Crise de fonds dans le secteur bancaire

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(Crédits : Tribune)
Le problème de la dette sur le Vieux continent mine le secteur bancaire européen depuis deux jours. Il se rajoute à un flux de mauvaises nouvelles qui augmentent les besoins potentiels en fonds propres de ses principaux représentants cotés.

A trop se focaliser sur les conséquences réglementaires de l?affaire Goldman Sachs pour l?industrie bancaire, le marché avait un peu trop vite mis de côté le problème de la dette du Vieux continent. Quoi qu?il en soit, il s?agit là d?un facteur pénalisant de plus pour les banques européennes. Et pas des moindres. Selon les équipes de Schroders, l?exposition de leurs actifs aux zones sensibles, à savoir le Portugal, la Grèce et l?Espagne avoisinerait 1.300 milliards de dollars. C?est 200 milliards de plus que le montant de la capitalisation totale du segment bancaire du DJ Stoxx 600.

D?après Crédit Suisse, les seuls intérêts des représentants français du secteur en terres helléniques représentaient déjà 75 milliards de dollars au troisième trimestre 2009. Dans un contexte où les règles de Bâle 3 visent à durcir les contraintes en matière de fonds propres des banques, on comprend mieux les décrochages compris entre 5 à 9,5% des cours de Société Générale, Crédit Agricole et BNP au cours des deux derniers jours.

Les principales craintes des investisseurs portent sur l?émergence d?une nouvelle crise de la sphère financière, qui cette fois-ci, toucherait plus durement les établissements européens et qui les obligeraient à se recapitaliser. D?après Crédit Suisse, à fin 2009 les besoins en financement des trois poids lourds bancaires dans l?Hexagone s?élevaient déjà à 565 milliards d'euros. Et cela alors que l?application de Bâle 3 pourrait leur coûter 37% de résultat.

Longtemps perçus comme des placements sécurisés, les valeurs bancaires sont in fine devenues bien difficiles à appréhender. Mais le temps où les agences de quartier constituaient l?essentiel de leurs recettes est révolu. La volatilité des marchés financiers a, depuis, jeté le trouble sur leurs performances financières futures.

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