Ubisoft en chute libre après l'abaissement de ses objectifs

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Pour son premier trimestre (d'avril à juin), les ventes de l'éditeur français de jeux vidéo reculent de moitié à 83 millions d'euros au lieu des 95 millions initialement prévus. Son deuxième trimestre, puis l'exercice entier, s'annoncent également moins bons que prévu. En Bourse, le titre termine sur une chute de près de 15%.

Ubisoft subit pour son premier trimestre allant d'avril à juin un ralentissement sensible de ses ventes, au-delà de ce qu'il avait imaginé. Non seulement son chiffre d'affaires de 83 millions d'euros réalisé sur cette période est deux fois moins élevé que l'année dernière à même époque mais il est aussi inférieur aux 95 millions anticipés. D'après son communiqué publié lundi soir, Ubisoft a constaté un "ralentissement plus marqué que prévu des ventes de jeux Nintendo DS en Europe et aux Etats-Unis".

Si l'on devait retenir un élément positif, Ubisoft pointe du doigt "le gain important de parts de marché" sur les jeux liés à la console de salon Wii de Nintendo depuis le début de l'année calendaire (7,2% de parts de marché en Europe contre 4,6% l'an dernier et 4,5% de parts de marché aux Etats-Unis contre 2,7% l'an dernier).

Malgré tout, ces éléments ne sont pas de nature à rendre le groupe très optimiste pour le deuxième trimestre de son exercice annuel 2009-2010 (clos au 31 mars). Il annonce réviser à la baisse son objectif de chiffre d'affaires sur la période de juillet à septembre. Initialement prévu autour de 130 millions d'euros, les ventes devraient plutôt atteindre 80 millions. C'est également moins que le chiffre enregistré de ce trimestre.

Mais l'abaissement des prévisions ne s'arrête pas seulement au deuxième trimestre. C'est tout son exercice qu'Ubisoft revoit à la baisse. Son chiffre d'affaires est dorénavant attendu à environ 1,04 milliard d'euros au lieu de 1,1 milliard. Le résultat opérationnel courant (avant rémunérations payées en actions) devrait être d'au moins 7% (du chiffre d'affaires), par rapport à des objectifs précédents de 11% environ.

"Nous sommes déçus de devoir décaler plusieurs jeux importants, mais nous considérons que ce choix est le seul possible dans l'intérêt à long terme d'Ubisoft", explique Yves Guillemot, Président Directeur Général dans le communiqué.

A la Bourse de Paris, la sanction est brutale. En fin de journée, le titre a perdu 14,78% à 12,43 euros. En matinée, le cours de l'action dégringolait de près de 23% à 11,28 euros

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