Bureau Veritas au bord de la crise de foie

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Le groupe, dont le modèle de développement repose sur une politique de croissance externe dynamique, peine à justifier en Bourse ses ratios de valorisation élevés.

Bureau Veritas a moins bien débuté l?année 2011 qu?il n?avait clôturé la précédente. Après une envolée de 56,7% l?an passé, qui avait suivi un bond de 26,7% en 2009, le cours de l?action est victime de prises de bénéfices, depuis le début de l?année, auxquelles viennent se greffer les désengagements du jour. Ce courant vendeur a lieu alors que le groupe vient d?annoncer trois nouvelles opérations de croissance externe. La plus grosse concerne le rachat d?Auto Reg un spécialiste brésilien de l?expertise technique de véhicules accidentés pour le compte des principales compagnies d?assurance, qui a réalisé un chiffre d?affaires de 23 millions d?euros en 2010. Les deux autres acquisitions, l?une en France, l?autre en Chine, portent au total sur un montant plus marginal de 7 millions d?euros. Hier adulé par le marché, l?audace dont faire preuve Bureau Veritas dans sa politique de croissance externe commence à soulever quelques interrogations dans un environnement conjoncturel encore incertain.

Ces nouvelles emplettes arrivent tout juste six mois après un effort capitalistique historique consenti par le numéro deux mondial des services d?évaluation de conformité et de certification. Fin juin, le groupe mettait la main sur le britannique Inspectorate pour la rondelette somme de 500 millions d?euros, soit plus de 17% de son chiffre d?affaires escompté cette année. L?opération s?inscrivait certes dans le cahier des charges de la direction qui prévoyait de doubler ses revenus entre 2006 et 2011. Reste maintenant au groupe à montrer sa capacité à correctement digérer son ambitieux programme d?investissements. Et cela à un moment où les leviers sur le titre sont devenus minces. Et pour cause : le groupe augmente ses risques financiers alors que le titre, qui se négocie avec un PER de 19 fois, est désormais cher.

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