Après avoir profité des 24 Heures du Mans pour démontrer la capacité de son modèle XCient à transporter des pièces détachées pour son écurie Genesis Magma Racing, le sud-coréen Hyundai a posé ses valises près de Lyon, ce 7 juillet, pour poursuivre son opération séduction. Et confirme le marché français comme cible pour la commercialisation de ses poids lourds à pile combustible, alimentés par l'hydrogène. Une destination qui n'est pas le fruit du hasard, la région Auvergne-Rhône-Alpes est en effet lauréate du projet européen « Vallée hydrogène de grande ampleur ». Son exécutif soutient fortement le développement de la molécule dans les mobilités via Hympulsion, entreprise public-privé.
A cette occasion, Charles Cambournac, directeur général de la division Hyundai Hydrogen Mobility en Allemagne, a souligné la stratégie européenne du groupe, exclusivement basée sur l'importation de véhicules « zéro émissions » et sa volonté « d'ouvrir la France », encore peu adressé.
Sur les près de 170 poids lourds à hydrogène déjà vendus en Europe par le constructeur sud-coréen, seuls une dizaine l'ont été dans l'Hexagone. Si quelques régions veulent jouer un rôle moteur sur ce segment, l'hydrogène souffre encore d'un manque de soutien et de vision claire de la part de l'Etat, pointe le secteur, et des difficultés de certains acteurs.
Volvo, Toyota, ou Hyundai poursuivent leurs investissement, mais le recul d'acteurs comme Stellantis et les les situations de HEF ou GCK laissent planer le doute sur la capacité de la molécule à prendre rapidement son essor dans la mobilité.