Les cinq années qui se sont écoulées depuis la crise sanitaire sont, du point de vue de Franck Goldnadel, « atypiques ». Alors que l'on imaginait l'aviation être remise en question, les données publiées par l'association du transport aérien international (IATA) début 2025 l'attestent : l'aviation a redécollé. Le trafic mondial total a ainsi progressé de 10,4%, l'international de 13,6% et le trafic intérieur de 5,7%.
Avec 2,5% de croissance et 14,7 millions de passagers, Nice Côte d'Azur ne déroge pas à la tendance. Cependant, le président du directoire - confirmé dans son poste pour cinq ans - l'affirme aussi, cette période de cinq années a tout de même permis de remettre l'ouvrage sur le métier et de conforter aussi bien « l'entreprise que l'infrastructure sur le territoire ».
Car Nice Côte d'Azur joue un rôle essentiel dans le désenclavement et donc, par effet de ricochet, dans le développement du territoire qui dépasse par ailleurs largement les frontières des Alpes-Maritimes pour s'étendre de Monaco jusqu'à Gênes, en Italie. « Notre zone de chalandise couvre ainsi trois pays », confirme Franck Goldnadel. L'arrivée, programmée, d'une gare bioclimatique en face de l'aéroport, en 2028, portée par Gares & Connections, conforte l'ambition durable d'Aéroports de la Côte d'Azur (la société qui gère Nice Côte d'Azur mais également Cannes-Mandelieu et Saint-Tropez), deuxième de France derrière Aéroports de Paris (ADP), déjà relié au centre-ville par une ligne de tramway. « Nous possédons un outil en matière d'infrastructures assez novateur », renchérit le président du Directoire. Qui a mené un chantier d'importance, celui de l'agrandissement du terminal 2, un projet appelé, par raccourci, « extension », ce qui a fait monter au créneau les collectifs écologistes. Au total, 26 nouvelles banques d'enregistrement avec dépose bagages seront livrées début 2026. Une nouvelle salle d'embarquement internationale est déjà opérationnelle. Ce gain de 25 000 m2 doit doter la plateforme d'une capacité d'accueil de 18 millions de passagers. « Ce projet est à la convergence du développement économique et de la prise en compte environnementale. Cette installation permet de réduire le CO2 - une étude indépendante estime que les évolutions tendancielles, les émissions de gaz à effet de serre seront réduites de 11% en 2034 par rapport à 2024, NDLR -, améliore la qualité de service et donne de la capacité et de la connectivité au territoire », poursuit Franck Goldnadel.