En bref : Le dernier scandale Goldman Sachs

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(Crédits : Forex)

En dépit de son entregent politique indéniable, la firme de Wall Street traîne depuis la crise des subprimes une réputation sulfureuse qui pourrait à terme sérieusement lui nuire…et également à ses partenaires! Au point de quasiment avoir fait tombé le gouvernement danois il y a quelques jours!

En effet, comme le détaille le journal britannique The Guardian, le gouvernement du Danemark a failli perdre son assise à l'Assemblée après qu'un parti membre de la coalition, le parti populaire socialiste, d'obédience écologique, ait décidé de se retirer à la suite d'un accord entre le pays et la banque Goldman Sachs.

Cet accord implique que la cinquième banque américaine puisse acheter 19% des parts de la compagnie publique Dong Energy pour un montant de 1.5 milliard de dollars, ce qui ferait tomber la part de l'Etat à environ 60%. Cette proportion reste toutefois largement suffisante pour influencer directement les questions stratégiques à venir. Dong Energy a notamment beaucoup investi dernièrement pour proposer des solutions rentables dans le domaine des énergies renouvelables. C'est, ainsi, l'une des entreprises du Danemark qui représente le plus important potentiel de développement dans les prochaines années, sur un secteur considéré comme clef par les analystes et économistes.

Le gouvernement danois a toutefois évité le pire puisque la présidente du parti populaire socialiste, Annette Vilhelmsen, a finalement décidé de maintenir son soutien parlementaire malgré le départ de six de ses ministres du cabinet. Depuis sa formation en 2011, le gouvernement minoritaire de Thorning-Schmidt a connu de nombreuses crises mais le dernier scandale lié à Goldman Sachs a été, jusqu'à présent, le risque le plus sérieux posé à sa survie.

Alors qu'il y a encore quelque temps, la banque américaine était le symbole de la réussite et de l'excellence, elle est devenue, au fur à mesure des déboires, la représentation la plus criante des dérives de la finance et de ses méfaits pour l'économie réelle. Goldman Sachs, tombeur de gouvernements?
 

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Commentaires
a écrit le 01/02/2014 à 14:42 :
Vous oubliez il me semble, quelques détails qui permettent de comprendre un peu mieux. Ainsi GS achète 19% des titres, mais contrairement à la loi danoise qui prévoit que le contrôle ne peut s'obtenir sous 33% de détention, le gouvernement donne également un droit de véto à GS qui pourra s'opposer à tout changement de direction ou de stratégie.
Par ailleurs, le gouvernement engage également la garantie de l'état danois (et donc des citoyens, ce qui explique l'envolée des signatures de la pétition contre le projet). En effet, si en 2018 GS ne peut pas revendre ses titres avec un bénéfice, l'état s'engage à les lui reprendre au prix d'achat initial. Par ailleurs, dans ce cas, il paiera un intérêt rétroactif sur 60% du montant de l'achat, intérêt qui ne pourra être inférieur à 2.25%
Encore trois petits détails. L'un concerne la suite des évènements au cas où "tout se passe bien" et qui prévoit qu'un IPO se déroule début 2018 au plus tard. Ensuite GS prévoit de gérer sa participation via des sociétés ad hoc au Luxembourg, Delaware et îles Caïman, de quoi faire bondir encore un peu plus certains.
Comme le dit fort à propos Morten Messerschmidth, (je résume une partie de son propos) nous faisons ici ce que nous avons reproché à certains pays du sud de l'Europe de faire.

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