Atos devra faire mouche

A la tête du groupe depuis plus d'un an, Thierry Breton a prouvé qu'il était un bon gestionnaire. Il lui faudra maintenant montrer ses qualités de stratège pour pérenniser la hausse du titre de ces derniers jours.

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(Crédits : Tribune)

Que ce soit à Bercy ou dans la sphère privée, tout l'art réside dans l'optimisation du budget. L'ancien ministre de l'Economie, des finances et l'industrie, Thierry Breton le sait bien. D'ailleurs, les principaux actionnaires d'Atos Origin ne lui ont pas proposé par hasard de prendre la tête du groupe en novembre 2008, après avoir évincé son prédécesseur Philippe Germond. PAI Partners, Pardus Investments et consorts voulaient un bon gestionnaire susceptible d'exercer tous ses talents pour préserver leurs intérêts. C'est chose faite.

Le groupe de services informatiques est parvenu, en 2009, à dégager un bénéfice opérationnel en progression organique de 13% malgré un recul de 3,7% de ses ventes à structure constante. Et cela principalement grâce à la mise en place d'un vaste programme de rationalisation des coûts, baptisé TOP, sur lequel la direction se repose, notamment, pour réaliser son objectif d'augmenter de 50 à 100 points de base son taux de rentabilité d'exploitation cette année.

Le marché a assez naturellement applaudi la nouvelle, permettant, dans la foulée, au titre d'afficher un gain de près de 10% en deux jours. Mais pour prolonger ce courant acheteur, Thierry Breton devra sans doute transformer un nouvel essai en montrant désormais des qualités de stratège. Le dirigeant a pour le moment décidé de suspendre le versement du dividende pour préserver sa situation de trésorerie, qui s'est améliorée de 165 millions d'euros l'an passé. Non sans raison.

En plus d'être sur les rangs pour le rachat attendu de longue date de la société italienne SIA-SSB, Atos Origin se dit prêt à saisir des opportunités de croissance externe. Encore faudra-t-il pour cela convaincre les poids lourds de son tour de table que le jeu en vaut vraiment la chandelle en terme de retour sur investissement. Sans prendre le risque de froisser une nouvelle fois leur susceptibilité.

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Commentaire 1
à écrit le 18/02/2010 à 19:04
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ATOS obtient des résultats spectaculaires mais à quel prix : - gel des salaires - gel des formations - gel illégal des congés en juin - départs naturels des talents de l'entreprise et recrutement de jeunes diplomés - offshore ...

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