EasyJet fait monter les enchères avec une nouvelle offre d'Apollo à 5,7 milliards de livres

Apollo propose 7,15 livres par action, contre 6,90 livres dans la dernière offre de Castlelake.
NIL - REUTERS - Lisi Niesner

Apollo propose 7,15 livres par action, contre 6,90 livres dans la dernière offre de Castlelake.
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La bataille pour le contrôle d’EasyJet change de dimension. Quelques jours après avoir jugé recevable une offre du fonds américain Castlelake, la compagnie aérienne britannique a annoncé vendredi avoir conclu un « accord de principe » avec un autre investisseur américain, Apollo, dont la proposition valorise le groupe à 5,7 milliards de livres (6,69 milliards d'euros). Plus généreuse, cette offre conduit désormais le conseil d’administration à retirer son soutien à Castlelake.
Apollo propose 7,15 livres par action, contre 6,90 livres dans la dernière offre de Castlelake. Cette proposition « offre un résultat supérieur aux actionnaires d’EasyJet en leur procurant une valeur en numéraire plus élevée que la dernière proposition de Castlelake de 6,90 livres par action », souligne la compagnie dans un communiqué. Elle ajoute ne plus être « disposé à recommander » la première proposition.
Le conseil d’administration de la compagnie « a conclu à l’unanimité que les termes financiers » de l’offre d’Apollo sont « à un niveau tel » qu’il « serait disposé à la recommander aux actionnaires » sous réserve qu’une offre ferme soit effectivement déposée avant la date limite fixée au 7 août. Il estime que la transaction « offre une combinaison attractive de valeur, d’alignement stratégique et de gestion à long terme ». « Apollo croit en la stratégie actuelle d’EasyJet visant à faire évoluer et à renforcer le modèle de compagnie à bas coûts, notamment via l’augmentation de la capacité de la flotte, l’amélioration de l’offre de services annexes et de fidélisation, et le développement de Holidays en une source de revenus structurellement différenciée » est-il souligné dans le communiqué.
Ce revirement intervient moins d’une semaine après qu’EasyJet eut annoncé un « accord de principe » sur les principaux termes financiers d’une offre de Castlelake valorisant la compagnie à plus de 5 milliards de livres. À l’époque, le conseil d’administration s’était déclaré « disposé à recommander aux actionnaires » cette proposition, « si une intention ferme » de lancer une offre était effectivement annoncée.
Les discussions entre EasyJet et Castlelake avaient connu une évolution notable ces dernières semaines. Après avoir rejeté quatre propositions successives, dont une troisième jugée « hautement opportuniste, formulée dans le contexte d’un cours de l’action EasyJet temporairement déprimé » en raison des tensions au Moyen-Orient, la compagnie avait accepté fin juin d’ouvrir ses comptes au fonds américain en lui donnant « l’accès à des informations commerciales limitées » afin de favoriser une offre plus attractive.
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Cette bataille boursière intervient alors qu’EasyJet traverse une période plus délicate sur le plan opérationnel. En mai, le transporteur avait publié une perte semestrielle en hausse, affectée par les répercussions du conflit au Moyen-Orient, et averti que son second semestre subirait lui aussi les conséquences de ces tensions géopolitiques. Dans ce contexte, l’arrivée d’un second prétendant fait grimper les enchères et pourrait encore rebattre les cartes d’ici à l’échéance du 3 août.