Les Bourses mondiales optimistes pour leur première séance de l'année

 |   |  1929  mots
La bonne humeur règne à la Bourse de New York, au passage de la nouvelle année.
La bonne humeur règne à la Bourse de New York, au passage de la nouvelle année. (Crédits : Reuters)
En Asie et en Europe, les Bourses ont fait souffler un vent d'optimisme pour leur première séance de 2020, confirmé par la place de New York qui partait à la hausse jeudi dès l'ouverture.

La Bourse de New York montait jeudi à l'ouverture de la première séance de 2020, l'optimisme des investisseurs sur la croissance mondiale étant ravivée par la banque centrale chinoise.

Vers 15H10 GMT, l'indice vedette de Wall Street, le Dow Jones Industrial Average, avançait de 0,61%, à 28.712,81 points.

Le Nasdaq, à forte coloration technologique, prenait 0,79%, à 9.043,25 points, et l'indice élargi S&P 500 gagnait 0,47%, à 3.245,87 points.

Wall Street avait déjà terminé sur une note positive mardi, ultime séance d'une année robuste, galvanisée par des banques centrales accommodantes, l'espoir d'un apaisement des tensions commerciales et des indicateurs solides: sur l'ensemble de l'année, le Dow Jones s'est apprécié de 22%, le S&P 500 de 29% et le Nasdaq de 35%.

Jeudi, "le marché des actions continue de célébrer la nouvelle année en sachant que son invité préféré - le soutien des banques centrales - est encore de la partie", observe Patrick O'Hare de Briefing.

La Banque centrale chinoise a en effet annoncé mercredi une nouvelle baisse du taux de réserves obligatoires imposé aux banques, une mesure destinée à libérer environ 114 milliards de dollars pour stimuler les prêts et relancer l'économie.

"Cette nouvelle n'est pas une grande surprise dans la mesure où le Premier ministre Chinois Li Keqiang avait récemment évoqué la possibilité d'utiliser le canal des taux d'intérêt pour apporter un soutien à l'économie", remarque M. O'Hare. "Cette décision (...) à l'approche des célébrations du Nouvel An chinois a malgré tout été accueillie comme un développement positif par l'ensemble des marchés mondiaux".

Une amélioration de la deuxième économie mondiale devrait en effet profiter à l'ensemble des pays, y compris à l'économie américaine.

De façon plus générale, "les perspectives pour 2020 aux Etats-Unis dépendront des industries européenne et chinoise, ainsi que de l'élection présidentielle américaine et des actions des banques centrales à travers le monde", prédit Christophe Low de FTN Financial.

"Pour l'instant, le fait d'avoir évité une récession en 2019 et la probabilité réduite d'une récession en 2020 est probablement l'évolution la plus importante par rapport à ce que la plupart des économistes anticipaient à cette même époque il y a un an", ajoute-t-il.

Sur le marché obligataire, le taux à 10 ans sur la dette américaine reculait à 1,865% contre 1,918% mardi à la clôture.

  • VALEURS : Apple en forme

Alphabet, la maison mère de Google, prenait 1,26%. Selon une étude publiée dans le journal scientifique Nature mercredi, la division dédiée à la recherche médicale de l'entreprise a développé un système d'intelligence artificielle capable de mieux détecter les cancers du sein sur des mammographies que les radiologues.

Les autres géants de la tech étaient également en forme à l'approche du grand salon de l'électronique pour le grand public CES à Las Vegas, du 7 au 10 janvier: ainsi Apple, qui a déjà gagné 86% en 2019, montait de 1,37% quand Microsoft s'appréciait de 1,04%.

Le fabricant de cigarettes Altria, qui possède 35% du spécialiste du vapotage Juul, reculait de 0,14%. Selon des informations du Wall Street Journal, l'administration américaine se prépare à interdire les recharges aromatisées aux fruits des cigarettes électroniques, accusées d'alimenter la popularité de ces produits chez les jeunes.

___

EUROPE

À Paris, une première séance bien orientée

La Bourse de Paris restait bien orientée jeudi à la mi-journée (+1,30%), décidée à aller de l'avant pour sa première séance de 2020 en profitant de l'embellie commerciale et des mesures prises par la banque centrale chinoise.

À 13H27 (12H27 GMT), l'indice CAC 40 prenait 77,48 points à 6.055,54 points. Mardi 31 décembre, à l'issue d'une demi-séance, il avait terminé à l'équilibre (-0,07%) totalisant un gain depuis le 1er janvier 2019 de 26,37%.

La cote parisienne a débuté positivement et a encore amélioré ses gains au cours de la matinée.

Wall Street s'apprêtait de son côté à ouvrir en hausse. Le contrat à terme sur l'indice vedette Dow Jones Industrial Average montait de 0,57%, celui sur l'indice élargi S&P 500 de 0,54% et celui sur le Nasdaq, à forte coloration technologique, de 0,70%.

"La tendance haussière se poursuit", les marchés étant "toujours soutenus par les espoirs d'accalmie sur le front des tensions commerciales", a souligné Franklin Pichard, directeur général de Kiplink Finance.

Selon M. Pichard, "bon nombre d'investisseurs misent sur la poursuite cette année des facteurs à l'origine des bonnes performances" de l'an passé, "comme l'assouplissement monétaire conduit par les banques centrales, la détente des relations commerciales entre les États-Unis et la Chine ou encore le Brexit qui rentre dans une phase offrant davantage de visibilité".

"A ce stade", a-t-il estimé, "tout milite pour une année favorable aux actions sans pour autant espérer réitérer le score de 2019".

L'annonce par Donald Trump de la signature le 15 janvier de l'accord commercial partiel conclu avec la Chine après des mois d'affrontement à coups de droits de douane punitifs participait de la bonne humeur.

La cérémonie aura lieu en présence de hauts responsables chinois, a indiqué, sans autres précisions, le locataire de la Maison Blanche, qui doit se rendre "à une date ultérieure" à Pékin où commenceront les discussions pour la "phase 2" de cet accord.

Une date ferme était très attendue tant les discussions des derniers mois, souvent tendues, ont donné lieu à des informations contradictoires.

Depuis mars 2018, Pékin et Washington se sont infligé des droits de douane réciproques sur des centaines de milliards de dollars de biens, ce qui affecte durement l'économie chinoise et ralentit l'économie mondiale.

Selon Tangi Le Liboux, un stratégiste du courtier Aurel BGC, la baisse du taux de réserves obligatoires de la banque centrale chinoise, "qui fournit un stimulus supplémentaire à l'économie chinoise", était également un facteur de soutien pour l'indice.

"En Bourse, l'année va véritablement commencer la semaine prochaine", a-t-il toutefois nuancé, car "beaucoup d'investisseurs ne seront pas présents ce jeudi ni demain."

La banque centrale chinoise a annoncé mercredi une nouvelle baisse du taux de réserves obligatoires imposé aux banques, une mesure destinée à libérer environ 114 milliards de dollars pour dynamiser les prêts et relancer l'économie.

Du côté des indicateurs, l'activité manufacturière en Chine a connu en décembre son rythme de croissance le plus faible depuis quatre mois, selon l'indice des directeurs d'achat (PMI) pour le secteur.

  • VALEURS : Airbus toujours à la fête

Sur le terrain des valeurs, Airbus gardait la tête d'un indice CAC 40 massivement dans le vert, avec une hausse de 3,13% à 134,56 euros.

Le secteur automobile avait également le vent en poupe après les chiffres publiés par le Comité des constructeurs français d'automobile (CCFA).

Peugeot gagnait 2,77% à 21,89 euros et Renault 0,19% à 42,26 euros alors que les deux constructeurs nationaux ont affiché une progression de 0,88% sur l'année avec 1,25 million de véhicules immatriculés.

Les banques avançaient également avec dynamisme à l'instar de BNP Paribas en progression de 1,82% à 53,79 euros, Société Générale de 2,27% à 31,72 euros et Crédit Agricole de 2,21% à 13,21 euros.

--

À Londres, la Bourse entame l'année sur les chapeaux de roues (+0,83%)

La Bourse de Londres évoluait en forte hausse jeudi (+0,83%) à l'entame de la première séance de l'année 2020, encouragée par des mesures de relance en Chine et la perspective d'un accord commercial sino-américain.

Vers 08H30 GMT, l'indice FTSE-100 des principales valeurs prenait 63,00 points à 7.605,45 points.

Le marché britannique faisait preuve d'optimisme après avoir bondi de 12% lors de l'année 2019, à la faveur d'un mois de décembre très porteur notamment grâce à un certain éclaircissement de l'horizon concernant le Brexit.

Dans les premiers échanges de 2020, les investisseurs profitaient "de mesure de relance en Chine et de nouveaux espoirs sur un accord commercial avec les Etats-Unis", souligne Samuel Springett, analyste chez Accendo Markets.

Pour rappel, les mêmes causes produisant les mêmes effets à Londres comme ailleurs dans le monde: primo, la Banque centrale chinoise a annoncé mercredi une nouvelle baisse du taux de réserves obligatoires imposé aux banques, une mesure destinée à libérer environ 114 milliards de dollars pour stimuler les prêts et relancer l'économie; et, deuzio, le président américain Donald Trump avait annoncé mardi que la signature de l'accord commercial partiel conclu avec la Chine aura lieu le 15 janvier à la Maison-Blanche.

Côté agenda, le marché britannique prendra connaissance dans la matinée de l'indice PMI manufacturier au Royaume-Uni pour le mois de décembre.

  • VALEURS : matières premières et bancaires dans le vert

LE SECTEUR MINIER GRIMPE. Ces valeurs bénéficiaient des nouvelles rassurantes sur la Chine, le premier importateur au monde de métaux. Glencore prenait 2,59% à 241,45 pence, Antofagasta 2,29% à 937,80 pence et BHP 1,07% à 1.795,80 pence.

LES BANQUES EN HAUSSE. Le secteur, considéré comme très dépendant de la conjoncture, profitait de la bonne humeur des investisseurs qui se tournaient vers les valeurs les plus risquées. Lloyds Banking Group gagnait 2,02% à 63,76 pence et Royal Bank of Scotland (RBS) 1,96% à 245,00 pence.

--

À Francfort, la nouvelle année débute dans l'optimisme (Dax : +0,16%)

La Bourse de Francfort évoluait en hausse jeudi, le Dax prenant 0,16% au début des échanges de la première séance de l'année, dans un marché confiant pour 2020 après les bonnes nouvelles commerciales de décembre.

Vers 08H08 GMT, l'indice vedette prenait 21,75 points à 13.270,76 points. Le MDAX des valeurs moyennes avançait, quant à lui de 0,41% à 28.429,09 points.

Le Dax, comme l'ensemble des marchés mondiaux, est optimiste pour la nouvelle année après avoir connu de bons résultats en décembre, grâce à l'annonce d'un accord commercial préliminaire entre la Chine et les États-Unis qui devrait être signé mi-janvier.

Selon des chiffres publiés jeudi par l'institut de statistique Destatis, la population en activité en Allemagne s'est élevée en 2019 à 45,3 millions de personnes, soit son plus haut niveau depuis la réunification.

Lire aussi : Comment, grâce à la Bourse, l'épargne des ménages allemands a battu tous ses records en 2019

  • VALEURS : l'aérien à la peine, l'automobile en hausse

Lufthansa (-0,49% à 16,33 euros): Ufo, le syndicat des personnels de cabine de Germanwings, la filiale low-cost de Lufthansa, a annoncé mercredi la fin de sa grève entamée lundi. En trois jours, 190 vols ont été annulés.

Les valeurs automobiles démarrent 2020 en hausse, à l'image de BMW (+0,44% à 73,46 euros), Daimler (+0,33% à 49,54 euros) et Volkswagen (+0,01% à 176,26 euros).

Wirecard (+2,05% à 109,70 euros) débute la séance en tête malgré son pire bilan annuel pour 2019, négatif de près de 20%, sur fond de révélations de presse sur des supposées fraudes comptables, notamment en Asie.

___

ASIE

Les Bourses chinoises démarrent l'année en forme

Les Bourses chinoises ont démarré l'année d'un bon pied, terminant jeudi dans le vert, revigorées par l'annonce de mesures de relance en Chine et l'espoir de la signature prochaine d'un accord commercial préliminaire entre Pékin et Washington.

À Hong Kong l'indice composite Hang Seng a terminé en hausse de 1,3% à 28.543,52 points. L'indice composite de la Bourse de Shanghai a progressé de 1,2% à 3.085,20 points.

Du côté du Japon, la Bourse de Tokyo est fermée depuis mardi. Les échanges reprendront lundi 6 janvier.

La Banque centrale chinoise a annoncé mercredi une nouvelle baisse du taux de réserves obligatoires imposé aux banques, une mesure destinée à libérer environ 114 milliards de dollars pour stimuler les prêts et relancer l'économie.

De son côté, le président américain Donald Trump avait annoncé mardi que la signature de l'accord commercial partiel conclu avec la Chine aura lieu le 15 janvier à la Maison-Blanche.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 03/01/2020 à 9:52 :
J'ai constaté plusieurs fois - cela n'a rien de scientifique - que l'année boursière se concluait à l'image de la première quinzaine de janvier; un économiste à contrepied a affirmé que la baisse du chômage était due à la fin du cycle. Reverrons-nous la divine surprise du début des années 2000?
a écrit le 02/01/2020 à 18:24 :
Il faut avoir a l'idée que la bourse est le multiple du fantasme. A ceux qui sentent bien comment cela se passe, toute la question d’effets systémiques devant le fait de vouloir gagner la ou forcément d'autres perdent.

Alors lorsque l'économie virtuel aspire l'économie réelle, disons que l'ajustement se fait sur l'humain, non?

Il est ensuite pas financement, car celui ci s'adosse sur des certitudes de variation algorithmiques qui finalement peuvent permettre d'avoir une idée sur le concept.

Ce qui est intéressant, c'est qu'il a besoin de ton argent. Lui macron, prend l'argent des autres pour cela, nous constaterons l'efficience de la chose !
Réponse de le 02/01/2020 à 23:20 :
Euh, votre texte, vous l'avez sorti d'un traducteur automatique ? "Il est ensuite pas financement, car celui ci s'adosse sur des certitudes de variation algorithmiques qui finalement peuvent permettre d'avoir une idée sur le concept.": en français, ça veut dire quoi ? Sinon si le but était de dire que vous n'appréciez pas Macron, inutile d'utiliser un tel verbiage, dite-le simplement (sujet - verbe - complément). Pas besoin de l'accuser de 'prendre l'argent des autres', ce qui est demeurant un mensonge ridicule...
a écrit le 02/01/2020 à 17:55 :
La résolution pour 2020:
La réalité augmentée avant l’heure !
Waouh ..
Bon , stop aux duperies
La politique mondiale est morte , les élections dans le monde ne servent à rien
C’est le système qui dirige le tout , il y a 5 ans de ça le Dow Jones était à 14000 euros ... faites le calcul...
Plus rien n’influencera les bourses mondiales et sûrement plus des élections n’importe où dans le monde.
a écrit le 02/01/2020 à 17:28 :
On voit bien que depuis que les grands financiers ont laissé la place aux logiciels les choses s'améliorent ! Bientôt enfin une finance à visage humain donc ? Attendons quand même un peu hein...

On se demande juste par contre ce que sont devenus nos mégas riches qui n'ont plus rien du tout à faire du coup de leur vie, encaisser n'étant pas un métier n'étant même pas une activité, se laver les dents devant être bien plus passionnant, qui doivent petit à petit intégrer les parois de leurs coffres forts en Suisse.

Chut... laissons les disparaitre.
Réponse de le 02/01/2020 à 23:27 :
La plupart de nos 'mega riches' comme vous le dites, ont quitté la France. Les gens comme vous les y ont poussé pendant des années à force d'invectives et de mépris. Ben voilà, job done, ils sont pour la plupart partis. Bien joué. Maintenant lorsqu'il faut augmenter les impôts des 'riches' pour aider les 'pauvres', on tape sur les retraités et les actifs qui gagnent plus de 2000€ mensuels (et qui sont effectivement, de facto, les riches qui nous restent, d'ailleurs Hollande avait bien dit à quel point il.les détestait, lui aussi). C'était bien votre objectif, non ? Alors pourquoi tant d'aigreur à longueur de poste ? Vous avez pourtant réussit !
Réponse de le 03/01/2020 à 8:13 :
@ multipseudos:

"La plupart de nos 'mega riches' comme vous le dites, ont quitté la France. "

C'est exactement ce que je dis, merci, par contre faut juste m'expliquer à quoi ils servent de ce fait, à quoi sert une politique servile envers des gens qui ont quitté notre pays ?

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :