Drapeau tricolore en toile de fond, le chef de l'État a appelé à " mettre des mesures de protection " au niveau européen.
via REUTERS - AFP or licensors - LUDOVIC MARIN
Emmanuel Macron a salué ce lundi la modernisation de l'usine de pneus Goodyear à Amiens, qui a permis de préserver les 800 emplois existants et de recruter 120 salariés supplémentaires. Le président a aussi appelé à protéger l'industrie européenne.
Emmanuel Macron a défendu « la préférence européenne » à Amiens (Somme) ce lundi 8 juin. Le président s'est rendu dans sa ville natale ce matin pour saluer la modernisation de l'usine Goodyear, « parfaite illustration » selon lui de la « bataille pour la réindustrialisation ».
Pour rappel, la réorganisation des deux sites amiénois du groupe américain spécialisé dans la fabrication de pneus avait été marquée il y a une quinzaine d'années par un bras de fer de plus de six ans entre le personnel et la direction. La fermeture en 2014 de l'un de ces deux sites avait entraîné la suppression de plus d'un millier d'emplois, et le groupe américain avait été condamné en mai 2020 pour licenciement abusif par le conseil des prud'hommes.
Depuis 2022, Goodyear Amiens bénéficie de 148 millions d'euros d'investissements, dont 44 millions d'euros de subventions publiques, pour moderniser son outil de production. Ces investissements ont permis de préserver l'emploi existant, soit environ 800 postes.
« Non seulement on maintient les un peu plus de 800 emplois du site, mais ça permet de réembaucher 120 collaboratrices et collaborateurs », s'est félicité Emmanuel Macron, gilet orange sur les épaules et lunettes de protection sur le nez, au milieu des salariés.
Goodyear Amiens vise 5 millions de pneus par an
L'objectif de la transformation est de « réaliser dans cette usine des pneus qui correspondent au marché », a expliqué Pierre-Jean Eraud, président de Goodyear France, c'est-à-dire « de fournir les pneumatiques pour les véhicules hybrides ou électriques »,
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Ces derniers « sont différents de ce qu'on a l'habitude d'avoir sur des véhicules thermiques », a-t-il précisé, les premiers ayant « plus d'accélération », un poids « plus important » en raison des batteries et donc des pneus « plus gros » (20, 21 pouces, au lieu de 16, 17, pouces). « On a décidé d'automatiser au maximum les équipements qu'on allait mettre en place et de faire en sorte de numériser notre outil de production », a ajouté le président de Goodyear France, notamment en créant des « jumeaux numériques » pour limiter le gaspillage.