire de réaliser des investissements importants malgré une réglementation inadaptée pour les soutenir. L’an dernier, des progrès ont été réalisés, nous espérons désormais que la cadre s’améliorera définitivement.
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