La Bourse de Paris chute, nouveau plus bas annuel

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Dans le sillage de Wall Street et des places asiatiques, le marché parisien chute. A mi-séance, le CAC 40 recule de 3,19% à 3.321 points, son nouveau plus bas de l'année. Les autres places européennes subissent le même sort.

Coup de vent à la Bourse de Paris ce mardi après une journée hésitante la veille. A mi-séance, le CAC 40 chute de 3,19% à 3.321 points et passe sous son plus bas de l'année (3342 points). Les autres places européennes plongent également. En Espagne, la Bourse se replie de 4,32%, en Italie de 4,51% et en Allemagne de 3%. 

L'inquiétude s'accentue autour de la zone euro avec le sauvetage par la Banque d'Espagne d'une petite caisse d'épargne espagnole. Signe de cette angoisse, l'euro repart nettement à la baisse face au dollar sous 1,22 à 1,2197 dollar. Les investisseurs effectutent un "fly to quality" en privilégiant les obligations des Etats les plus solides, notamment en Europe, donc bien sûr l'Allemagne mais aussi la France dont l'OAT (obligation assimilable au Trésor) a vu son rendement - plus la demande est élevée, plus il est bas - descendre à 2,83% ce mardi matin, un étiage que l'on a pas vu depuis très longtemps pour la dette tricolore.

La Banque centrale européenne (BCE) a indiqué avoir racheté déjà pour 26,5 milliards d'euros de titres obligataires de dette souveraine des pays de la zone euro les plus fragiles (Grèce, Portugal, Espagne...).

Les annonces ces dernières heures de plans d'économies un peu partout en Europe (Italie, Grande-Bretagne, Espagne, etc.) ne rassurent pas forcément les marchés qui craignent leur impact sur la croissance européenne, l'un des moteurs de la croissance mondiale.

Ce mardi, la Bourse de Tokyo a piqué du nez (-3,06%) dans le sillage de Wall Street qui a perdu en fin de séance lundi soir plus de 1%.

Le secteur financier subit, une nouvelle fois, de plein fouet les craintes du marché. Société Générale chute de 6,27% à 33,01 euros. BNP Paribas recule de 3,2% et Crédit Agricole de 6,72%. Deutsche Bank est passé à l'achat sur BNP Paribas et a abaissé sa recommandation sur Crédit Agricole.  Natixis abandonne 5,72% à 3,29 euros. BPCE pourrait se renforcer à l'international dans la gestion d'actifs à travers sa filiale Natixis, a déclaré aux Echos le président du directoire du groupe bancaire mutualiste.

Autre secteur contributeur à la chute du CAC 40 : le pétrolier et parapétrolier. Dans le sillage du recul des cours du brut, les valeurs sont en net repli. Le baril de WTI américain s'échange contre 67,59 dollars et celui de Brent de la mer du Nord contre 68,88 dollars. Total, la première capitalisation du CAC 40, cède 2,69% à 36,53 euros. Technip se replie de 6,18% et Vallourec de 4,90%. CGG Veritas plonge de 9,79%.

Les valeurs cycliques évoluent dans le rouge. ArcelorMittal affiche une baisse de 4,67% à 22,67 euros. Bouygues perd 4,39% à 31,82 euros et Lafarge abandonne 4,8% à 43,03 euros.

Le secteur automobile est également touché par cette crise européenne. La crise grecque pourrait peser sur le marché automobile européen d'ici à la fin de l'année, même si son redressement a été plus rapide que prévu depuis janvier, a déclaré Carlos Ghosn, le président du constructeur japonais Nissan Motor dans le Wall Street Journal. Renault se replie de 6,1%, Michelin de 4,92% et Peugeot de 3,96%. PSA construira les nouveaux modèles d'entrée de gamme de Peugeot et Citroën dans leur usine espagnole de Vigo, rapporte Les Echos dans son édition de mardi. Au total, le groupe aurait prévu un investissement de 1,06 milliard d'euros, précise le quotidien.

EADS perd 2,97% à 15,21 euros. Le président d'Airbus Tom Enders a déclaré au Wall Street Journal que l'avionneur européen chercherait à éviter d'accélérer trop rapidement sa production. "Il est important pour nous de ne pas devenir trop gourmands", a-t-il dit.

Hors CAC 40, Air France - KLM perd 5,61% à 8,72 euros. La Chine incite les trois grandes compagnies aériennes du pays à fusionner leurs activités cargo afin de tenter de récupérer des parts d'un marché dominé par des compagnies étrangères, notamment Air France.

Suez Environnement résiste et enregistre l'unique hausse de l'indice parisien. Le titre gagne 0,22% à 13,73 euros. Citigroup a relevé son opinion de "conserver" à "acheter".

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Commentaires
a écrit le 25/05/2010 à 13:33 :
certaines banques de la zone prepare a fournir des assignat ou reconnaisance de dettes a leurs clients,plusieurs ets banquaires francais sont dans le cas
la faillite est la

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