Le camp retranché du Forum économique mondial
Philippe Mabille
Philippe Mabille
"Sommes-nous en guerre", se demande une journaliste américaine... Jamais la petite station suisse de Davos n'aura autant ressemblé à un film de James Bond. Sur les toits du nouveau bâtiment d'accueil du Congress Center, des soldats armés de fusils à lunette montent la garde avec des jumelles, scrutant le ciel et la montagne alentour. Autour de la zone, une barrière de sécurité de 18 km de long a été érigée à la hâte en pleine tempête de neige pour empêcher tout intrus de passer la frontière invisible qui sépare ceux qui ont le badge et ceux qui ne l'ont pas. On compte désomais 15 igloos dans le village improvisé installé à côté du Forum, où se cotoient les militants du mouvement "Occupy WEF" qui nient toute légitimité à cette réunion et écrivent avec du sirop des slogans anticapitalistes dans la neige. 3500 militaires de l'armée suisse assure, dans la bonne humeur, la sécurité de cette 42ème édition où sont attendu 2600 personnalités, chefs d'Etat et de gouvernement, patrons de banques ou d'entreprises. Angela Merkel, la chancelière allemande, aujourd'hui, David Cameron, le Premier ministre britannique, mais pas Nicolas Sarkozy, venu l'an dernier. Le principal risque, à vrai dire, qui pèse sur la station est celui des avalanches... jugé très élevé par les autorités locales.
Philippe Mabille
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