La banque est la sidérurgie de demain

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(Crédits : MonFinancier.com)
Chaque matin, l'actualité commentée par Marc Fiorentino...

En 1978, le rapport Nora Minc lançait cette formule choc: la banque est la sidérurgie de demain. Près de 40 ans après, cette vision prophétique semble se réaliser. Hier HSBC a fait une annonce spectaculaire avec une réduction de ses actifs et une réduction de ses effectifs: 50,000 d'ici 2 ans. Le modèle de banque commerciale universelle est sous pression. Il est condamné.

LA FIN DE LA BANQUE UNIVERSELLE

La banque HSBC a annoncé une restructuration massive: C'est un événement majeur et un signe de plus du défi auquel doivent faire face les grandes banques internationales. Quand Stuart Guilliver, le patron d'HSBC, a pris la direction de la banque en 2010, le modèle était clair : une banque universelle. Une banque présente sur tous les métiers et dans tous les pays. Aujourd'hui, premier revirement dramatique avec la cession des activités en Turquie et au Brésil et le départ d'ici 2 ans de 50,000 avec un message fort : le recentrage sur l'Asie. La banque court après des niveaux de profitabilité qui ont disparu avec les années.

UN ENVIRONNEMENT HOSTILE

Comment explique-ton la chute de la profitabilité ? Les banques commerciales sont confrontées à un environnement difficile : la baisse des taux d'intérêt, le poids de la réglementation devenue de plus en plus asphyxiante. Auxquels il faut ajouter le coût des litiges et de la prévention juridique avec les scandales, les amendes et les armées de contrôleurs que les banques doivent maintenir. Les banques, on en parle moins, sont aussi confrontées comme tous les secteurs de l'économie et en particulier de la distribution, à une révolution numérique avec l'émergence du low cost et de nouveaux business models. Ce n'est pas un challenge stratégique, c'est un tremblement de terre.

LA SPIRALE SIDÉRURGIQUE

Le cours de l'action a pourtant peu réagi à l'annonce. C'est normal. Aux yeux des investisseurs, ce que vient de faire HSBC est nécessaire mais pas suffisant. Ils auraient voulu que la banque se sépare aussi d'une partie de ses activités de banques d'investissement qui sont peu rentables, notamment dans certains pays européens. HSBC a ouvert le bal. Mais d'autres banques vont suivre....

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