Légère baisse à Wall Street après des résultats mitigés

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Les places américaines reculent très légèrement ce vendredi, après quatre séances consécutives de hausse. Les résultats mitigés publiés ce vendredi incitent à la prudence. Le Dow Jones cède 0,10% à 8.704 points, le Nasdaq recule de 0,35% à 1.878 points et le S&P 500 abandonne 0,31% à 938 points..

Après quatre séances consécutives de hausse (sept séances même pour le Nasdaq), Wall Street consolident ses gains ce vendredi, reculant légèrement. Les investisseurs sont d'autant plus incités à engranger leurs bénéfices que les résultats publiés ce vendredi sont mitigés. Les marchés s'inquiètent notamment de la forte baisse du chiffre d'affaires de General Electric et plus particulièrement du repli des revenus générés par ses activités industrielles. Les résultats supérieurs aux attentes de Citigroup et de Bank of America et les bons chiffres de l'immobilier ne compensant pas.

Vers 16h15, le Dow Jones cède 0,10% à 8.704 points, le Nasdaq recule de 0,35% à 1.878 points et le S&P 500 abandonne 0,31% à 938 points.

Sur le front des statistiques, les permis de construire délivrés ont progressé de 8,7% en juin, à 563.000 en rythme annuel. Il s'agit du deuxième mois consécutif de hausse de cet indicateur, tombé en avril à son plus bas niveau depuis sa création en 1960. Les économistes attendaient un rebond moins marqué, avec 524.000 permis. De leur côté, le nombre de mises en chantier de logements a augmenté de 3,6% en juin, à 582.000 unités en rythme annuel. Cette hausse est elle aussi bien supérieure aux attentes des analystes, qui tablaient sur 530.000 mises en chantier.

Du côté des valeurs, General Electric abandonne 4,84% à 11,80 dollars. Le conglomérat géant américain, traditionnellement considéré comme un baromètre de l'économie américaine en raison de la diversité de ses activités, a accusé une chute de 17% de son chiffre d'affaires au deuxième trimestre. Celui-ci s'établit à 39 milliards de dollars sur la période, là où les analystes attendaient 42 milliards de dollars. Le bénéfice net a pour sa part fondu de 47% entre avril et juin, tombant à 2,67 milliards de dollars. Par action, cela représente 26 cents, soit 3 cents de mieux que le consensus des marchés.

Sur le secteur financier, Citigroup grimpe de 3,30% à 3,13 dollars. La banque new-yorkaise est repassée dans le vert au deuxième trimestre, grâce à la cession partielle de sa filiale de courtage Smith Barney. Ses profits s'élèvent ainsi à 4,47 milliards de dollars, contre une perte de 2,49 milliards l'an passé. Hors le gain exceptionnel lié à cette opération, l'établissement affiche une perte de 2,2 milliards de dollars, soit 27 cents par action. C'est cependant mieux que le déficit de 33 cents escompté par les investisseurs. Le produit net bancaire, l'équivalent du chiffre d'affaires, a grimpé de 71% sur un an à 30 milliards de dollars. Mais cette forte hausse est essentiellement liée à la cession de Smith Barney.

Bank of America gagne de son côté de 0,87% à 13,28 dollars après avoir publié des résultats légèrement supérieurs aux attentes des opérateurs. La première banque américaine a dégagé un bénéfice net de 2,42 milliards de dollars au deuxième trimestre, en baisse de 25% sur un an. Le bénéfice par action (BPA) s'élève à 33 cents, contre un consensus de 29 cents. Le produit net bancaire atteint pour sa part 33,1 milliards de dollars contre 20,7 milliards l'an passé, grâce à l'acquisition de la banque d'affaires Merrill Lynch et du spécialiste du crédit hypothécaire Countrywide.

Le groupe informatique IBM progresse de 2,66% à 113,58 dollars. Le numéro un mondial des services informatiques a nettement revu à la hausse ses prévisions de profits annuels, attendant désormais un BPA de 9,70 dollars cette année, contre 9,20 dollars précédemment et 9,12 dollars escomptés par les investisseurs. Au deuxième trimestre, les profits ont atteint 2,77 milliards de dollars, soit 2,32 cents par action alors que les investisseurs misaient sur 2,02 dollars. Le chiffre d'affaires d'IBM a pour sa part reculé de 13% au deuxième trimestre, tombant à 23,25 milliards de dollars. Les marchés escomptaient de leur côté 23,59 milliards.

Son concurrent Oracle cède 0,23% à 21,59 dollars. Les actionnaires de Sun Microsystems ont accepté jeudi soir l'offre de rachat de 7,4 milliards de dollars émise par l'éditeur de logiciels. Grâce à cette acquisition, ce dernier va réorienter ses activités en mettant la main sur le propriétaire du langage de programmation Java et du système d'exploitation Solaris. Sun, qui prend 0,33% à 9,17 dollars, était initialement convoité par IBM.

Google chute de 3,28% à 428,10 dollars. Le leader mondial des recherches sur Internet a dégagé 1,48 milliard de dollars de profits au deuxième trimestre, en hausse de 19% sur un an. Par action et hors exceptionnels, cela représente 5,36 dollars. Les marchés attendaient de leur côté un BPA de 5,06 dollars. Le chiffre d'affaires hors TAC (Traffic Acquisition Costs), qui exclut les revenus reversés aux sites partenaires ayant mis en place le système de liens sponsorisés AdSense, a pour sa part progressé de 4% à 4,07 milliards de dollars. Un chiffre conforme aux estimations des investisseurs. Mais ces derniers espéraient que Google dépasse plus nettement le consensus, ce qui avait provoqué une forte hausse du cours depuis le début de la semaine.

Toujours sur le Nasdaq, Apple progresse de 1,56% à 149,82 dollars. JPMorgan a relevé son objectif de cours sur le titre du groupe à la pomme, passant de 155 à 167,50 dollars. L'intermédiaire a par ailleurs revu à la hausse ses prévisions de bénéfice par action pour le troisième trimestre (1,23 dollar contre 1,12 dollar précédemment) et sur l'ensemble de l'année (5,68 dollar contre 5,51 dollar). Apple publiera ses résultats au titre de son troisième trimestre mardi prochain.

Enfin, Mattel grimpe de 6,09% à 17,18 dollars. Le premier fabricant mondial de jouets a publié un bénéfice trimestriel supérieur aux attentes. Entre avril et juin, il s'est élevé à 21,5 millions de dollars, soit près deux fois plus que l'an passé. Par titre, les profits ressortent à 6 cents, 5 cents de mieux que le consensus. Le chiffre d'affaires a diminué de 19% sur la période, plombé notamment par le fort repli des ventes de sa poupée vedette Barbie. Les revenus du groupe ont été 898 millions de dollars, là où les investisseurs misaient sur 970 millions.

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