L'Europe de l'énergie attendra encore

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(Crédits : reuters.com)
L'Europe des énergies renouvelables a failli faire un pas en avant, à la faveur d'une décision de justice. Finalement, c'est le statu quo qui persiste. Du coup, la situation est quasi ubuesque: l'Europe a un marché commun de l'électricité, mais les subventions aux énergies renouvelables restent nationales. Par François Lévêque, professeur à Mines ParisTech, auteur de « Nucléaire On/Off » aux Editions Dunod

Les juges de Luxembourg ont douché cet été l'espoir d'une Europe des énergies renouvelables. Dans le cadre d'un différent Finlando-Suédois, la Cour de Justice de Luxembourg avait l'occasion d'affirmer que les aides nationales en faveur de ces énergies s'opposaient au marché unique de l'électricité. Elle aurait pu ainsi mettre fin aux politiques protectionnistes des Etats membres et à leurs effets pervers : une électricité solaire et éolienne très coûteuses - car mal localisées sur l'ensemble du territoire européen - et une désorganisation des marchés électriques qui mine leur efficacité.

 Un archipel perdu...

Un archipel perdu au milieu de la mer Baltique, les îles d'Aland,  est à l'origine de cette occasion manquée. Ce territoire rattaché à la Finlande plutôt qu'à la Suède du fait des vicissitudes de l'histoire bénéficie d'une large autonomie. Le suédois y est la langue officielle et un câble électrique sous-marin relie l'île au seul réseau suédois. Un opérateur éolien, Aland Vindkraft, s'est vu refuser l'aide dont bénéficient ceux dont les parcs sont installés sur le territoire suédois. Il peut exporter son surplus d'électricité en Suède mais sans recevoir les recettes supplémentaires que ses concurrents perçoivent.

Ces recettes proviennent de la vente de certificats verts. La Suède a en effet choisi cet instrument pour favoriser le déploiement des énergies renouvelables. Elle octroie des certificats annuels aux producteurs qui les vendent sur un marché où les achètent les fournisseurs et grands consommateurs d'électricité. Ces derniers sont en effet obligés par la loi suédoise de disposer de certificats en proportion de leur activité. L'énergie verte produite en Suède ainsi certifiée représente environ 18% de la consommation d'électricité.

 Une occasion qui a failli ne pas être manquée

La question est de savoir si le refus d'accorder des certificats à Aland Vindkraft parce que sa production n'est pas réalisée sur le sol suédois est conforme au droit européen. Elle est ouverte car d'un côté une loi européenne promeut les énergies renouvelables en laissant le choix aux Etats membres d'agir isolément ou de coopérer, et d'un autre le traité européen s'oppose aux restrictions à l'importation. En termes techniques, d'un côté la Directive 2009/28 permet aux Etats de mettre en oeuvre des mécanismes purement nationaux et donc autorise des restrictions territoriales aux aides à l'énergie verte, de l'autre l'article 34 du Traité sur le fonctionnement de l'Union européenne interdit «les restrictions quantitatives à l'importation».

L'occasion a failli ne pas être manquée. Les observateurs s'attendaient à ce que la Cour se prononce contre les restrictions territoriales des aides aux énergies renouvelables. Telle était en effet la position exprimée en janvier 2014 par l'Avocat général, le magistrat français Yves Bot - or, le plus souvent les juges suivent l'avis juridique de l'Avocat général -. L'avis concluait que l'interdiction de l'accès aux aides aux producteurs d'électricité renouvelable dont les installations sont situées dans un autre Etat membre n'est pas conforme au principe de libre circulation des marchandises. Yves Bot recommandait en conséquence de modifier la Directive sur le point qui permet de telles interdictions. Il proposait que cette modification prenne effet deux ans après la décision de la Cour.

 Des mesures protectionnistes prises dans presque tous les États membres

Cet avis constitua un coup de semonce pour les Etats membres. Quasiment tous ont en effet mis en oeuvre des mesures protectionniste en faveur des énergies renouvelables. Par exemple, les tarifs préférentiels garantis offerts par la France aux producteurs éoliens et solaires ne peuvent pas bénéficier aux installations en Allemagne et inversement. L'Europe s'est engagée à ce que 20% de sa production d'électricité soit réalisée à partir d'énergies renouvelables. Cet engagement collectif a été saucissonné en objectifs individuels que doivent atteindre chaque Etat membre. Il est par exemple de 23% pour la France, de 18% pour l'Allemagne et de 49% pour la Suède. Rien n'empêche en principe les pays de coopérer, de faire par exemple que la France pour parvenir à son quota aide au déploiement de l'énergie solaire en Espagne plutôt que sur son sol car l'ensoleillement y est meilleur et donc le coût moindre. En pratique, chacun y est allé en favorisant uniquement les installations sur son territoire et en mettant en oeuvre le mécanisme d'aide protectionniste de son choix. La Suède a ainsi opté pour les certificats verts et l'Allemagne pour des tarifs de rachat. Cette dernière s'est même fixée un objectif 2020 plus ambitieux, élever la part des énergies renouvelables à 35%.

 Les éoliennes là où les subventions sont les plus élevées, et non là où le vent souffle

Ces actions en ordre dispersé ont conduit à l'installation des éoliennes et des panneaux solaires où les subventions sont les plus élevées et non là où le vent souffle et le soleil brille le plus. L'Allemagne compte ainsi cinq fois plus de surface de panneaux solaires que l'Espagne ou la Grèce et la puissance éolienne installée en Espagne est plus de deux fois supérieure à celle du Royaume-Uni. Cette mauvaise localisation des installations rend l'atteinte de l'objectif commun des 20% en 2020 beaucoup plus coûteuses que si elle avait été guidée par la répartition de l'ensoleillement et des vents sur l'ensemble du territoire européen.

 Des marchés électriques désorganisés

La désorganisation des marchés électriques est un second effet pervers du protectionnisme en matière d'énergies renouvelables. L'Union a réussi à créer après 15 ans d'efforts un système d'échange efficace de MWh à travers des marchés de gros d'électricité. Il permet de répondre aux besoins des consommateurs par la production la moins coûteuse du moment, celle-ci pouvant provenir d'un producteur situé dans un autre Etat membre que celui de l'acheteur. Ce système conçu pour des offres d'énergie non subventionnées et des demandes non contraintes par l'achat obligatoire de tel type d'énergie fonctionne désormais très mal. Les mécanismes d'aides aux énergies renouvelables conduisent parfois à des prix négatifs, font diverger les prix de l'électricité d'un Etat-membre à l'autre alors qu'ils se rapprochaient, et les consommateurs finaux payent un prix qui s'écartent du prix de marché car leur facture se compose pour une part croissante des taxes nécessaires pour subventionner les énergies renouvelables.

 Un marché commun de l'électricité, mais des subventions nationales aux énergies renouvelables

En bref, l'Union a opté d'un côté pour un marché commun de l'électricité et d'un autre pour des subventions nationales aux énergies renouvelables payées par les consommateurs nationaux au lieu de choisir un mécanisme commun de soutien  à ces énergies permettant d'atteindre l'objectif commun de 20%, mécanisme qui aurait été financé indistinctement par l'ensemble des consommateurs européens.

 Comme si on taxait les importations d'énergie "verte"

Quels désaccords entre l'Avocat général et la Chambre haute de la Cour de Justice de Luxembourg expliquent la divergence de leurs conclusions ? Ils portent principalement sur la justification au nom de la protection de l'environnement des restrictions territoriales du mécanisme des certificats verts suédois. Tant pour Yves Bot que pour les juges il ne fait pas de doute que ce mécanisme est un frein aux importations. Les producteurs d'énergie renouvelables installés en Suède perçoivent gratuitement des certificats qu'ils revendent ensuite aux fournisseurs d'électricité, ces derniers répercutant leur prix d'achat sur les consommateurs. Ce prix est d'une vingtaine d'euros par MWh, soit de l'ordre de la moitié du prix de marché de l'électricité. Un producteur d'énergie renouvelables situé dans l'Archipel d'Aland peut exporter son électricité en Suède mais comme il n'a pas de certificats il devra soit en acheter ce qui lui coûtera une vingtaine d'euros/MWh, soit proposer une ristourne de ce montant à son client qui achètera lui-même les certificats. Tout se passe comme si l'électricité verte importée en Suède était taxée à 20€/MWh.

 L'électricité verte serait difficile à taxer

Le droit européen n'interdit pas systématiquement de telles restrictions aux importations. Elles peuvent être licites dès lors qu'elles contribuent à un objectif d'intérêt général de l'Union. Pas vraiment de question de ce côté là puisque la protection de l'environnement en fait partie. Reste, pour autoriser ou refuser une restriction aux importations, à vérifier que cette dernière est nécessaire pour que l'objectif de l'Union soit atteint. C'est sur ce point que l'Avocat général et les juges de la Chambre haute ont porté des appréciations divergentes. Résumons drastiquement leurs arguments juridiques au risque de les caricaturer. Pour le premier, la restriction territoriale n'est pas nécessaire. Son absence aurait encouragé les importations et l'électricité verte produite par une installation d'un autre Etat membre n'aurait pas nui à l'environnement, au contraire. Pour la Cour, la restriction est bien nécessaire car le mécanisme des certificats verts est l'instrument qui permet à la Suède d'atteindre sa quote-part de l'objectif communautaire de 20% de renouvelables en 2020. En l'absence de la restriction territoriale, les investisseurs n'auraient pas bénéficié d'une garantie suffisante pour les inciter à déployer des installations renouvelables sur le sol suédois et la Suède n'aurait pas été capable d'assurer le suivi et de vérifier son engagement car l'électricité verte est difficile à tracer dans les importations et au niveau de la consommation.

 La vision erronée des défenseurs du protectionnisme

De façon générale, les partisans des mesures protectionnistes les justifient au nom du risque de nivellement par le bas des engagements au déploiement des énergies renouvelables. Si un Etat membre est ambitieux, le niveau de subvention doit y être élevé, ce qui en l'absence de restrictions territoriales attire les exportateurs qui bénéficient de meilleures conditions naturelles et empochent alors une rente. Elle est payée par les consommateurs de l'Etat membre ambitieux qui voient ainsi que leurs efforts profitent à d'autres et n'entraînent pas de retombées nationales en termes d'emploi et de croissance verte. Leur acceptabilité de subventions élevées s'émousse et l'ambition nationale en faveur des énergies renouvelables est revue à la baisse.

Une telle vision est cependant erronée. En premier lieu, le commerce inter-frontalier   d'électricité est limité par des barrières techniques et physiques. L'Europe manque cruellement de capacité d'interconnexion et cela devrait durer longtemps. La construction de lignes de transmission de haute tension suscite des oppositions locales  très fortes. En second lieu, il est possible de raboter les rentes dont bénéficieraient les exportateurs  bénéficiant de meilleures conditions naturelles en choisissant les bons instruments réglementaires et en les calant convenablement.

  Les consommateurs nationaux favorables à des retombées nationales

Il faut cependant reconnaître que ces arguments rationnels peuvent ne pas être entendus des consommateurs nationaux. Leurs élus ont vanté les bénéfices de programmes subventionnés de développement des énergies renouvelables en insistant sur les bénéfices apporté au pays par la croissance et l'industrie vertes : emploi, innovation, avantage compétitif futur. Ce que les consommateurs perdent en payant leur électricité plus cher, ils le regagneraient en tant que salariés, employés, artisans, entrepreneurs, etc. La fin des restrictions territoriales serait alors perçue comme un coup de canif, sinon une rupture, à ce contrat social «moindre pouvoir d'achat contre retombées nationales».

Par ses jugements, la Cour de Justice du Luxembourg fait souvent avancer l'intégration européenne. Elle a préféré cet été embrasser la cause du protectionnisme environnemental au détriment du marché commun de l'électricité.

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a écrit le 13/09/2014 à 5:51 :
En 2014, sans subventions, l’énergie solaire photovoltaïque est moins chère que les autres sources d’électricité pour plus de 4 milliards de personnes dans le monde (parité réseau). Ce changement a été rendu possible par une baisse drastique du coût du solaire. En 2011 et 2012 la demande de panneaux était au point mort, les pays européens ayant largement réduit leurs subventions. Au même moment, la production de panneaux augmentait massivement, en particulier en Chine. L’impact de ce déséquilibre a été brutal. Le prix du panneau qui se situait autour de 4 dollars par watt en 2010 est tombé à 0,50 dollar par watt. En parallèle, les coûts d’installation des centrales photovoltaïques se sont écroulés, suivis plus tard par les coûts de financement, grâce à la forte demande d’investisseurs en quête frénétique d’actifs de rendement. Au final, le coût moyen de l’électricité solaire photovoltaïque non subventionnée dans les régions ensoleillées a diminué de plus de 75 %. Produire de l’électricité à partir de solaire est maintenant 60 % moins cher qu’utiliser du diesel, 50 % moins cher que de brûler du pétrole et se compare favorablement au gaz naturel raffiné. En résumé, les panneaux solaires sont devenus très rapidement un moyen compétitif de produire de l’électricité pour la majorité des consommateurs de la planète, et cela n’est pas près de changer. Les installations photovoltaïques annuelles ont ainsi bondi de près de 60 % entre 2012 et 2014 au niveau mondial. Le potentiel de développement est donc immense et largement sous-estimé par les décideurs et investisseurs financiers. La croissance continue d’accélérer : 36 gigawatts (GW) de nouvelles capacités solaires en 2013, 45 GW attendus en 2014, 57 GW en 2015, et au moins 70 GW par an entre 2016 et 2020.
Réponse de le 05/10/2014 à 14:10 :
En gros vous nous expliquez qu'il n'y aurait plus besoin de subventionner des énergies renouvelables devenues rentables? Très bien, alors il faut en tirer les conséquences et annuler ces coûteux tarifs de rachat d'électricité à prix d'or sur une durée de 20 ans et la priorité réseau donée à une production complétemment aléatoire. On pourra constater si après ça il y a encore des investisseurs près à mettre leur argent dans ces énergies mirifiques.
a écrit le 12/09/2014 à 12:51 :
Que d’illusions, ou de déni de la réalité. C’est une forme de conservatisme irresponsable, que de nier la viabilité de l’évolution. On a d’un côté des énergies produisant à partir de ressources gratuites et de l’autre des énergies polluantes et dangereuses. Et on s’entête à vouloir maintenir des vieux modèles énergétiques uniquement viables pendant les 30 glorieuses et qui ont bénéficié pendant plus d’un demis siècle de subventions massives. Si l’on n’est pas capables d’évoluer volontairement, l’évolution se fera par l’explosion des prix du KWh et donc par une part croissante de la population soumise déjà à la précarité énergétique.
Le basculement vers d’autres modèles énergétiques est déjà en cours, intégrant le mix énergétique et des productions décentralisées.
La vérité apparaitra au grand jour dans moins d’une décennie, le temps d’intégrer le vrai coût du KWh nucléaire et lorsque les pays qui auront fait les bons choix bénéficieront d’un contexte énergétique performant, à des prix concurrentiels, favorisant le développement économique.
Pour nous Il est déjà trop tard, en raison de cette « dette du nucléaire », nous obligeant à maintenir de vieilles centrales en activité, le plus longtemps possible. Car nous sommes dans l’impossibilité d’en financer le démantèlement.
Réponse de le 05/10/2014 à 14:15 :
Vous avez bien choisi votre pseudo. Vous ignorez visiblement que le pétrole et le charbon sont tout aussi "gratuits" que le soleil et le vent. Là où ça devient payant c'est lorsqu'on veut extraire le pétrole ou produire de l'électricité avec du soleil ou du vent. Tout ça ne se fait pas tout seul et les panneaux et autres éoliennes ne se construisent pas tout seul. Quant à l'énergie nucléaire, elle nous permet d'avoir une électricité deux fois moins chère que les Allemands et tout ça avec un bénéfice de 2 milliards par an pour l'Etat, autant de moins sur nos impôts. Quant à vous côuts cachés, il y a des gens sérieux qui se sont penchés sur la question à la Cour des comptes alors lisez les.
a écrit le 12/09/2014 à 10:42 :
Les écolo-énergies ne peuvent tout simplement pas remplacer les traditionnelles (nucléaire, gaz, pétrole, charbon). Essayez donc de chauffer la nuit, en hiver et situation anticyclonique.
Par ailleurs, l’Allemagne est en régression démographique, ce qui facilite l’emploi des (rares) jeunes.
Et les industriels allemands ont mis en garde contre l’énergie trop chère.
C’est l’heure de vérité pour le lobby vert.
Réponse de le 13/09/2014 à 4:39 :
Essayez de fournir de l'électricité avec le nucléaire après une sécheresse par temps de canicule lorsque le niveau d'eau et bas, ou que votre fournisseur d'uranium au Niger est pris en otage par des terroristes ou que l'unité est en grève, ou par tempête ou quand des méduses bouchent les canalisations de refroidissement comme déjà vu...? Vous plaisantez j'espère car les énergies renouvelables ont bien sûr la capacité technique avec l'efficacité énergétique de fournir les besoins en énergie de la France mais ce n'est pas l'objet car il s'agit de faire une transition qui prend du temps et n'a pas pour objectif de supprimer radicalement le nucléaire mais si possible de passer à une génération 4 plus pertinente mais en part moindre avec plus de renouvelables que maintenant et surtout beaucoup plus d'efficacité énergétique. Si l'immense majorité des pays au monde choisissent de faire des énergies renouvelables dont le taux de croissance moyen annuel est prévu de 7% par an minimum au cours des 10 prochaines années selon une compilation d'études de Bloomberg New Energy Finance, ce n'est pas sans raison.
Réponse de le 05/10/2014 à 14:17 :
C'est sûr qu'est ce qu'on a eu comme coupure d'électricité ces 30 dernières années avac l'énergie nucléaire! On ne peut même plus faire une lessive ou regarder un film sans que ça soit coupé... Quant à nos amis Allemands, leur éolien et leur solaire sont tellement fiables qu'ils n'ont jamais contruit plus de nouvelles centrales au charbon.
a écrit le 12/09/2014 à 9:26 :
Il y a un vice de raisonnement, ou plutôt une absence de raisonnement dû à l'aveuglement de l'idéologie Verte.
En effet, les énergies Vertes (solaire PV, éolien) procurent moins d'emplois permanents que les énergies classiques (charbon ou nucléaire). Les tenants inconditionnels de l'éolien et du PV évoquent souvent les emplois liés à la construction des parcs éoliens ou PV ; or la période de construction est très éphémère (quelques semaines à quelques mois), et une fois le chantier terminé, à moins qu'un autre ne commence, ces emplois sont perdus. En période d'exploitation, les éoliennes et panneaux solaires nécessitent très peu de personnel, donc d'emplois permanents.
Basés sur une étude détaillée (que je peux envoyer aux personnes intéressées) les chiffres correspondant aux emplois permanents (CDI) rattachés à chaque filière sont les suivants :
- solaire PV : 0.4 emploi / MW installé
- éolien : 0.18 emploi / MW installé
- nucléaire : 1.43 emploi / MW installé
Je n'ai pas les chiffres pour le charbon, qui doivent être plus proches de ceux du nucléaire, car cette filière n'est plus "dans l'air du temps". Je ne m'étendrai pas non plus sur le fait connu que 1 MW d'énergie Verte (aléatoire) ne rend pas du tout les services de 1 MW de nucléaire.
Conclusion : les consommateurs perdent beaucoup à abandonner l'énergie nucléaire qui procure une énergie à prix imbattable. En Allemagne, la taxe payée pour développer les énergies Vertes a fait doubler le prix du kWh alors que seulement 9 centrales nucléaires sur 17 ont été fermées. Mais les citoyens, salariés et... ne "récupèrent" pas sous forme d'emplois les fruits de l'abandon de cette filière, les chiffres cités le prouvent. Si l'Allemagne, qui a une économie vigoureuse permettant le plein emploi, a pu compenser l'hémorragie de pertes d'emplois liés à la sortie du nucléaire, il n'en sera pas de même en France si le gouvernement persiste dans une idéologie trompeuse.
Réponse de le 13/09/2014 à 4:25 :
Votre étude est certainement incomplète comme le sont vos chiffres "imbattables" sur le nucléaire qui excluent tous les frais de la chaîne nucléaire complète, car par exemple le solaire est une énergie décentralisée que tout le monde peut mettre chez soi ce qui génère bien plus d'emplois pérennes, comme toutes les études et constats indépendants le démontrent dans le monde, qu'une énergie centralisée (smart-grid, stockage, réseau etc à intégrer dans l'étude). Le solaire se fait en outre sous forme hybride (électricité + chauffage + eau chaude + ventilation + pompe à chaleur etc) = plusieurs corps de métiers et emplois. L'éolien si l'on considère l'offshore et les différentes techniques, hybride éolien/hydrolien etc génère aussi plus d'emplois que le chiffre indiqué. Vous oubliez également les autres secteurs type biomasse, biogaz, géothermie etc. par nature, notamment pour les 2 premiers, créateurs d'emplois pérennes. En outre tous ces secteurs sont sources d'innovations et d'export car nombreuses technologies concernées alors que le nucléaire comme on le voit en France notamment s'exporte très mal et Areva se porte mal comme EDF sur ce plan. Sur l'intermittence, les réseaux et technologies actuelles permettent 45% d'intégration sans problèmes. Ensuite il y a de nombreuses solutions de stockage à haut rendement et à des coûts de plus en plus compétitifs. Si l'on compare toute la chaîne du nucléaire, la protection militaire des ressources, les risques, le démantèlement, le stockage ultra longue durée etc, le nucléaire n'est pas compétitif. En outre un accident majeur d'un réacteur c'est 600 à 1000 milliards d'euros selon les opérateurs du nucléaire eux mêmes en commission au Sénat. Celui de 4e génération serait plus intéressant pour la réduction de la durée de vie des déchets et des risques plus contrôlables mais il nécessite une combinaison de réacteurs ce qui est coûteux, pas compétitif et nécessite un savoir-faire durable. Les taxes dont vous parlez en Allemagne comme au Danemark ont concerné aussi l'efficacité énergétique et dans ce domaine l'Allemagne est devenue 1ere parmi les pays développés, çà vous l'oubliez aussi ce qui va se traduire sur le moyen long terme par d'importantes retombées que vous omettez encore d'intégrer. Si quelqu'un fait de l'idéologie trompeuse, il semble que ce soit vous avec des chiffres manipulés, ce qui n'apporte rien car personne ne parle de supprimer le nucléaire mais de réduire progressivement une place trop importante qu'il occupe et qui comporte des risques élevés avec désormais 59 réacteurs de génération 3 dépassée et de plus de 30 ans de moyenne d'âge. Ce alors que les autres technologies évoluent favorablement avec des coûts de plus en plus compétitifs et de plus en plus souvent meilleurs, répondant en outre aux problèmes d'importationx de toutes les énergies primaires, ce que ne fait pas le nucléaire qui répond principalement au problème de l'électricité.
a écrit le 11/09/2014 à 8:25 :
Grâce à une offensive ciblée de la nouvelle Commission européenne, la transition énergétique pourrait aboutir à l'échelle européenne, et en même temps contribuer à sortir le sud de l'Europe de la crise économique. Dans ces pays du sud, ceci nécessiterait :
- une simplification des procédures d'autorisation pour le développement des énergies renouvelables,
- des mesures de formation des compétences,
- une diminution des coûts de raccordement au réseau, ainsi que des investissements ciblés de la part de pays d'Europe central tels que l'Allemagne, à hauteur d'un à trois milliards d'euros par an. Des pays tels que la Grèce pourraient alors bénéficier d'une croissance économique supplémentaire d'environ 0,5 à 1,0%. Ce sont les résultats d'une nouvelle étude menée par des chercheurs de l'Institut de recherche Mercator sur le patrimoine mondial et le changement climatique (MCC) en coopération avec d'autres instituts de recherche. L'étude a été publiée dans la revue "Renewable and Sustainable Energy Reviews". Sur la base de données météorologiques et de l'évaluation de scénarii pour une transition énergétique rentable en Europe, les chercheurs sont arrivés à la conclusion que des pays comme la Grèce, le Portugal, l'Italie ou l'Espagne pourraient passer du statut d'importateurs d'électricité à celui d'exportateurs, principalement du fait de l'installation de plus de panneaux photovoltaïques. En outre, une harmonisation juridique des politiques énergétiques de l'UE est jugée nécessaire, en étroite collaboration avec tous ses Etats membres. Concrètement, les scientifiques proposent un tarif d'achat pour les énergies renouvelables fixé de façon unitaire à l'échelle de l'UE.
"La transition énergétique doit être comprise comme un projet européen commun offrant des perspectives en particulier aux pays défavorisés", estime Felix Creutzig, directeur de l'étude et du groupe de travail sur l'utilisation des terres, les infrastructures et le transport au MCC. "La transition énergétique ne peut réussir en faisant cavalier seul ; l'Allemagne a besoin de partenaires au sein de l'UE, dans le sud de l'Europe." Ceci se vérifie également du fait que l'influence des vents et des nuages sur la production d'énergie à partir de sources renouvelables est mieux compensée sur une zone géographique plus large. Cependant, les pays européens bordant la Méditerranée ne peuvent surmonter les obstacles bureaucratiques et financiers sur le chemin de l'utilisation à grande échelle de systèmes photovoltaïques qu'avec l'aide du Nord. On pourrait imaginer, comme source d'argent possible, un marché d'émissions européen réformé. Des investissements dans des infrastructures d'énergies renouvelables dans le sud de l'Europe, financés par l'Allemagne et d'autres pays, pourraient également compenser la baisse de l'investissement privé, sans que les budgets de ces pays en soient affectés. Les scientifiques s'attendent à ce que l'UE profite le plus à son "noyau" - à savoir l'Allemagne et les pays du Benelux, tandis que la production de la zone méditerranéenne sera affaiblie. "Il serait opportun que des pays tels que l'Allemagne, qui ont jusqu'à présent bénéficié le plus de l'UE comme union économique, apportent une contribution financière importante à une transition énergétique européenne également pour l'Europe du sud", déclare M. Creutzig. "En outre, une solidarité renforcée des citoyens de l'UE entre eux pourrait être le résultat le plus précieux d'un tel projet.
a écrit le 10/09/2014 à 18:47 :
Je ne crois pas en l'argument "Si les éoliennes s'étaient installées là où il y a du vent plutôt que là ou il y a de la subvention, nous paierions notre électricité moins chère". L'électricité étant un bien structurel de nos sociétés, son réseau s'est déployé depuis 50 ans sur des logiques territoriales englobant des critères technico-économiques mais pas seulement. L'état stratège a toujours impulsé un déploiement de l'électricité en niant certaines réalités économiques, car des intérêts supérieurs étaient en jeu que le marché seul n'aurait pas pu faire émerger. La cour de justice de Luxembourg incarne cette posture par cette décision laissant aux états la possibilité de travailler sur leurs propres infrastructures énergétiques (aussi vitale pour nos sociétés que l'autonomie alimentaire) avant la mise en commun européenne.
Réponse de le 11/09/2014 à 9:06 :
Dans la pratique si puisque c'est le constat fait par exemple par les allemands dont le réseau manquait de connexions avec l'Angleterre. Après étude c'était l'un des points faibles qu'ils se hâtent de corriger. On retrouve le même problème avec le Portugal et l'Espage qui ont des excédents à exporter à prix très compétitif (les énergies renouvelables font baisser les cours du marché de l'électricité) mais qui bloquent au niveau de la France. Le type d'énergie impacte bien sûr fortement l'organisation de la distribution.
Réponse de le 05/10/2014 à 14:22 :
La France n'a aucun intérêt à voir se déverser en plus grande quantité de l'électricité à prix négatif sur son réseau car absorber les variations butales de production de l'éolien et du solaire peut coûter très cher en termes de risques de perturbation et de besoins d'investissements supplémentaires pour le renforcer. Les Espagnols et les Allemands n'ont pas maîtrisé la croissance de ces énergies aléatoires en accordant des subventions déraisonnables sans les limiter. Ils n'ont qu'à s'en débrouiller maintenant au lieu d'essayer de répercuter leurs erreurs sur les voisins/
a écrit le 10/09/2014 à 12:29 :
Les EnR sont essentiellement des dispositifs de captage de subventions. Sous des prétextes écolos on pompe l'argent des consommateurs au profit de quelques malins. L'UE devrait d'abord nous protéger ce cela.
Réponse de le 11/09/2014 à 8:26 :
Les énergies renouvelables sont nettemement moins subventionnées que le pétrole, le gaz ou le nucléaire dans le monde (source Agence Internationale de l'Energie, entre autres.
Réponse de le 12/09/2014 à 10:45 :
Avec, l'essence taxée à 150%, vous ne devez pas vivre en France.
Réponse de le 13/09/2014 à 4:54 :
L'essence n'est pas taxée à 150%. La part totale des taxes (TIPP et TVA) représente environ 60 % pour le Super sans plomb, 52 % pour le gazole et 23,7 % pour le fioul domestique. Selon plusieurs études compilées par le Guardian, le pétrole, le gaz et le charbon s'avèrent 500 % plus subventionnés que l'éolien, le solaire et la biomasse.
Réponse de le 05/10/2014 à 14:27 :
C'est ça bien sûr, c'est pour cela qu'EDF verse 2 milliards d'euros de bénéfices chaque année à l'Etat. Si c'est ce que vous appelez les subventions à l'énergie nucléaire, alors ce sont des subventions négatives! Plus sérieusement, la Cour des comptes à démontré dans deux rapports très détaillés qu'à 5% près liés aux inconnus sur les charges de long terme le prix de l'électricité d'origine nucléaire est conforme à la réalité des coûts, même si elle augmentera dans l'avenir (mais elle restera toujours bien moins chère que l'éolien ou le solaire qui ne sont d'ailleurs pas comparables de par leur intermittence).
a écrit le 10/09/2014 à 11:32 :
Est-ce que l'Europe a réalisé le moindre projet neutralisant (ou alignant) les politiques de chaque pays la constituant depuis sa création?
Réponse de le 11/09/2014 à 9:11 :
Oui dans beaucoup de domaines notamment l'environnement, le recyclage, différentes normes etc. mais il faut évidemment tenir compte de la situation de chaque pays donc çà prend du temps de les rapprocher. La mise en place de l'euro est aussi un exemple car il faut des critères d'harmonisation. Tout comme des salaires etc. L'Union européenne ne voulait d'ailleurs pas de l'entrée de la Grèce dans l'euro, voulue par quelques chefs d'Etat et on connait la suite.
a écrit le 09/09/2014 à 21:48 :
ou en est le proges europeens de faire de l electricite solaire en afrique est de le tranporte par cable dans la mer en europe,???
Réponse de le 10/09/2014 à 1:26 :
Le projet ne verra pas le jour. En effet, les poussières de sable encrassent les panneaux solaires, et il faut les nettoyer très régulièrement avec énormément d'eau, dentée très rare dans le désert...
Réponse de le 10/09/2014 à 8:03 :
C'est surtout qu'il demanderait des investissements énormes, alors qu'en ce moment l'Europe est en surcapacité de production et tous les grands électriciens sont en difficulté financièrement (et n'ont certainement pas les ressources pour lancer ce genre de projet aujourd'hui - ils se sont d'ailleurs à peu près tous retirés de Desertec). Après, il y aura aussi les questions géopolitiques et techniques à régler, certes...
Réponse de le 11/09/2014 à 8:56 :
Plusieurs procédés permettent d'éviter l'usage d'eau dans les déserts (comme les robots Ecoppia = microfibres par exemple). Les projets de production d'energies renouvelables du Sud vers le Nord notamment ne sont en rien abandonnés puisque les réseaux vers l'Europe s'accroîssent (Medgrid) : 3e ligne pour le Maroc vers l'Espagne + Portugal entre autres, de l'Algérie, de la Grèce vers l'Europe du Nord etc. L'Espagne et le Portugal souhaitent aussi pouvoir exporter leurs excédents au delà de la France.
a écrit le 09/09/2014 à 18:47 :
Si les themes sont globalement juste, il y a quand meme de affirmations erronees : il n'est pas facile de creer une Europe des EnR car les capacites d'interconnexion sont encore insuffisantes, le projet Desertec en est la preuve (multiplier des centrales Pv au Sahara et diriger l'electricite ves l'EU du nord) qui est mis en sommeil devant l'ampleur de la difficulte du transport.
De plus l'Allemagne est en tete encore en 2014 dans l'installation de panneaux PV car les citoyens y sont plus sensible qu'ailleurs au discours environnemental (et plus responsables), et que le kWh auto-consomme est economise 26 c€ aussi. Les pays du sud sont a la traine car dans un marasme economique qui n'incite pas a l'investissement d'economie d'energie (voire la difficulte de trouver un financement a la transition energetique en France).
Réponse de le 09/09/2014 à 21:57 :
il faut repenssez ce proge qui et peut etre notre avenir energetique le moins dangereux??? C EST ENCORE POSSIBLE DE LE REALISSE???
a écrit le 09/09/2014 à 17:16 :
Pour l'Europe, il sera plus utile de remplacer les vieilles centrales thermiques que d'investir dans l'éolien et le photovoltaïque.

- Entre 2004 et 2012, l'Europe a investi 590 milliards de dollars (environ 450 milliards d'euros), essentiellement dans l'éolien et le solaire.

Au total, en Europe en 2012, l'éolien et le photovoltaïque ont produit seulement 270 TWh soit 7% de l'électricité produite en Europe.

- Remplacer les 30 centrales les plus polluantes d'Europe par des centrales thermiques à haut rendement, dites supercritiques, qui émettent entre 20 et 40% de CO2 en moins, coûterait 120 milliards d'euros (2 milliards d'euros par GW).
Réponse de le 11/09/2014 à 0:18 :
Exactement.

Mais pour ça, il faudrait des dirigeants politiques un peu moins littéraires et un peu plus scientifiques.
Réponse de le 11/09/2014 à 8:41 :
@ Luc.b : Dans les centrales thermiques il faut comptabiliser le combustible (en hausse sur la durée de vie de la centrale) pour que le calcul soit plus complet. Pour le solaire et l'éolien entre autres, la ressource est en effet définitivement gratuite. De plus les chiffres indiqués tiennent compte des évolutions de ces derniers secteurs qui sont récents et des prix globaux alors qu'il y a des différences substantielles selon les pays. Pour avoir une meilleure vision il faut donc prendre les chiffres du secteur pour des pays où les prix sont similaires, à mâturité équivalente aux centrales thermiques. Sans parler des risques de coupures de gaz par Poutine !qui ont ausi un coût au plan des entreprises et qui est à intégrer.
a écrit le 09/09/2014 à 16:24 :
Une fois n'est pas coutume, mes compliments à l'auteur pour ce long article fort intéressant sur un sujet (la politique énergétique européenne) où les parti-pris idéologiques prennent trop souvent le pas sur le pragmatisme... J'aimerais en lire plus souvent. Merci !
a écrit le 09/09/2014 à 15:35 :
Ce qui coûte cher, c'est le transport de l'électricité, alors construire des moulins à vent ou des panneaux solaires à faibles rendement loin des zones de consommation, c'est inutile.
Il faut chercher autre chose, la géothermie par exemple.
Réponse de le 10/09/2014 à 1:39 :
La géothermie ne peut qu'apporter des solutions locales, limitées en terme de puissance. La meilleure solution est la centrale à surgénérateur 238U ou celle à thorium (232Th), sur laquelle le CEA travaille (projet ASTRID). Peu de déchets, pas d'intermittence, flux de neutrons rapide, donc sûreté de fonctionnement élevée, taux de charge élevé, brûlage de plutonium (surgénérateur 238U), pas d'enrichissement, prix du kWh compétitif, et assurance de production pour plusieurs millénaires, sans dégagement de CO2 (même s'il est clair que le CO2 n'a aucune influence mesurable sur la TMAG - Température Moyenne Annuelle Globale).
Réponse de le 11/09/2014 à 9:53 :
Si "le C02 n'a aucune influence mesurable sur la TMAG" on se demande pourquoi il fait si chaud sur Wasp 12b pourtant très éloignée du soleil ! Et on peut se demander comment un prix du KWh est "compétitif" quand un projet est "en cours" ! Dans un RNR "surgénérateur" la quantité de plutonium à la sortie est supérieure à celle à l'entrée. Il n'est pas régénéré dans le combustible. Les gaines de combustible et de produits fertiles doivent donc être retraitées. Le millénaire (et non plusieurs millénaires) c'est avec la filière thorium qui nécessite de l'uranium au démarrage qui à terme va manquer et c'est une combinaison de réacteurs, ce qui sous entend un coût élevé. Au plan mondial c'est une dissémination d'éléments à risques et par ailleurs de nombreux actinides et déchets d'une durée de vie de quelques 300 ans. Pas aussi idyllique ni généralisable comme on voudrait le faire croire. Quant à la géothermie limitée en terme de puissance, çà dépend des sites et des profondeurs. La vision des choses évolue actuellement dans ce domaine qui n'a été que partiellement analysé.
Réponse de le 14/09/2014 à 20:01 :
@iciailleurs
La géothermie ne peut qu'apporter des solutions locales, dans certaine zones favorables, mais limitées en terme de puissance. La meilleure solution est la centrale à surgénérateur 238U ou celle à thorium (232Th), sur laquelle le CEA travaille (projet ASTRID). Peu de déchets, pas d'intermittence, flux de neutrons rapide, donc sûreté de fonctionnement élevée, taux de charge élevé, brûlage de plutonium (surgénérateur 238U), pas d'enrichissement, prix du kWh compétitif, et assurance de production pour plusieurs millénaires, sans dégagement de CO2 (même s'il est clair que le CO2 n'a aucune influence mesurable sur la TMAG - Température Moyenne Annuelle Globale).

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