Vivendi prêt à envahir les ondes

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En réglant son différend avec Deutsche Telekom sur le dossier PTC, le groupe s'apprête une nouvelle fois à alimenter ses caisses grâce à des opérations de désinvestissements. Le marché attend maintenant que l'argent récolté nourrisse enfin une politique d'acquisitions ciblées et stratégiques.

Il aura fallu onze ans à Vivendi pour se dépêtrer du dossier PTC. Mais aujourd'hui, le différend qui l'opposait à Deutsche Telekom au sujet de l'opérateur polonais de telecoms est sur le point de se régler. Les deux parties ont conclu un accord, conditionné à plusieurs étapes juridiques et au terme duquel le groupe français recevra environ 1,25 milliard d'euros. En contrepartie, Vivendi renoncera à tous ses droits sur les actions PTC tandis que l'allemand en deviendra propriétaire à 100%. Le litige remonte à 1999. A l'époque, le conglomérat avait déboursé 1,8 milliard d'euros dans le cadre de la création d'une co-entreprise avec Elektrim destinée à mettre la main sur 51% du capital de PTC. Mais Deutsche Telekom, qui était lié à Elektrim par un pacte d'actionnaires, s'est toujours opposé à cette incursion. En tout cas, le règlement de ce démêlé ouvre de nouvelles perspectives à Vivendi et cela semble plaire au marché.

La nouvelle n'est pas cruciale pour l'avenir de Vivendi mais tombe à point nommé. Le groupe est victime depuis déjà quelques années d'un certain désamour de la part du marché. D'ailleurs, la teneur de ses résultats du troisième trimestre, publiés le 15 novembre, avait déçu la communauté financière. In fine, l'action stagne depuis le début de l'année, cote 38% en deçà de ses plus hauts annuels de 2007 et s'échange à un prix inférieur de 120 euros à son pic historique de 2000. Le temps de la restructuration est révolu. Les investisseurs attendent une nouvelle histoire de croissance. L'argent amassé au fil des cessions, notamment celle de sa participation de 20% dans le capital de NBC pour plus de 4 milliards d'euros, doit maintenant servir à financer de nouveaux projets de développement. Notamment en termes d'acquisitions, comme, par exemple, le rachat des minoritaires de SFR et de Canal+France. Vivendi en a les moyens, reste maintenant à transformer l'essai.

 

 

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