Dix-neuf rames du ZTER BreizhGo modernisées d’ici à 2024

Dix-neuf rames ZTER du réseau régional BreizhGo vont être rénovées d’ici à 2024. D’un coût de 62,3 millions d’euros, ce programme de modernisation à mi-vie est financé à 100% par la Région Bretagne. La SNCF est l’opérateur unique du réseau TER breton au moins jusqu’en 2030.

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Remise en circulation, la nouvelle rame ZTER du réseau BreizhGo est la première sortie du programme de modernisation à mi-vie portant sur 19 rames. L'opération sera menée jusqu'en 2024 à Nevers et financée intégralement par la Région Bretagne.
Remise en circulation, la nouvelle rame ZTER du réseau BreizhGo est la première sortie du programme de modernisation à mi-vie portant sur 19 rames. L'opération sera menée jusqu'en 2024 à Nevers et financée intégralement par la Région Bretagne. (Crédits : ©Vincent Meurzec - SNCF)

Le 3 décembre dernier, Jean-Pierre Farandou, président du groupe SNCF, et Loïg Chesnais-Girard, président de la Région Bretagne, s'étaient donné rendez-vous au Technicentre Maintenance Bretagne, près de Rennes, pour visiter une nouvelle rame ZTER, rénovée, du réseau BreizhGo, le service ferroviaire régional TER exploité par SNCF Mobilités.

Remise en circulation depuis le mois de juin, elle est la première des dix-neuf rames qui seront modernisées d'ici à 2024, dans le cadre d'un programme de rénovation à mi-vie. Cette opération de maintenance et de montée en gamme vise à mieux répondre aux attentes des usagers du TER. Menée au Technicentre de Nevers (Bourgogne-Franche-Comté), elle est intégralement financée par la Région Bretagne à hauteur de 62,3 millions d'euros, soit 3,3 millions d'euros par rame.

« Ce vaste programme de rénovation portera à 40 ans la durée de vie de ces rames ZTER, 18 ans après leur première mise en circulation. Les opérations de maintenance préventives et correctives sont ensuite réalisées au Technicentre Maintenance Bretagne de Rennes », précise le Conseil régional.

Prochaine opération à mi-vie des rames AGC

Outre une part de maintenance technique (traitement anti-corrosion, électricité, changements de pièces...) et la modernisation de la cabine de conduite, cette opération sur les ZTER, ou Z21500, prévoit de nouveaux aménagements intérieurs. Sont ainsi prévus la généralisation des prises 220v, de l'éclairage à Led, l'ajout d'un espace vélo supplémentaire et de nouveaux décors de sièges.

Les 19 rames ZTER représentent un quart du parc BreizhGo, qui compte 82 rames. Elles circulent à 200km/h sur les portions de voies adaptées comme celles des TGV et sont privilégiées sur les trajets longues distances. Ces automotrices électriques tri-caisses, dont certains modèles roulent aussi en Pays-de-la-Loire et en Centre-Val de Loire, ont été mises en service commercial entre mai 2003 et novembre 2004.

La Région Bretagne prépare une prochaine phase de rénovation à mi-vie de ses 24 autorails à grande capacité (AGC). D'un montant de 94 millions d'euros, la réalisation interviendra entre 2024 et 2029.

BreizhGo, la marque régionale des transports publics

Tous les déplacements des usagers en transports publics (car interurbain, train, bateau...) sont placés sous la bannière BreizhGo. Celle-ci enregistre plus de 35 millions de voyages ferroviaires quotidiens par an et le taux de ponctualité le plus élevé de France (96,7% de régularité). La région lui consacre 15% de son budget soit 280 millions d'euros, hors investissements.

Les travaux de pérennisation de lignes telles que la Landerneau-Quimper ou la ligne Dol-Dinan engagent par exemple près de 66 millions d'euros, sur un montant total de travaux réalisés de 178 millions d'euros. Depuis 2002, la Bretagne a aussi investi plus de 600 millions d'euros pour l'achat et la modernisation de ses matériels, opération ZTER comprise.

« A ces investissements s'ajoute le coût de réalisation du service ferroviaire régional TER qui s'élève à plus de 100 millions d'euros par an versé par la Région à la SNCF », détaille le Conseil régional.

Engagement jusqu'en 2030 avec la SNCF

La Bretagne reste en effet très réservée sur l'ouverture à la concurrence. A l'exception de la CFTA, filiale de Transdev qui gère depuis 1967 la première ligne privée française, entre Carhaix et Paimpol, il faudra attendre au mieux 2030 pour voir des entreprises autres que la SNCF opérer sur le territoire.

Soucieux de maintenir une desserte sur l'ensemble de la région, y compris dans les territoires éloignés, et une offre combinée TGV-TER efficace, le Conseil régional a signé en janvier 2020 avec la filiale de la SNCF une nouvelle convention portant sur l'organisation et le financement du TER régional. D'une durée de 10 ans, elle requiert de la SNCF un « service maximum », des tarifs encore mieux adaptés ainsi qu'un engagement sur les recettes d'exploitation (+ 23 % sur 10 ans) plutôt que sur des économies.

Le réseau TER breton compte 13 lignes de train et 1.200 kilomètres de rails. En quinze ans, la fréquentation des TER a été multipliée par deux et « la subvention par voyage diminuée de moitié » estime la Région.

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