Les cycliques plombées par les craintes sur la croissance mondiale

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Les valeurs cycliques, très sensibles à la conjoncture économique, sont dans l'œil du cyclone. Elles pâtissent des craintes d'un ralentissement de l'économie mondiale et d'un éventuel durcissement des conditions de financement des entreprises.

La nouvelle dégringolade des indices boursiers, après le rebond technique en fin de semaine dernière, entraîne les valeurs cycles dans le rouge. Parmi les plus forts chutes, celles du secteur automobile : Renault décroche de 5,87% et Peugeot de 4,98%. Les deux titres ont perdu près de 40% depuis début juillet, alors que Michelin, qui cède 2,42%, a reculé de 30% sur la même période. Le secteur de la construction subit également de fortes pertes. ArcelorMittal recule de 3,25% et Vallourec de 3,28%.

Cette purge est alimentée par l'hypothèse d'une rechute de la croissance mondiale (« double dip »). La publication, ces dernières semaines, de plusieurs indicateurs macroéconomiques inquiétants a confirmé les craintes des opérateurs de marché. A commencer par les chiffres américaines du chômage, de l'immobilier et de l'activité manufacturière, dévoilés jeudi, qui laissent, une fois de plus, planer de sérieux doutes sur la santé de la première économie mondiale. En zone euro, l'économie allemande est proche de la stagnation, alors que celle de la France est retombée à zéro. De quoi alimenter les doutes des investisseurs.

Citigroup et JP Morgan ont remis une couche. Les deux banques américaines ont abaissé leurs prévisions de croissance de l'économie américaine. Pour JP Morgan le PIB des Etats-Unis progressera de 1% au dernier trimestre de l'année, contre 2,5% attendu précédemment. De son côté, Citigroup a réduit ses prévisions de croissance 2011 de l'économie américaine de 1,7% à 1,6%. Plus pessimiste, Morgan Stanley juge pour sa part que "les économies des Etats-Unis et de l'Europe dangereusement proches de la récession".

Dans ce contexte déjà fragile, une nouvelle source préoccupations s'ajoute aux craintes des investisseurs : les conditions de financement des entreprises, conséquence directe de la réapparition de tensions sur le marché interbancaire. Lars Kreckel, stratégiste chez Exane BNP Paribas à Londres, explique que "la tempête sur les marchés financiers semble déborder sur l'économie réelle et l'accumulation des signaux de stress sur les marchés interbancaires agite le spectre d'un potentiel credit crunch (assèchement du crédit)".

 

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Commentaires
a écrit le 20/08/2011 à 14:41 :
l'Union européenne ne prendra corps que si elle repose sur une plus grande solidarité entre pays membres. Au fond, c'est parce que les marchés financiers doutent de cette solidarité concrète qu'ils jouent la défiance. Et qu'ils risquent ainsi de faire éclater l'Union tout entière.

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