Mi-séance : la Bourse de Paris plombée par les inquiétudes sur l'Espagne

Le CAC 40 était dans le rouge à la mi-journée, ce jeudi. Les doutes à propos de l'Espagne affectent en particulier les valeurs bancaires.

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La Bourse de Paris repartait à la baisse jeudi à la mi-journée. A 12H34 (10H34 GMT), le CAC 40 perdait 0,82% et s'établissait sous les 3.300 points à 3.285,87 points. La veille, il avait déjà cédé 2,74%. Le marché attend la publication d'un rapport officiel sur l'emploi américain. Le volume d'échanges restait modeste en cette fin de matinée (1,303 milliard d'euros), avant un long week-end pascal.

L'Espagne restait plus que jamais dans le viseur du marché, les taux d'emprunts du pays se tendant très nettement sur le marché obligataire. Le rendement de l'obligation espagnole à 10 ans s'inscrivait ainsi à près de 6%. "Le pays montre de plus en plus de difficultés à tenir son déficit et l'échec de son émission de dette hier (mercredi) en dit long sur la confiance des opérateurs dans le pays", quatrième économie de la zone euro, relèvent les analystes de Saxo Banque. 

Soulagement à propos du Portugal

En revanche, le Portugal semble regagner la confiance des intervenants. Après les éloges de Bruxelles sur la mise en oeuvre de son programme de rigueur et de réformes, le pays est parvenu mercredi à placer son premier emprunt à 18 mois depuis sa demande d'aide financière et le Fonds monétaire international a approuvé un versement de 5,17 milliards d'euros à Lisbonne.

Paris, de son côté, a levé près de 8,5 milliards d'euros à moyen et long terme, à des taux d'emprunt légèrement moins favorables.

Recul des valeurs bancaires

Dans le sillage du de tensions en Espagne, les valeurs bancaires reculaient nettement alors que certains établissements sont très exposés aux titres de dette espagnole. Après avoir ouvert dans le vert, le secteur bancaire creusait ses pertes, Crédit Agricole perdait 3,51% à 4,09 euros, Société Générale 2,26% à 19,90 euros et BNP Paribas 2,30% à 32,42 euros.

Les valeurs cycliques pesaient aussi sur la cote, Lafarge reculant de 2,42% à 32,92 euros, Vinci de 2,27% à 36,17 euros et Michelin de 2,0% à 53,31 euros. EDF cédait 2,73% à 16,74 euros alors que la prise de contrôle d'Edison par l'électricien a subi un nouveau revers. Le gendarme boursier italien, la Consob, a rejeté le prix auquel le Français voulait racheter les parts des actionnaires minoritaires de la société italienne.

France Télécom baissait de 1,03% à 10,56 euros. ING a pourtant confirmé sa recommandation à "achat" et son objectif de cours à 13,25 euros sur le titre, selon une source de marché.Mauna Kea Technologies chutait de 6,27% à 11,36 euros après avoir doublé sa perte nette en 2011 à 7,9 millions d'euros, affecté par une hausse de ses charges de ventes et de ses frais généraux.

A l'inverse de la tendance, LVMH prenait 0,79% à 127,90 euros après que son PDG Bernard Arnault s'est montré confiant pour le premier trimestre.

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