La BPACA joue la carte de l’offre pour continuer à grandir dans un marché tendu
Jean-Philippe Déjean

Siège de la BPACA quartier La Bastide, sur la rive droite de Bordeaux;
PC / La Tribune Bordeaux
Jean-Philippe Déjean

Siège de la BPACA quartier La Bastide, sur la rive droite de Bordeaux;
PC / La Tribune Bordeaux
"Dans un virage assez mobile" : c'est ainsi que Bernard Dupouy, son président, décrit la nouvelle séquence dans laquelle vient d'entrer la Banque Populaire Aquitaine Centre-Atlantique (BPACA). Cette banque mutualiste, qui a désormais un nouveau directeur général, en la personne de Jean-Pierre Levayer, a intégré en 2018 le Crédit maritime littoral du sud-ouest. Elle est présente dans 11 des 12 départements qui composent la Nouvelle-Aquitaine, le Lot-et-Garonne (Aquitaine) étant le seul absent, par le biais de 240 agences. Rappelons que la BPACA emploie 2.100 salariés et qu'elle a réalisé un produit net bancaire (PNB) de 432,2 M€ l'an dernier, pour un résultat net de 80,1 M€. Comme l'a évoqué Bernard Dupouy, la BPACA évolue dans des environnements économique et bancaire bouleversés par l'évolution des taux d'intérêt et l'arrivée des intervenants issus des nouvelles technologies de la finance.

Jean-Pierre Levayer (DR BPACA)
Dans ce contexte tendu, où les marges sont écrasées par la baisse des taux d'intérêts, la BPACA entend jouer fin pour défendre ses positions et continuer à progresser
Christian Chapothin, directeur général adjoint de la BPACA
Ce dernier évoque aussi la nécessité de retravailler les process, afin que la coordination soit parfaite entre équipes de vente et fonctions support. La formation est le deuxième grand levier que compte activer la BPACA pour faire face, en particulier en élevant le niveau de compétence des opérateurs, afin que l'ensemble des collaborateurs puisse devenir "de vrais conseillers" et intervenir, aussi bien sur le volet patrimonial que par exemple dans la gestion de l'impact des divorces sur la clientèle.
Cette autonomie renforcée dans l'action se conjugue également avec la capacité de traiter tout type d'opérations depuis chez un client, grâce à l'équipement en ordinateurs portables sécurisés. Cette attention au marché national n'empêche pas la BPACA de disposer d'une force de frappe orientée sur l'innovation, en particulier dans les startups, et l'international. Soit une équipe de huit personnes, "dont deux super experts capables d'ouvrir des comptes à l'étranger ou de préparer une implantation hors des frontières". Le choc de la gestion bancaire en ligne et du traitement à grande échelle des données clients n'intimident pas les dirigeants de la BPACA qui ont déjà basculé dans le monde digital. "L'application bancaire la mieux notée sur l'Apple Store c'est la nôtre !", se félicite ainsi Christian Chapothin. Tandis que Jean-Pierre Levayer surenchérit sur le côté commercial.
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La nouvelle stratégie de la BPACA se solde par une montée en flèche du budget formation (+40 %) et une reconfiguration du service des ressources humaines. Fonction qui jusque-là n'avait pas de directeur dédié à 100 %. Dans le vaste champ de la responsabilité sociétale des entreprises (RSE) notons que la BPACA mène des actions de mécénat dans la santé, au bénéfice de l'Institut Bergonié (centre régional de lutte contre le cancer) et du CHU de Bordeaux, et de l'enseignement supérieur, avec la Fondation Bordeaux Université. Sachant que la banque collabore également avec la Cité du vin, à Bordeaux, la fondation Surfrider et qu'elle intervient aussi dans la reforestation en Dordogne.
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