Lena Henry, une visionnaire française en Asie

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Lena Henry, Directrice de la stratégie d'Essilor
Lena Henry, Directrice de la stratégie d'Essilor (Crédits : DR)
Plus de 1.000 participants sont attendus au Théâtre de Paris lundi 1er décembre au soir pour la cérémonie de remise des prix nationaux aux lauréates des Women's Awards (#LTWA). C'est l'occasion pour latribune.fr de revenir sur quelques portraits de femmes du haut management français. Un CV international, une mission à vocation futuriste, un ancrage en Asie, un mari qui n'hésite pas à la soutenir dans sa carrière... Lena Henry a toutes les cartes en main pour devenir une grande dame des affaires dans le monde.

La voix est enjouée, le rythme naturel, la maîtrise de l'exercice médiatique rodé, mais pas plus qu'il n'en faut. Lena Henry a l'énergie et l'enthousiasme chevillés au corps, le sentiment d'accomplir son devoir. La bonne personne à la bonne place.

Son CV ? Il a de quoi impressionner : celle qui désormais siège au comité exécutif d'Essilor, pilote la stratégie du lunetier pour être au plus près de ces pays où la demande de la classe moyenne explose, a nourri son goût pour l'international dès sa sortie de l'École centrale de Paris. Direction la côte ouest des États-Unis pour l'université de Berkeley puis cap sur Harvard pour parfaire sa formation. Passer un été (en 2003) dans la division fusion et acquisitions de Goldman Sachs allait presque de soi, mais c'est depuis Londres au sein de McKinsey qu'elle forge sa stature de manager. Nommée associée en 2010, elle y est restée jusqu'en 2013, date à laquelle les dirigeants d'Essilor décident de la convaincre de mettre son talent à leur service.

Anticiper et s'adapter au plus près

Le monde des lunettes est très concurrentiel, mais aussi en pleine effervescence. Dans les pays dits développés, le besoin en montures est toujours aussi grand, le temps passé devant les écrans, l'allongement de la vie assurent un bel avenir financier, mais Essilor voit plus grand. Et c'est en Asie qu'il veut devenir un poids lourd du marché des lunettes. Là-bas, les différences entre les pays, les habitudes culturelles varient du tout au tout. Entre un Chinois des provinces lointaines et un Nippon aguerri à ce qui se fait de plus pointu et raffiné, il faut savoir adapter l'offre, fournir le meilleur service au juste prix. Et surtout anticiper.

À Singapour, Lena Henry a tout d'abord organisé ses équipes avec un responsable marché par marché. Et autour d'elle, elle dispose de l'un des laboratoires de recherche parmi les mieux dotés au monde. La planète est un village à ses yeux. Elle voit loin, tout en veillant avec son mari à l'équilibre familial. La décision de quitter Londres pour installer toute la petite famille en Asie, ils l'ont prise ensemble. Dans dix ans, où sera-t-elle ? Où iront-ils ? Sans doute loin, car sa carrière est plus que prometteuse.

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