Le transporteur nantais MTA carbure au biocarburant issu du colza
Florence Falvy
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Cette année, 77 camions seront alimentés au B100 chez le groupe MTA (Loire-Atlantique).
MTA
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Cette année, 77 camions seront alimentés au B100 chez le groupe MTA (Loire-Atlantique).
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Le transport routier est aujourd'hui l'un des principaux responsables des émissions de gaz à effet de serre (GES) en France. Souvent pointés du doigt, les poids lourds (camions, bus et cars) produisent 25% des émissions totales, soit 28,6 tonnes équivalent CO2, d'après Michelin. Ces chiffres révèlent l'ampleur de l'enjeu pour les flottes professionnelles.
Selon les récents chiffres communiqués par le Citepa, la France a baissé ses émissions de gaz à effet de serre en 2024 d'environ 1,8 % par rapport à 2023. Le pays aurait émis 366 millions de tonnes de CO2 équivalent (MTCO2e) l'année dernière contre 373 MtCO2e en 2023. Concernant le transport routier, les émissions baissent légèrement (- 0,8 %).
Mais si le secteur des transports ralentit le rythme en matière de baisse des émissions de CO2, l'action climatique a pris un « retard important », souligne le Haut conseil pour le climat (HCC) dans son septième rapport annuel publié ce jeudi 3 juillet. Afin d'atteindre les objectifs fixés par la France, c'est-à-dire la neutralité carbone d'ici à 2050 et une baisse des émissions de gaz à effet de serre de 40 % d'ici à 2030 par rapport à 1990, le rythme de décarbonation doit « doubler » dans les cinq ans à venir, alerte Jean-François Soussana, président du HCC.
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Certains transporteurs ont donc enclenché le verdissement de leur flotte. Alors que la part des immatriculations diesel est tombée sous la barre des 90% en 2024, une énergie semble tirer son épingle du jeu : le B100, un biocarburant issu du colza français qui s'accapare 5,8 % de parts de marché, d'après Oleo100, filiale du groupe April.
Florence Falvy