La société bordelaise HDF Energy profite d’un financement public massif pour accélérer dans le transport maritime. Cela passera par le co-développement avec le géant européen ABB de piles à hydrogène de forte puissance dédiées à la propulsion des ferries d'ici 2027.« Dans une période où le marché de l’hydrogène traverse un ralentissement et une phase de consolidation, ce partenariat est une reconnaissance très importante de notre outil industriel et de notre capacité à faire ce que l’on dit », fait valoir Hanane El Hamraoui, la directrice générale de HDF Energy. La PME de 125 salariés, qui développe des piles à hydrogène à forte puissance, a pris possession l’an dernier de son usine et de sa zone d’essais à Blanquefort, près de Bordeaux.
Si la production en série n’y a pas encore démarré - le premier prototype de pile est prévu pour mi-2026 -, HDF Energy avance en parallèle pour se positionner sur ses futurs marchés. Après avoir signé dès 2020 un premier accord avec le géant ABB (33 milliards d’euros de chiffre d’affaires et 110 000 salariés), HDF Energy annonce ce 15 décembre 2025 un partenariat plus ambitieux avec ce groupe européen spécialisé dans les technologies d’électrification et d’automatisation dans l’industrie, l’énergie, le bâtiment et le transport.
Le but est de co-développer des piles à hydrogène de forte puissance, c’est-à-dire supérieures à un mégawatt, dédiées à la propulsion des navires. « Nous développerons toute la pile à combustible tandis qu’ABB s’occupera de la conversion en électricité, de l’intégration dans le bateau et du contrôle commande. L’objectif est une mise sur le marché d’ici 2027 », précise Hanane El Hamraoui. « La principale différence avec les usages stationnaires ou le transport ferroviaire réside dans les certifications indispensables pour être à bord d’un bateau. »