Xavier Corval, Eqosphère, réanimateur de valeur

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Xavier Corval. / DR
Xavier Corval. / DR (Crédits : DR)
[PORTRAIT] L’économie sociale et solidaire est la grande révolution copernicienne : même des sociétés anonymes « classiques », respectant les règles de l’économie de marché, cherchent du sens et une utilité sociale dans le qualificatif d’économie sociale et solidaire. Portraits de ces chercheurs de solutions nouvelles qui changent le monde.

Xavier Corval a décliné une offre de poste dans un cabinet ministériel il y a trois ans, préférant se consacrer à « un projet précis mêlant technologie, utilité sociale et respect environnemental ».

Eqosphere est né du changement de cap de ce diplômé de Sciences Po qui a abandonné dix ans de carrière dans la sphère publique et le conseil en technologie numérique pour créer cette plate-forme de connexion entre des distributeurs ne sachant que faire de leurs produits périmés et des réseaux de solidarité en manque de ressources.

Grâce à son expertise-conseil et à un algorithme maison, Eqosphere permet de valoriser ces produits qui étaient jusqu'alors jetés.

« Notre démarche s'appuie sur un argument économique, sans discours culpabilisant sur le gaspillage. Nous aidons les entreprises à vendre leurs produits en fin de cycle, qui sont coûteux pour elles. Dès lors que ce potentiel de revalorisation est supérieur au coût de retraitement, elles nous suivent », souligne le fondateur de 37 ans, qui a convaincu 250 partenaires en un an, comme Auchan, La Fnac ou encore Venteprivée.com.

« Les produits technologiques obsolètes sont aussi révalorisables qu'une viande avariée, pouvant nourrir les félins d'un parc animalier. » Eqosphere mène actuellement une deuxième levée de fonds pour accélérer son développement. « Comme la communauté d'agglomération de Strasbourg récemment, de plus en plus de collectivités souhaitant mettre en place notre plate-forme sur leur territoire nous contactent. »

Xavier Corval entend repousser les frontières de son action dès l'an prochain, en accordant des licences pour essaimer son concept à l'étranger. Administrateur du Mouvement des entrepreneurs sociaux (Mouves), il a pris contact avec la Commission européenne.

« L'agenda européen prévoit de réduire de moitié les déchets alimentaires et non alimentaires d'ici à 2021. En généralisant le modèle Eqosphere en Europe, nous pourrions atteindre cet objectif avec sept ans d'avance. »

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Commentaires
a écrit le 06/02/2014 à 14:35 :
Il y a une erreur sur l'âge de Xavier Corval qui a 47 ans (il est né en juin 1967). Cela est plus cohérent par rapport à son parcours.

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