Dette privée, dette publique

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(Crédits : Tribune)
Pendant que la Grèce, le Portugal et consorts voient leur qualité de signature se dégrader, le compartiment des sociétés cotées parvient encore à se refinancer dans des conditions raisonnables.

Les réserves émises par l?Allemagne dans le cadre de l?aide à apporter à la Grèce ne semblent pas affecter tous les segments de la dette obligataire. En l?occurrence, le compartiment des émissions d'entreprises européennes privées continue d?attirer les investisseurs. Depuis le début de l?année, les montant levés sur ce segment atteignent 18 milliards d?euros selon les estimations de la Deutsche Bank. L?arrivée à échéance de certaines lignes de crédit alimente la tendance. Malgré le fort rebond des actions depuis leurs plus bas de mars 2009 les émetteurs privilégient le recours à l?emprunt car ils prêtent de nouveau une grande attention à limiter leur dilution. L?accès au crédit est en outre facilité par le net recul des primes de crédits. Si bien que même les sociétés non évaluées par les agences de notation telles que SAP qui a émis récemment 1 milliard d?euros réussissent à mobiliser des capitaux sans trop de difficultés. On pourrait également citer l?appétit des opérateurs pour la dette spéculative dont les volumes ont atteint des records au premier trimestre en Europe.

Pendant ce temps-là, l?aversion au risque souverain s?envole en Europe dans le sillage des taux d?états grec, mais aussi portugais ou encore irlandais. On pourrait légitimement penser que la précarité financière de certains pays de la zone euro ne contamine la sphère privée. Mais il s?agit là de deux mondes différents. D?un côté, le risque souverain tient à la capacité des finances européennes à tenir le choc. De l?autre, la perspective pour les groupes privés d'honorer leurs engagements dépend d?avantage de la viabilité de leur modèle économique, lui-même lié à un profil international et mondialisé . Comme quoi, tous les chemins ne mènent pas au pied du mont Olympe.

 

 

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