• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
OpinionsVu de Bruxelles

Le marché de l’influence prospère

Photo de Florence Autret

Florence Autret

Publié le 19 octobre 2014 à 13:37 - Mis à jour le 04 novembre 2014 à 14:57

L'essentiel de l'actualité

vendredi 5 juin

  • L'économie de la zone euro s'est repliée au premier trimestre
  • Sophie Binet réélue à la tête de la CGT
  • Des signes distinctifs pour les nouveaux arrivants en entreprise
  • Amiel veut alerter sur le coût des frais médicaux
  • Le pétrole orienté à la baisse
Voir plus

Le Quotidien Numérique

06 juin 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    L'Irlande fait basculer le PIB de la zone euro dans le rouge

  • 2

    Aux États-Unis, l’épargne s'effondre à des niveaux historiques

  • 3

    Le business des Miles, moteur insoupçonné de la rentabilité d’Air France-KLM

  • 4

    Rachat de SFR : les discussions se prolongent encore 48 heures avec Bouygues Telecom, Free et Orange

  • 5

    Fer guinéen : 6 mois après ses premières expéditions vers la Chine, Simandou monte en puissance

  • 6

    Sabah Abouessalam-Morin : « À Edgar Morin, l’homme de ma vie »

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Rentrée parlementaire oblige, le lobbying des anti-lobbies reprend du service. Le mois dernier, l'ONG Corporate Europe Observatory (CEO) - une organisation eurocritique de droit néerlandais, mais établie à Bruxelles - a repris son bâton de pèlerin pour dénoncer l'influence, selon elle excessive, des entreprises dans la politique de l'Union européenne (UE). Il est vrai que l'industrie de l'influence ne connaît pas la crise.

Il y a encore trois ans, les groupes les plus actifs à Bruxelles, comme IBM ou Intel, déclaraient dépenser entre 1 et 1,5 million d'euros par an pour influencer la législation ou la politique européenne. Depuis, ce plafond a été multiplié par 4 ou 5.

Le palmarès de ceux qui dépensent le plus publié sur le site LobbyFacts.eu place en tête Philip Morris, qui entretient une équipe d'une dizaine de lobbyistes pour plus de 5 millions d'euros par an. Le géant du tabac est le premier, mais pas l'exception. Exxon, Microsoft, Shell, Siemens ont également passé la barre des 4 millions. Le premier des groupes français, GDF Suez, flirte avec les 4 millions d'euros. Intéressant : le groupe chinois Huawei Technologies, qui passait sous le radar il y a encore quelques années, est classé huitième avec 3 millions de dépenses annuelles.

Évidemment, l'effort financier consenti reste en deçà de ce qui se pratique dans la capitale mondiale du lobbying : Washington DC. Mais il n'est plus tout à fait sans proportion. Par exemple, Google, qui figure parmi les plus actifs sur Capitol Hill où ses dépenses sont estimées à 9,6 millions de dollars (7,5 millions d'euros), entretient tout de même un bureau de huit personnes à Bruxelles pour 1,25 à 1,5 million. Intel déclare 1,75 à 2 millions d'euros à Bruxelles, 3,1 millions à Washington DC, Microsoft 4,5 à 4,75 millions d'euros à Bruxelles et 8 dans la capitale américaine. Et Siemens dépense pratiquement autant des deux côtés de l'Atlantique (3,9 millions d'euros à DC contre 4,3 millions dans la capitale européenne).

CEO s'étonne que les grandes entreprises américaines soient celles qui dépensent le plus. En réalité, il en a toujours été ainsi. La pratique du lobbying a été importée en Europe pour elles, il y a trente ans, par une poignée de professionnels souvent britanniques. Leurs clients s'étaient rangés derrière le projet de grand marché européen défendu par Jacques Delors... alors que les groupes européens pouvaient être tentés de défendre leur pré carré national.

Question d'intérêt, donc, mais aussi de culture politique

Non seulement le lobbying fait partie de la culture des multinationales américaines, mais, surtout, celles-ci peuvent moins se reposer sur les relais nationaux que leurs homologues européennes.

Par exemple, Airbus dépense 5 fois plus aux États-Unis qu'en Europe, ce qui ne l'empêche pas de figurer parmi les principaux bénéficiaires des aides à la recherche européenne (pour pas loin de 300 millions d'euros). Reste que convaincre un état-major de mettre quelques centaines de milliers d'euros sur la table pour avoir un oeil dans les couloirs du Parlement et décrocher quelques rendez-vous à la Commission relève de la gageure.

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

Discutez avec n'importe quel consultant en affaires publiques de la place et vous comprendrez vite que le plus difficile dans ce métier n'est pas de caler un rendez-vous avec le rapporteur d'une directive, ni même d'arriver à le convaincre de déposer tel ou tel amendement... mais de trouver des clients. Comme tous les consultants, les lobbyistes doivent avant tout déployer des talents de commerciaux. L'influence reste un bien pour le moins immatériel dont le retour sur investissement s'avère difficile à mesurer.

« Si vous êtes capable de convaincre le client, vous n'aurez pas de mal à convaincre le député », résumait récemment un de ces consultants.

Pourtant le jeu peut en valoir la chandelle. Pour une grande banque dont le bilan se chiffre en milliers de milliards d'euros, le gain dégagé par une variation ne serait-ce que d'un demi-point du ratio en capital peut faire gagner quelques milliards de capitaux obligatoires.

« Le lobbying peut être très rentable... à condition qu'il soit bien fait », résume ce professionnel.

Florence Autret

Sur le même sujet

  • 1

    OPINION. « Trente ans d'allègements, et si c'était la courbe le problème ? »

  • 2

    OPINION. « Le bio-manufacturing, prochain tournant stratégique : la France peut-elle se permettre d’attendre »

  • 3

    « Recyclage et réemploi : des enjeux de  souveraineté industrielle et écologique »

  • 4

    OPINION. « Asie centrale : la nouvelle frontière économique que la France ne peut plus ignorer »