Municipales 2014 : les nouveaux maires de l'agglomération toulousaine et de Midi-Pyrénées

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(Crédits : reuters.com)
Ils sont les nouveaux visages des municipales 2014. Élus pour la première fois, au premier ou au second tour des élections, ils vont diriger les communes de l’agglomération toulousaine et de Midi-Pyrénées. Quels sont leurs métiers, leurs parcours politique, leurs ambitions ? Tour d’horizon, tout en portraits.

Balma
Vincent Terrail-Novès (UMP). À 35 ans, le fils de l'entraîneur Guy Novès est devenu dès le 1er tour, maire de Balma. Sans ambiguïté (52,16% des voix au premier tour), il a ravi le siège occupé depuis 1995 par le socialiste Alain Fillola. Kinésithérapeute de profession, conseiller régional de Midi-Pyrénées, et papa d'une petite fille, Vincent Terrail-Novès a fait de la stabilisation urbaine son principal cheval de bataille, dénonçant régulièrement "une urbanisation galopante".

Au soir de l'élection, il s'est dit "soulagé" et "sans aucune animosité" envers son adversaire, qui l'a pourtant parfois accusé de mener une campagne "trash". Ambitieux, le nouveau maire compte bien peser sur les décisions prises au sein de Toulouse Métropole. Balma y enverra 3 conseillers communautaires, "deux de la majorité, et un de l'opposition".

Saint-Orens
Dominique Faure (divers droite). Dominique Faure tient sa revanche. Après avoir perdu les législatives en 2012 (face à Kader Arif, dans la 10e circonscription de Haute-Garonne), la centriste a remporté la mairie de Saint-Orens dès le 1er tour. Face au maire sortant communiste Christian Sempé, elle a rassemblé 54,26% des voix.

À l'instar de Vincent Terail-Novès à Balma, Dominique Faure dénonce une urbanisation "trop dense" dans sa commune "la 7e plus importante de l'agglomération" se plaît-elle à rappeler.  À 52 ans, celle qui a fait ses premiers pas en politique aux côtés de Philippe Douste-Blazy, protégée d'Alain Chatillon, vise un poste de vice-présidente à Toulouse Métropole. Ancienne sportive de haut-niveau, Dominique Faure est mère de trois enfants.

Colomiers
Karine Traval-Michelet (PS). Elle est la première femme maire de Colomiers, et peut se targuer d'avoir maintenu la commune à gauche, malgré la "vague bleue" qui a emporté Midi-Pyrénées dimanche soir. Lors du second tour, Karine Traval-Michelet, 46 ans, a été élue avec 40,62% des voix, devant Patrick Jimena (Europe Écologie - Les Verts), 39,30% et Damien Laborde (UMP), 20,08%. Un succès sur le fil : 198 voix d'avance.

Ex-adjointe au maire et candidate choisie par Bernard Sicard pour lui succéder, Karine Traval-Michelet a mené la difficile tâche de défendre le bilan du maire sortant tout en prônant une candidature innovante. Née à Toulouse et mère de deux enfants, elle promet d'instaurer au plus vite "une nouvelle gouvernance" avec des comités de quartiers "pour plus de participation citoyenne".

L'Union
Marc Péré (PS). L'Union, la commune de droite qui bascule à gauche ! Face à deux listes divers droite, Marc Péré (divers gauche) a été élu maire de la commune hier soir, avec 43,93% des voix. Il succède à Georges Beyney (85 ans, 7 mandats !).

Le directeur général d'Aerospace Valley a mené sa carrière dans l'industrie spatiale (Spot Image, Vega Technologies) en parallèle de son engagement politique (conseiller municipal de L'Union depuis 2001 dans l'opposition de gauche, il crée en 2008 l'association L'Union dynamique et solidaire (Ludysol).

Depuis 2010, il est également délégué à la Communauté urbaine du Grand Toulouse. Père de deux filles, Marc Péré (52 ans) s'attaquera dès les prochains jours au dossier de l'Asu (association sportive de l'Union), "en très grande difficulté financière", et établira un premier contact avec les équipes municipales "qui ont besoin d'une ligne directrice".

Saint-Jory
Thierry Fourcassier (UMP). Professeur de physique-chimie et père de 5 enfants, Thierry Fourcassier, 47 ans, est devenu hier soir maire de Saint-Jory, remportant 44,94% des suffrages au second tour face à une gauche divisée en 2 listes. Lui qui, de son propre aveu, n'était "pas du tout prédestiné à la politique", y est finalement arrivé par la voie de la vie associative.

Parent d'élève, trésorier adjoint de l'UDAF 31, membre du conseil d'administration de la CAF, il est également secrétaire général de l'Union Fédérale des Anciens Combattants. Au lendemain de sa victoire, le nouveau maire de Saint-Jory évoque "une page qui se tourne" et entend "apaiser et faire travailler tout le monde dans le même sens". Sa principale promesse est de "ne pas augmenter les impôts pendant 3 ans".

Cugnaux
Alain Chaleon (divers droite). Le résultat est sans appel : au second tour, Alain Chaleon (UDI-Modem) a été élu maire de Cugnaux avec 60,75% des suffrages, loin devant le maire sortant socialiste Philippe Guérin (39,25% des voix).

Celui qui soutenait pendant la campagne que "Cugnaux n'avance pas depuis 10 ans" est désormais aux manettes, soutenu par son adversaire du premier tour Michel Aujoulat (ancien maire de Cugnaux), qui siègera à Toulouse Métropole. Parmi ses priorités : réussir la reconversion de Francazal. Alain Chaleon est médecin de profession.

Albi
Stéphanie Guiraud-Chaumeil (Divers droite). C'est une première : Albi a choisi une femme pour administrer sa mairie. Stéphanie Guiraud-Chaumeil succède donc à son colistier Philippe Bonecarrère, dont elle a été l'adjointe.

La politique de la nouvelle maire d'Albi sera "en grande cohérence" avec celle de son prédécesseur. Après 19 ans à la tête de la ville, le maire sortant sera candidat pour la présidence de la Communauté d'agglomération de l'Albigeois. Après une victoire sans appel (46,07% des voix au second tour malgré 3 adversaires), Stéphanie Guiraud-Chaumeil se dit "reconnaissante envers les Albigeois" et adresse un message simple à ses adversaires battus : "Je compte sur eux pour travailler en bonne intelligence dans l'intérêt de la ville".

À 42 ans, l'élue, mère de 4 enfants, a axé sa campagne sur la proximité, elle qui, à la ville, est conseillère en propriété industrielle.  

Foix
Norbert Meler (PS). À Foix, même si le maire change, c'est dans la continuité que devrait s'inscrire la politique des 6 prochaines années. Norbert Meler a été élu au 1er tour avec un score de 58,83%.

Après une campagne qui s'est déroulée "dans le respect général", l'emporter au 1er tour est "une grande satisfaction" pour cet homme de convictions, militant syndical et associatif. Ce qui le caractérise, c'est surtout son ouverture et sa volonté d'impliquer ses adversaires dans la politique locale.

Dès le premier conseil municipal vendredi dernier, lors de la désignation des membres des commissions, il a tenté à faire participer les deux groupes d'opposition (UMP et PCF) bien que le score de la liste PCF soit insuffisant pour obtenir une représentation. Le grand challenge pour la nouvelle équipe municipale sera le maintien de l'emploi à Foix. Norbert Meler est, par ailleurs, candidat à la présidence de la Communauté de communes du Pays de Foix.

Gaillac
Patrice Gausserand (UDI). Élu avec 49,22 % des voix, Patrice Gausserand domine largement ses 3 adversaires du second tour. Le nouveau maire de Gaillac est un chef d'entreprise de 49 ans, fondateur d'une agence de communication (PG Com).

Malgré une expérience politique réduite, se résumant à un mandat d'élu de l'opposition, Patrice Gausserand a su convaincre les électeurs, bénéficiant par ailleurs du contexte d'une gauche désunie. Sitôt élu, il a affiché sa volonté de rassembler.

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Commentaires
a écrit le 01/04/2014 à 20:40 :
Thierry Fourcassier (UMP) professeur de physique-chimie, tout ce perd mon bon monsieur.

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