Les valeurs liées aux matières premières décrochent en Bourse

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Le secteur est affecté par la forte correction des cours des matières premières, notamment ceux du pétrole.

Coup de froid pour les valeurs liées aux matières premières, et en particulier pour les pétrolières. Le secteur a dévissé ce jeudi à la Bourse de Paris alors que les cours du pétrole ont violemment décroché.

Technip (-1,87%) et Total (-1,4%) signent les plus fortes baisses du CAC 40, pesant ainsi de tout leur poids sur l'indice parisien. De leur côté, ArcelorMittal abandonne -0,37% et Vallourec 0,21%. Hors CAC 40, on retrouve également parmi les plus fortes baisses du SRD des titres comme Bourbon (-5,29%) ou bien encore CGG Veritas (-3,28%).

Ailleurs en Europe, la tendance est identique. L'indice DJEuroStoxx Energy recule de 1,49%. La veille, à Wall Street, le compartiment avait déjà souffert, Chevron et Exxon ayant perdu plus de 2%.

Il faut dire que la correction a été sévère sur les marchés de matières premières. Et notamment sur le pétrole. Le baril de brut a lâché 5,67 dollars à New York, soit un plongeon de 5,46%, retombant brusquement sous la barre des 100 dollars à 98,21 dollars. Il a suivi les prix de l'essence, qui ont lâché plus de 7% sur le New York Mercantile Exchange (Nymex) après une hausse surprise des stocks aux Etats-Unis. A Londres, sur l'IntercontinentalExchange, le baril de Brent pour livraison en juin a lâché 5,06 dollars à 112,57 dollars.

Les échanges de contrats énergétiques ont été tellement animés que le Chicago Mercantile Exchange a suspendu pendant cinq minutes, selon les règles en place, les échanges sur les contrats d'essence, de brut et de fioul de chauffage après que la baisse des prix de l'essence a atteint la limite journalière autorisée (-25 cents).

Ce jeudi, les cours du pétrole étaient encore sous pression. L'Agence internationale de l'énergie (AIE) a revu pour la première fois en baisse, de 190.000 barils par jour, sa prévision de demande mondiale de pétrole en 2011, à 89,2 millions de barils par jour, en raison des prix élevés et d'une croissance moins forte dans les pays riches.

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