Delta Lloyds plonge pour sa première séance de cotation

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La filiale néerlandaise d'Aviva est vivement attaquée à Amsterdam, le jour même de son introduction en Bourse. Le prix d'introduction fixé dans le bas de la fourchette et une conjoncture morose pour le secteur de l'assurance pèsent sur la tendance.

L'entrée en Bourse de Delta Lloyds se fait sous de sombres auspices. Pour sa première journée de cotation, le titre cède plus de 10% à la Bourse d'Amsterdam. La filiale du grand assureur britannique Aviva (-3,2% à Londres) affiche une capitalisation de 2,65 milliards d'euros, un peu plus modeste que les 3,1 milliards espérés un temps par son actionnaire majoritaire.

Aviva a levé 1,02 milliard d'euros grâce à cette introduction (IPO). Il s'agit de la plus importante opération du genre en Europe occidentale depuis le début de l'année. Le prix d'introduction a été fixé à 16 euros, soit dans le bas d'une fourchette qui allait de 15,50 à 19 euros.

Outre ce prix d'introduction bas, les marchés ont été échaudés par un phénomène de concurrence dans le secteur financier. En effet, ING, le plus gros groupe financier néerlandais a annoncé son intention de lever 7,5 milliards d'euros dans une augmentation de capital et d'introduire ses divisions assurances en Bourse, une condition pour conserver les aides gouvernementales. En Grande-Bretagne, RBS envisagerait également une augmentation de capital, ce qui retient l'attention des marchés.

De plus, l'indice des assureurs européens a chuté de 10% depuis le 19 octobre. Les investisseurs s'inquiète des aides publiques accordées au secteur financier et du fait que les valeurs pourraient avoir progressé à un rythme supérieur à celui de la reprise. Preuve que l'assurance est encore convalescente, Delta Lloyds a enregistré une nouvelle perte au troisième trimestre et son déficit atteint 100 millions d'euros sur les neuf premiers mois de l'année.

La reprise des IPO est beaucoup plus lente en Europe qu'aux Etats-Unis. Depuis le début de l'année, six entreprises d'Europe occidental se sont lancées sur les marchés, contre 33 aux Etats-Unis, selon les données de Bloomberg.

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