Le transport aérien génère plus de profits que jamais, grâce à l’Europe
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Plus de 5 milliards de passagers et plus de profits que jamais pour le transport aérien.
Maxim Shemetov - Reuters
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Plus de 5 milliards de passagers et plus de profits que jamais pour le transport aérien.
Maxim Shemetov - Reuters
À en croire les chiffres de l’Association internationale du transport aérien (Iata), les compagnies aériennes mondiales génèrent plus de bénéfices que jamais en 2025. Selon les chiffres dévoilés par le principal lobby du secteur, ce mardi à Genève, elles vont engranger un profit net de 39,5 milliards de dollars cette année. Et elles s’apprêtent à faire encore mieux l’an prochain.
C’est une amélioration de plus de deux milliards de dollars par rapport au précédent report, établi en 2023. C’est surtout bien mieux que les prévisions établies au printemps dernier où tout le monde économique tremblait face à la mise en place des tarifs douaniers prohibitifs par l’administration américaine à la demande de Donald Trump.
Malgré le choc, qui a provoqué un ralentissement de la croissance du commerce mondial et un léger affaiblissement de celle du PIB, le trafic s’est maintenu. Le nombre de passagers a continué de croître, les ventes de billets étant de loin la première source de revenus des compagnies, avec un très bon taux de remplissage et donc une remontée des yields (rendement basé sur l’optimisation entre remplissage et prix des billets). À cela s’ajoute une consommation toujours accrue de services ancillaires (options payantes à bord, services au sol, ventes croisées…).
Et le cargo a réalisé une « performance inattendue » selon Marie Owens Thomsen, économiste en chef de l’Iata, qui souligne la différence avec les précédentes périodes de stagnation du commerce mondial. Pour Willie Walsh, directeur général de l’Association, c’est d’ailleurs la première raison de l’amélioration des résultats 2025 par rapport aux prévisions. L’Iata salue notamment l’agilité de la Chine qui a réorienté ses flux d’exportation vers d’autres régions du monde, notamment l’Europe, après s’être vue fermer la porte des États-Unis.