L'Algérie ébauche ses réformes et se rapproche de la France

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Laurent Fabius en compagnie du Premier ministre algérien, Abdelmalek Sellal, et de Carlos Ghosn, PDG de Renault-Nissan, la 10 novembre, à l'occasion de l'inauguration de l'usine Renault d'Oran.
Laurent Fabius en compagnie du Premier ministre algérien, Abdelmalek Sellal, et de Carlos Ghosn, PDG de Renault-Nissan, la 10 novembre, à l'occasion de l'inauguration de l'usine Renault d'Oran. (Crédits : Reuters)
Confrontée une fois de plus aux fluctuations incontrôlables du cours du pétrole, l'Algérie prend conscience que son économie rentière ne peut perdurer encore très longtemps. Au-delà des aléas politiques du moment, elle s'engage dans un processus de réformes et de renouveau dans sa relation avec la France.

Certes, lorsqu'à la mi-novembre le président Abdelaziz Bouteflika a disparu pour se rendre incognito dans une clinique grenobloise, les spéculations sur sa succession se sont emballées. Apparemment, ce déplacement ne relevait d'aucune urgence, le président algérien se rendant à la clinique Alembert en consultation « de routine » auprès du professeur qui l'avait pris en charge au Val-de-Grâce il y a sept mois, lorsqu'il y fut hospitalisé pour un AVC - professeur qui exerce depuis à Grenoble.

Le déplacement n'a duré que deux jours, mais le mutisme absolu des autorités algériennes a suffi à emballer la machine médiatique et à attiser la colère des opposants, certains partis exigeant l'application de l'article 88 de la Constitution, qui autorise la destitution pour raisons de santé. Cette perspective de l'éventuelle ouverture à court terme de la succession occupe bien sûr les esprits. Cependant, les personnalités et les journalistes avec lesquels nous avons pu échanger lors du déplacement d'une délégation de La Tribune à Oran - à l'occasion de l'inauguration de l'usine Renault, le 10 novembre - considèrent que « les institutions de l'Algérie sont solides, nous pourrons surmonter cette épreuve ».

Non, ce qui (pré)occupe l'Algérie depuis plusieurs mois, c'est la question de la modernisation de son économie encore presque totalement administrée par l'État. Et d'autant plus que depuis l'été, le prix du brut a chuté de 25 % pour se maintenir au-dessous de 80 dollars le baril (à 76,18 $ le 21 novembre), alors que l'Algérie a besoin d'un baril à 120-125 dollars pour boucler son budget 2014-2015, selon le professeur Abderrahmane Mebtoul.

La quête d'un nouveau modèle économique

Ainsi, la fameuse règle 51-49, en vigueur depuis juillet 2009, et qui stipule qu'un investisseur étranger ne peut détenir plus de 49 % des actions d'une entreprise algérienne, serait-elle en passe d'être considérablement aménagée, sinon abandonnée - sauf pour les secteurs considérés stratégiques -, à l'occasion de l'adoption d'un nouveau code des investissements, en cours d'élaboration. Fortement critiquée par des économistes indépendants, ainsi que par le président sortant du Forum des chefs d'entreprises (privées), Réda Hamiani - il devait être remplacé le 27 novembre par le géant du BTP Ali Haddad, unique candidat à la succession -, cette règle s'est avérée nocive pour les investissements directs étrangers, qu'elle a fait chuter, ce que personne ne conteste plus sérieusement. D'ailleurs, dès juin dernier, le Premier ministre Abdelmalek Sellal, évoquant les négociations d'adhésion à l'OMC - qui devraient aboutir en 2015 -, reconnaissait que cette dernière demandait à l'Algérie de « revenir sur la règle 51-49 (...) C'est possible... », avait-il commenté.

Une deuxième question d'importance en discussion est celle du rétablissement du crédit à la consommation, dont les ménages algériens sont privés depuis des années, et qui pourrait s'opérer en 2015. Une nouveauté d'envergure, même si ce crédit sera limité aux biens produits en Algérie - une prudence presque compréhensible, car actuellement les entreprises et les ménages algériens importent déjà 75 % de leurs besoins.

Mais, jusqu'au début novembre, le débat relatif à la capacité des entreprises algériennes à investir à l'étranger était peut-être le plus vif. Ces investissements étaient alors impossibles, la loi algérienne interdisant de sortir des devises du pays. Seuls les exportateurs et la Sonatrach - l'entreprise nationale d'hydrocarbures - étaient autorisés à le faire, la loi prévoyant que tout exportateur algérien a le droit d'utiliser librement 20 % de ses bénéfices, y compris pour investir à l'étranger. C'est ainsi qu'Issad Rebrab, l'emblématique patron algérien du groupe Cévital (3 Mds € de CA, 13 000 employés), a pu racheter et sauver l'entreprise française Fagor Brandt, en perdition, en avril dernier. Mais, jusqu'ici, les entreprises non exportatrices n'avaient aucune possibilité d'investir hors d'Algérie.

le 12  novembre, début du changement

Après bien des tergiversations et déclarations contradictoires, un grand changement est intervenu le 12 novembre : via une modification du règlement de la Banque d'Algérie, 
publié au Journal officiel, le gouvernement permet désormais à des opérateurs privés d'investir à l'étranger pour acquérir des entreprises ou ouvrir des bureaux de représentation. Cependant, cette liberté nouvelle est assortie de plusieurs restrictions : les transferts de capitaux doivent servir au « financement d'activités à l'étranger complémentaires à leurs activités de production de biens et de services en Algérie » ; l'investissement dans la société étrangère doit être supérieur à 10 % du capital de celle-ci ; une autorisation préalable de la Banque d'Algérie est nécessaire et... garde-fou positif, cette fois, l'investissement dans les paradis fiscaux est interdit.

Pour le professeur Abderrhamane Mebtoul, économiste et conseiller indépendant du gouvernement, « c'est une bonne décision, mais ce n'est qu'une étape, ce n'est pas suffisant à l'heure de la mondialisation. Certes, le nouveau dispositif garantit la transparence des mouvements de fonds, les opérateurs disposeront de l'appui de la Banque d'Algérie, mais cela ne concerne que peu d'entreprises. Excepté Sonatrach, 98 % des entreprises publiques ne sont pas concernées, car elles n'ont pas les moyens d'investir. Et 97 % de nos entreprises privées sont des PME-TPE. Peu initiées au management stratégique, elles ont souvent un résultat brut d'exploitation négatif et sont endettées vis-à-vis des banques. L'assouplissement de cette procédure est nécessaire. D'autre part, je pense qu'il serait pertinent de créer un fonds souverain, comme je l'ai proposé aux pouvoirs publics. Il serait alimenté par 15 à 20 % des réserves de change qui, avec les réserves d'or, s'élèvent actuellement à quelque 200 milliards de dollars, l'Algérie connaissant un endettement extérieur très faible, du fait du remboursement anticipé de sa dette. »

Avec la France, le temps des retrouvailles

Outre l'intense débat sur les réformes, un autre marqueur significatif de l'état d'esprit des décideurs algériens est sans conteste le sentiment, très largement partagé, de l'intérêt d'un rapprochement avec la France.

L'inauguration de l'usine Renault d'Oran, le 10 novembre, concrétise une avancée significative en ce sens. Cette usine - 350 emplois directs pour une production de 25 000 véhicules par an, puis 75 000, essentiellement destinés au marché africain -, les Algériens la voulaient depuis longtemps. Que le projet ait enfin abouti ne doit rien au hasard, c'est bien plutôt la conséquence d'un patient travail de dentellière accompli depuis des années. Tout d'abord par Jean-Pierre Raffarin, le « Monsieur Algérie » unanimement apprécié côté algérien - nommé en 2011, il vient de passer la main à Jean-Louis Bianco. Ensuite par François Hollande lui-même, dont le voyage officiel en Algérie, en décembre 2012, a convaincu les Algériens de la sincère volonté française de rapprochement. Enfin par Jean-Louis Levet, le haut fonctionnaire en charge de l'Algérie à la Dimed (Délégation interministérielle à la Méditerranée), lui aussi très apprécié, au point d'avoir décroché en octobre dernier le titre de personnalité franco-algérienne de l'année, décerné par l'association France-Algérie (créée dès 1962, à la demande de Charles de Gaulle, elle est actuellement présidée par Jean-Pierre Chevènement).

Le déplacement à Oran de deux poids lourds du gouvernement français, Laurent Fabius et Emmanuel Macron, s'inscrit dans le continuum de cette action volontariste de rapprochement, à laquelle les Algériens se montrent désormais de plus en plus sensibles. Ainsi, à Oran, lors de la conférence de presse suivant la réunion du Comefa (Comité mixte économique franco-algérien), les ministres ont affirmé un engagement fort : « Nous voulons porter notre partenariat avec l'Algérie à un niveau d'exception », déclara Laurent Fabius. « Le rôle de la France est d'être au cœur de cette modernisation de l'Algérie »,releva Emmanuel Macron, qui fit aussi remarquer que son voyage à Oran était son premier déplacement hors d'Europe.

Et côté algérien ? Abdesselam Bouchouareb, ministre de l'Industrie et des Mines, et l'une des figures de proue des réformistes, réitéra sa satisfaction, déjà affichée à Paris dès le 18 octobre lors d'un colloque à l'Assemblée nationale : « Nous avons posé les bases d'une nouvelle vision [de partenariat] (...) Nos deux pays sont en mesure de constituer un binôme structurant pour remporter les défis du xxie siècle. » France-Algérie, un nouveau couple en gestation, côté sud  ?

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Cet article a été publié pour la première fois dans La Tribune hebdo n° 110, datée du vendredi 28 novembre 2014.

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Commentaires
a écrit le 17/04/2015 à 16:53 :
De part votre sagesse et expérience, il est de votre devoir de convaincre les responsables algériens de la nécessite’ absolu d’avoir une antenne du CNAM a` Alger pour la remise a` niveau des techniciens et les besoins des entreprises françaises.
C’est un élément convaincant et un facteur déterminant pour leur installation en Algérie et l’émergence de la coopération algero-francaise.
a écrit le 17/04/2015 à 16:52 :
Vu la volonté du gouvernement algérien de reconstituer son tissu industriel par le lancement d’un vaste programme d’usines dans toutes les wilayas,
La France ne doit pas rate’ sa part de marche’ dans la construction métallique.
a écrit le 17/04/2015 à 16:51 :
La France a rate’ d’autres créneaux de coopération beaucoup plus lucratives que l’automobile.
- Le BTP et les industries annexes.
- Les matériaux de construction
- Les industries de grande consommation (l’agro-alimentaire, une partie de l’industrie pharmaceutique,,,,, )
- Les industries manufacturières (Industries légères et moyennes)
- L’industrie du livre et des équipements scolaires
- Etc……
a écrit le 17/04/2015 à 16:50 :
Vous avez tout un axe favorable a` la France a développer de Boumerdes a` Bejaia. Les possibilités sont énormes et illimitées.
A commencer par la construction ou la gestion d’un hôpital, qui fonctionne aux normes françaises. Vu, le nombre d’algériens qui exercent dans le domaine de la santé en France de mêmes que certaines éminences. La transition sera facile de même que la fluidité de la coopération sera plus aisée et adéquate. Tout le monde rêve déjà d’un Val de Grâce à Tizi-Ouzou, qui soit relie’ aux meilleurs CHU en France pour explorer les possibilités de la Telemedecine et tirer profit des derniers développements, dans le domaine médical.
Un Hôtel pour la classe moyenne sera très apprécie’ pour promouvoir le tourisme et d’autres possibilités de coopération fructueuse, dans cette région.
Ces deux investissements seront très favorables et inciteront l’émergence d’autres investissements dans cette partie de l’Algérie ou` les français ont été toujours les bien reçus par une population coopérative et accueillante.
a écrit le 17/04/2015 à 16:48 :
Personne n’a rien contre Renault. C’est juste une question de circonstances qui ne sont pas dans l’intérêt de l’Algérie.
a écrit le 17/04/2015 à 16:47 :
Tous les Ministres et Généraux qui ont soutenu ce projet de A a` Z auront a répondre devant leur conscience de leur incapacité a formuler un jugement adéquat pour un cas incertain aux conséquences graves et désastreuses pour l’économie du pays.
a écrit le 17/04/2015 à 16:46 :
On propose une marque, on n’a aucun droit de l’imposer. C’est aux consommateurs de choisir le label qui répond le plus aux besoin et intérêts de leur pays.
a écrit le 17/04/2015 à 16:45 :
Ce projet Renault tel que définit a démontré que l’Algérie n’a aucune intelligence. C’est tout simplement une pelade de suivistes qui signent des contrats n’importe comment sans se donner la moindre peine de les comprendre. Tant pis, c’est l’argent du peuple.
a écrit le 17/04/2015 à 16:44 :
Il est du devoir de l’Union des mécaniciens algériens de faire savoir au Ministre de tutelle et aux différents responsables concernes a tous les niveaux, que ce projet Renault tel que définit est un coup fourre ou un coup d’épée dans l’eau. (Reih fa Chbek)
Quelques soient les variantes et les combinaisons possibles.Ca ne marche pas et ça ne marchera jamais,avec ‘Trois’ mégaprojets Renault tout autour de l’Algérie et un autre un peu plus loin ‘l’Egypte’.
L’Algérie est dans l’obligation de trouver des solutions d’urgences, afin de parer a` toute éventualité possible.
a écrit le 17/04/2015 à 16:42 :
Pour développer leur industrie mécanique, les algériens ont tout intérêt a choisir une autre marque.
La France a d’immenses possibilités de promouvoir d’autres vecteurs de la mécanique en algerie.
La paix dans la région est plus importante qu’une usinette.
a écrit le 17/04/2015 à 16:41 :
Il est dans l’intérêt de la France pour sauvegarder la paix, la prospérité et la stabilité de la région de donner l’exclusivité de Renault ai Maroc pour tout le Maghreb et mieux encore pour toute l’Afrique du Nord.
a écrit le 17/04/2015 à 16:40 :
Ce projet finira par créer une catastrophe dans la région.
C’est une honte pour l’USTO (enseignants et étudiants de génie mécanique de laisser un projet stérile et d’aucune utilité pour le développement de la mécanique dans la région, s’installer sur leur territoire. Avec tout son potentiel, cette région mérite mieux.
a écrit le 17/04/2015 à 16:39 :
C’est un projet mal calcule’, des` le départ faute de stratégie adéquate. Il est par conséquent voue’ a` l’échec, quelque soit x .Cette usine ne va pas résister 3 ans. Elle sera dans l’obligation de déclarer faillite.
Avec cette clause absurde : usine de voitures pour le marche’ local. Ce projet finira par ridiculiser l’Algérie et tous les algériens avec. Les responsables de ce projet incohérent vont avoir des remords et auront des comptes a rendre au peuple algérien.
a écrit le 17/04/2015 à 16:38 :
Le projet Renault un investissement stérile et une bombe a retardement, qui finira par exploser tôt ou tard. Avec tous ces mégaprojets autour cette usinette est appelée a disparaître de la carte régionale. En de telles circonstances on ne peut pas faire exception a` la règle.
Il est dans l’intérêt de la France et de l’Algérie de trouver des solutions de substitutions adéquates. Ce n’est pas les variantes du génie industriel qui manque. C’est plutôt la volonté politique, qui fait défaut par manque de réalisme structurel.
Pour des raisons de stratégie régionale, il est obligatoirement nécessaire d’encourager la complémentarité industrielle dans la région du grand Maghreb, au lieu de la rivalité’ absurde.
a écrit le 17/04/2015 à 16:37 :
L’Algérie est entoure’ de plusieurs mégaprojets Renault dans la même région ou tout proche,Turquie,Maroc,Egypte, Espagne.
Oublions pour un instant la Turquie et le Maroc, qui se trouvent dans la zone immédiate. Prenons le cas de l’Espagne, dont voici le tableau
La production automobile en 2005 – par marques. en Espagne
- Renault 416 000 -14,92%
- Seat 385 000 -7,45%
- General Motors 386 000 -8,53%
- Ford 372 000 -17,14%
- Peugeot-Citroën 283 000 -16,02%
- Volkswagen 211 000 -9,05%
Source : Anfac (Association Espagnole des Constructeurs Automobiles et Camions)
La production automobile en Espagne devrait diminuer
de 11,5 % au cours
des cinq prochaines années, selon une étude de
Price waterhouse Coopers. Les usines espagnoles Constructeurs Automobiles et Camions)
devraient produire 2,58 millions Constructeurs Automobiles et Camions)
de véhicules en 2009 passant ainsi au huitième rang mondial.
Avec cette illustration, comment arrivez-vous a faire croire aux algériens, que cette usinette d’Oran va rouler comme sur des roulettes ?
a écrit le 17/04/2015 à 16:36 :
L’algerie n’a pas d’autres alternatives, que de relancer coûte que coûte le plan Desertec.
Ainsi, que toute autre forme d’énergie renouvelable, de même que le recours a` l’énergie hydro-électrique n’est pas a exclure, dans le cadre de la stratégie énergétique globale.
a écrit le 17/04/2015 à 16:35 :
Tout le monde se demande comment les algériens se sont fixe’ sur Renault pour la relance de leur industrie automobile ?
Les marques qu’il faut éviter :
a- Renault ……. (Présence de mégaprojets industriels en Turquie, Maroc, Egypte)
b- Fiat ……. (incompatibilité’ mécanique par rapport au marche algérien)
c- Honda ……. (cette marque de voiture n’est pas adaptée aux routes algériennes, qui sont constamment en
réparation : problèmes de tenue de route de longue distance,d’endurance,du système de suspension et en particuliers des amortisseurs)
d- De même que les marques des pays émergents et de l’Europe de l’Est : Inde ,Brésil,Argentine,Pologne,
Tchécoslovaquie, etc……
Ceci, ne veut pas dire que ces pays n’ont pas réussi des prouesses dans d’autres vecteurs de la mécanique, loin de la`.
Il faut 50 à 100 ans pour se faire une place et un nom parmi les fleurons de l’industrie automobile.
L’Algérie est classée en troisième position mondiale des accidents de la route ces 10 dernières années. Ceci est du en bonne partie a` la qualité des véhicules et parc roulant importes’.
Et pourtant, ils avaient l’éventail du choix :
1- WV ………… RFA
2- PSA (sous-traitance) ………… France
3- Ford / Chevy ………… USA
4- Toyota /Nissan ………… Japan
5- Volvo ………… Suède
6- Les Chinois avec leurs Six premières marques…… Chine
7- Daewoo (groupe industriel) ………………….. Corée (Korea)
Avec une exclusivité’ préférentielle pour tout le Maghreb ou mieux encore l’Afrique du Nord. Ceci donnera plus de consistance et longévité, au projet industriel.
Le reste, ce n’est qu’une perte de temps a` l’exception de Mercedes, qui reste toujours, hors pair.
PS : Je m’excuse pour les fautes de frappe
a écrit le 14/12/2014 à 11:36 :
Personnellement, je reste dubitative. Je ne comprends pas très bien l'empressement des dirigeants français à vouloir s'occuper de l'économie algérienne alors qu'en France celle-ci est entrain de s'effondrer. Ne vaudrait-il pas mieux faire travailler les industries françaises et donner du travail aux français avant d'aller chez les voisins ? La philanthropie, c'est bien, du moment qu'elle est utilisée à bon escient.
Réponse de le 14/12/2014 à 12:42 :
Ah parce que tu crois que les dirigeants français font ça gratuitement ? C'est une blague ? Sois tu es naif, sois tu te fous de nous , sois les deux ...
Réponse de le 14/12/2014 à 21:18 :
vous devriez faire du tricot ...au lieux de vous occuper,de strategie politiquo economique..
visiblement c'est trop machivelique pour vous..!!
a écrit le 13/12/2014 à 22:10 :
Enfin l’Algérie et la France retrouvent leur amitié réciproque. On peut lire de ci de là des textes de regret du départ des pieds noirs "population modeste et travailleuse pour la grandeur de l'Algérie". Sans en revenir à ce passé, les bonnes intentions constellent les relations anciennes entre la France et les algèriens. Ne nous brouillons plus... Bossons ensemble, c'est pour nos enfants...
Un chibbani
a écrit le 13/12/2014 à 10:45 :
C'est une bonne chose pour les deux pays et une bouffé d'oxygène pour l'économie Française asphyxiée par la crise. En réalité deux pays sont salutaires pour la France dans le monde. L’Allemagne qui tire la France vers le haut, et l'Algérie pays ayant des capacités impressionnantes. Ceci dit, la France doit-être sincère dans son partenariat avec l'Algérie. Il doit y avoir un vrai transfert de savoir-faire et ne pas regarder l'Algérie comme étant uniquement un marché pour écouler sa marchandise. Très sincèrement, je trouve que les dirigeants Algériens sont très pro-Français car, s'ils le voulaient réellement, ils s'allieraient avec d'autres pays, et la liste est longue. Regardez actuellement la présence armée Française au Mali, sans la logistique Algérienne, cette présence serait très difficile à supporter (carburant, bouclage de frontières, ...). Jamais la France n'a eu besoin de l'Algérie comme maintenant !
Réponse de le 13/12/2014 à 14:05 :
La France veut surtout profiter d'une main d’œuvre bon marché
a écrit le 12/12/2014 à 20:21 :
Ce qui préoccupe l'Algérie, c'est de savoir par qui elle va être bouffée : la Chine ou les USA ??
a écrit le 12/12/2014 à 19:00 :
On remarque une certaine réticence du côté des décideurs Français, cela laisse planer le doute sur leur volonté d'aller au bout des dizaines de projets qui restent à concrétiser. L'usine Renault implantée à Oran, pour ne citer que celle-là,, a une portée beaucoup plus diplomatique qu'économique, la dividende étant presque insignifiante sur les plans financier et encore moins en matière de transfert technologique, car on remarque malheureusement l'absence de toute robotisation ou autre indice de bonne volonté dans ce sens. Je dirais que les multiples tentatives amorcées depuis des décennies entre les deux pays s'avèrent difficile à réaliser et restent très en deçà des attentes...
a écrit le 12/12/2014 à 8:25 :
La France a un atout important la langue mais attention cet atout est fragile. L'Afrique dans son ensemble sera le continent de la croissance de ce siècle. Je pense que nous avons déjà pris du retard particulièrement sur la formation universitaire de la jeunesse de ce continent. Nous sommes également trop impliqués dans un système flou entre politique et industriels. L’Etat doit maintenir pas par la corruption des relations fortes avec les différents acteurs des pays d’un autre côté les industriels et investisseurs doivent faire leur job créer de la croissance dans ces pays même si aujourd’hui encore « arroser » est un des facteurs important pour remporter un contrat. Mais cela changera grâce à une jeunesse qui ne verra plus uniquement son portefeuille mais l’avenir de ce continent. Il ne faut pas se leurrer dans ce siècle les richesses minières et autres de l’Afrique seront gérées par les africains finies les combines aux héritiers Bongo, aux Bouteflika, aux Dos Santos, au Sassou et autres pour régner.. L’Afrique a déjà une minorité d’ingénieurs de qualité d’autres sont partis vers l’Europe ou les US mais ils attendent une réorientation de leur pays pour revenir. Alors regardons l’Afrique comme un continent d’avenir et cessons les idées toutes faites qui commencent à être dépassées. La France comme souvent critique beaucoup et par la suite pleure car elle passe à côte du monde qui bouge.
Ne pas oublier que les US qui ont jusqu’à maintenant visé surtout le pétrole mais s’intéressent depuis quelques années à d’autres formes économiques avec ce continent et puis et surtout beaucoup plus silencieuse politiquement mais redoutable pour son expansion la Chine déjà en place avec un appétit d’ogre, pas forcément appréciée mais avec un « bon portefeuille ». La Chine pour l’instant entretien le système qui devient archaïque l’arrosage massif
Les échanges franco-africains mais également Europe- Afrique sont la croissance des deux continents demain, passer à côté et notre déclin sera encore plus grand, l’Afrique aura toujours des investisseurs alors franco européens ou autres??????
Réponse de le 12/12/2014 à 11:58 :
en fait l'algerie vous vous en foutez..
ce qui vous interresse c'est de ne pas etre doubler par les chinois et les usa...
vous vous souciez du devellopement du pays comme d'une guigne.!
en fait votre posture ce resume en une phrase : il faut toujours donner ce que l'ont va vous prendre.!
Réponse de le 12/12/2014 à 17:05 :
@sinisme dommage que nous n 'ayons pu nous croiser sur ce continent mais également dommage que vous n'ayez pas eu de contact avec mes collègues de ce même continent. En fait vous avez lu mon post que dans le sens qui vous arrange. Mais au fait connaissez vous ce continent les pays anglophones francophones et lusophones dans la négative voyagez et vous verrez qui profite de ces pays. Allez n’ayez pas ce côté anti-français il faut changer de disque il est tellement rayé qu’il en devient misérable aussi misérable que les anti- africains. Bonne soirée
Réponse de le 12/12/2014 à 20:47 :
Sinisme, en tant qu'algerien, je te demande d'aller dormir sur tes deux oreilles. Sans rancune, essaies de voir les choses autrement, on edt aux portes de 2015.
a écrit le 12/12/2014 à 7:50 :
Nos ministres veulent porter le partenariat avec l'Algérie à un niveau exceptionnel ? C'est ça, il faut que ça reste l'exception...
a écrit le 11/12/2014 à 23:19 :
...Je " t'aime...moi, non plus..." !et c'est pas fini.....
a écrit le 11/12/2014 à 22:23 :
On n'est pas dans la merde !
a écrit le 11/12/2014 à 20:04 :
y a plein de pays dans le monde, l'allemagne, l'angleterre, les usa, le canada, l'australie etc et l'algérie choisit le pire, la france... hahahahahahahahahaha
Réponse de le 11/12/2014 à 21:02 :
Ou pas. L'Allemagne à du gaz ? Non. L'Allemagne nous achète notre blé ? Non, les Algériens oui. Y a plus a gagné à bosser avec les états africains que de bosser avec des pays sclérosés et qui vieillissent. La France à une population jeune, alors bossons avec des pays dynamique et qui nous offre de belles perspectives.
Réponse de le 11/12/2014 à 23:25 :
Tout à fait d'accord avec vous. L'Afrique est le continent de l'avenir, d'ailleurs les Chinois l'ont très bien compris.
Réponse de le 12/12/2014 à 8:30 :
Algérie France,je t'aime moi non plus. Business is business. Au moins les jeunes algériens auront un avenir chez eux
Réponse de le 12/12/2014 à 14:09 :
@lol tres bonne analyse enfin un esprit ouvert!
Réponse de le 12/12/2014 à 14:09 :
@lol tres bonne analyse enfin un esprit ouvert!
Réponse de le 12/12/2014 à 14:10 :
@lol tres bonne analyse enfin un esprit ouvert!
Réponse de le 13/12/2014 à 0:26 :
Ni l'une ni l'autre , chacun cherche ses intérêts ou ils sont . / chinois ou martiens c'est kif kif.

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