Les Bourses du Moyen-Orient continuent à chuter

 |   |  484  mots
Désormais, le week-end, les observateurs scrutent la réaction des marchés du Moyen-Orient ouverts samedi ou dimanche afin d'anticiper sur les Bourses occidentales qui rouvrent le lundi. Et ce dimanche, c'est la chute qui continue de Dubaï en passant par Tel Aviv. Seule la Bourse saoudienne a résisté grâce à une baisse des taux.

La crise boursière crée de nouveaux réflexes. Ainsi, on n'avait guère l'habitude le dimanche de scruter les marchés boursiers de la région du Golfe, qui sont ouvert à la veille du lundi. Désormais, avec le krach de ces dernières semaines, on les observe en effet comme s'ils pouvaient donner une tendance pour la semaine à venir. Dimanche dernier, un internaute avait posté un commentaire sur le site de latribune.fr en indiquant s'attendre à un lundi noir en Europe et aux Etats-Unis après la forte chute, dimanche, de la Bourse de Tel Aviv, également ouverte.

Or, ce dimanche 12 octobre, malgré le plan d'action présenté par le G7, les ministres des finances des sept pays les plus riches du monde, les Bourses des pays du Golfe, qui s'étaient un temps redressés après les baisses de taux des banques centrales, y compris dans la région, ont été mal orientées.

La Bourse de Dubaï a clôturé sur un repli de 5,41 % dimanche. Et ce, malgré la décision du gouvernement des Émirats de garantir, notamment, les dépôts des banques locales. Au Qatar, l?indice DSM 20 a cédé 7,18 %.

De son côté, le Kuwait Stock Exchange s?est replié de 0,4 %.

Seule exception?: l?Arabie Saoudite où les marchés actions (+ 0,34 %) ont profité d?une baisse des taux. Mais samedi, l'indice de la bourse saoudienne avait plongé de 6%, tombant à son plus bas niveau depuis quatre ans, clôturant sous les 6.000 points.

A la Bourse de Tel-Aviv, le TA-25, son principal indice, fermé depuis mercredi en raison de la fête juive de Yom Kippour, chutait à l'ouverture de 7,68%. Le début des cotations a même été retardée de 45 minutes, les transactions marquant une baisse de plus de 5% lors des échanges préliminaires. Le Tel-Tech, qui regroupes les valeurs des sociétés de haute technologie, le Nasdaq israëlien, décrochait lui de 15,55% à 143.55 pts. Finalement, le TA-25 a fini en baisse de 3,8%, à 767,61 points mais le Tel-Tech a plongé 11,81% à 149.91 points.

"Il n'y pas a pas de raison de s'angoisser. Il n'y a aucune raison d'agir de manière irrationnelle. Si nous continuons à agir avec responsabilité, l'économie israélienne pourra surmonter la crise mondiale", a lancé le Premier ministre Ehud Olmert, lors de la réunion hebdomadaire du gouvernement. Apparemment sans convaincre les investisseurs.


Le ministre des Finances, Roni Bar-On, a également tenté de rassurer en affirmant que, depuis la création de l'Etat d'Israël, il n'avait pas été porté aux intérêts des épargnants, et qu'il "continuerait à en être ainsi".
Le gouvernement a, dans l'immédiat, exclu une intervention directe sur les marchés ou l'octroi de garanties pour les dépôts bancaires.

Mardi, la banque centrale d'Israël a surpris en décidant d'abaisser  son principal taux directeur, de 0,5%, à 3,75%, comme les autres grandes banques centrales de la planète.

 

 

 

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
"Désormais, avec le krach de ces dernières semaines, on les observe en effet comme s'ils pouvaient donner une tendance pour la semaine à venir." : et comme ces bourses baissent parce que le vendredi ce sont les bourses occidentales qui baissent, on est dans un joli cercle vicieux, là. Les investisseurs sont comme des moutons, ils n'attendent plus qu'un Buffet pour définitivement les tondre.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :