La Tribune – Quel est l’impact de la flambée du kérosène pour Volotea ?
Gilles Gosselin – Nous traversons une crise majeure, marquée par un prix du kérosène qui a plus que doublé. C’est du jamais-vu. Nous sommes couverts à hauteur de 60 % cette année, et il nous a fallu réagir rapidement. Nous avons ainsi annulé des vols, représentant 0,5% de nos programmes. Il s’agissait de préserver l’intégralité de nos opérations. Des vols qui étaient faiblement remplis ou extrêmement déficitaires ont dû être annulés. Nous avons par ailleurs mis en place un système de surcharge carburant pour compenser les surcoûts, dénommé « Fair Travel Promise ».
Ce système de surcharge a été très décrié, puisque prévoyant de faire payer les passagers après achat de leurs billets…
Volotea dessert particulièrement les petites et moyennes villes, pour lesquelles nos clients sont sensibles au prix. Beaucoup se déplacent, non pas pour des raisons de loisirs, mais par nécessité. Et pour apporter le prix le plus juste, nous avons souhaité que cette surcharge carburant soit la plus transparente et corresponde le plus près possible à l’augmentation du prix du carburant. Concrètement, nos clients payent une surcharge carburant plafonnée à 14 euros, et ce depuis le 16 mars. Elle n’est pas forfaitaire.