Le nouveau système d’entrée et de sortie des passagers de l’espace Schengen provoque déjà de longues files d’attente dans de nombreux aéroports. La Commission européenne devrait annoncer un assouplissement de sa pleine application après la date butoir du 6 septembre.Soulagement en vue pour les aéroports européens. Alors que des files d’attente de plusieurs heures ont été constatées ces derniers jours en raison du nouveau système d’entrée et de sortie (EES) des passagers de l’espace Schengen, la Commission européenne devrait annoncer très prochainement davantage de flexibilité que prévu dans son application. Selon nos informations, sa mise en œuvre, qui devait être effective à 100 % à partir du 6 septembre, bénéficiera in fine de davantage de flexibilité.
Issu d’un règlement européen de 2017, l’EES vise à mieux contrôler les frontières extérieures de l’espace Schengen pour des raisons de sécurité. Il repose en particulier sur l’utilisation de bornes de préenregistrement chargées d’enregistrer les données biométriques des voyageurs non-ressortissants de l’Union européenne (UE), y compris de ceux en correspondance. Et ce, pour limiter le temps de passage aux aubettes, le passage aux frontières. Alors que son déploiement graduel a débuté en octobre 2025, il est encore possible de suspendre la prise des données biométriques lors des pics de trafic. Une flexibilité qui devait prendre fin à la rentrée.
Un lobby intense pour se faire entendre
Inquiets, les acteurs du transport aérien n’ont cessé ces dernières semaines d’alerter quant au possible chaos en cas d’excès de rigidité dans l’application de l’EES. Un courrier a ainsi été envoyé à la Commission européenne, mardi 8 juillet, pour demander davantage de flexibilité, de la part de neuf États membres : la France, la Belgique, la Grèce, l’Italie, l’Allemagne, Malte, les Pays-Bas, le Portugal et la Suisse. Impossible de savoir quand la Commission européenne officialisera cette décision, ni combien de temps cette flexibilité sera permise.