• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
Business - La Tribune BordeauxIndustrie - La Tribune Bordeaux

Verrerie française en crise : Sophie Binet dénonce « le fiasco économique du gouvernement »

Photo de Maxime Giraudeau

Maxime Giraudeau

Publié le 09 septembre 2025 à 15:40 - Mis à jour le 09 septembre 2025 à 16:11

La secrétaire générale de la CGT Sophie Binet est venue soutenir les salariés d'OI-Glass en Gironde ce 9 septembre 2025.

La secrétaire générale de la CGT Sophie Binet est venue soutenir les salariés d'OI-Glass en Gironde ce 9 septembre 2025.

MG / La Tribune

Le Quotidien Numérique

22 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Olivier Guérin, professeur de médecine en gériatrie : « Notre mode de vie pèse davantage que notre génétique sur notre espérance de vie »

  • 2

    Petites lignes : Ferromobile teste sa navette autonome près de Bordeaux pour la mettre sur les rails dès 2028

  • 3

    Laurent Delahousse, journaliste : « Mes vacances sont un mélange d’improvisation et d’organisation »

  • 4

    Face à la multiplication des canicules, les « toits frais » sont en plein essor

  • 5

    Au-delà de la vente d’énergie, Alger veut faire de Berlin un tremplin industriel

  • 6

    « On se demande ce que ça va être au mois de septembre ou octobre » : les Vendéens tentent de faire face à une « sécheresse extrême »

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
Le fabricant américain de bouteilles en verre OI-Glass s'apprête à licencier entre 340 et 550 salariés en France, après avoir reçu une pluie d'aides publiques pour moderniser ses fours. Les verriers ont convergé en Gironde ce mardi pour clamer leur mécontentement.

800 kilomètres séparent leurs deux usines. Et pourtant, ce 9 septembre au matin, les verriers de Gironcourt, dans les Vosges, étaient sur le site girondin d'OI-Glass. Tout comme leurs collègues du Gard, de la Loire, de la Champagne ou du Puy-de-Dôme, rejoints par des confrères des deux autres leaders du verre, Verallia et Saverglass. A l'appel de la CGT, plusieurs centaines de personnes se sont mobilisées devant l'usine de Vayres, à l'est de Bordeaux, pour contester un plan de licenciement qui menace jusqu'à 556 salariés sur les 2 000 que le groupe emploie en France.

« La direction veut augmenter la capacité de production, en réduisant les effectifs. L'obsession d'OI-Glass, c'est le coût de production à la tonne. C'est terrible pour nous car on génère un fric fou, et derrière, ils cassent », s'indigne Ghyslain Badonnel, salarié de l'usine vosgienne qui fournit les bouteilles pour le géant de la bière Carlsberg. Une colère mêlée d'incompréhension, largement partagée au sein des manufactures verrières. Après avoir enregistré des profits records durant le Covid et bénéficié de dizaines de millions d'euros de soutien public pour décarboner les fours, l'industriel taille dans la masse salariale.

Flambée des prix

« L'un de nos deux fours ne repartira pas, regrette un salarié de l'usine de Vayres, première manufacture des bouteilles de bordeaux. La production se porte très mal car la crise du vin est toujours là. La production d'OI France doit encore être réduite de 47 000 tonnes sur la fin de l'année. Toute la motivation des gars est retombée », témoigne-t-il, alors que l'arrivée du plan social fait bondir l'absentéisme. Le site a déjà bénéficié de six mois de chômage partiel pour chacun de ses fours, tandis que 4 millions d'euros ont été versés par l'Ademe pour la construction du nouveau four à oxygène inauguré en 2023. L'unité de production décarbonée fait pourtant ici la fierté des salariés. 80 voire 120 sur les 240 du site risquent le licenciement.

A LIRE AUSSI

Coup d'arrêt sur l'industrie du verre, plombée par la crise viticole

De quoi nourrir une certaine amertume dans les rangs. Face à la forte demande des producteurs de vin et bière durant le Covid, les verriers avaient largement augmenté leurs prix. La manœuvre fait d'ailleurs l'objet d'une enquête de l'Autorité de la concurrence. « OI réalise des profits en France mais il a accès au chômage partiel. Pourquoi ? », s'interroge le secrétaire général de la section Verre et Céramique de la CGT, Philippe Thibaudet. Les sites de Veauche (Loire), Reims (Marne) et Gironcourt (Vosges) ont également bénéficié de deniers publics pour la construction de nouveaux fours.

Tandis qu'un rapport sénatorial a évalué à 211 milliards d'euros le montant annuel des aides publiques aux entreprises, la cheffe de file du syndicat, Sophie Binet, abonde et propose :

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune
« Nous voulons un décret qui instaure un avis conforme des CSE sur le versement des aides publiques aux entreprises. Nous aurions ainsi de la transparence et cela permettrait de bloquer les aides publiques quand l'entreprise ne joue pas le jeu. C'est ce qu'on aurait pu faire avec Sanofi qui a bénéficié du crédit impôt-recherche tout en réduisant de moitié ses effectifs en France », prend-elle pour exemple face à la presse.

Vin et bière en baisse

Un double jeu auquel OI-Glass, qui a réalisé un bénéfice net de 43 millions d'euros en 2023 en France, se prête aussi. L'activité récente de ses sept usines tricolores a été marquée par des mesures de chômage partiel et des arrêts de ligne. La suppression nette d'effectifs vise environ 340 postes, mais ce sont 550 salariés qui pourraient partir en cas de refus de reclassement. Soit 25 % des effectifs français de la marque. Rendu public début avril, le plan intitulé « Fit to win » (S'ajuster pour gagner) est ainsi mis à exécution pour gagner en productivité. Les restructurations vont bon train dans toute l'Europe, entre fermetures de lignes en Allemagne, extinction de fours aux Pays-Bas et en Écosse, réorganisation du siège en Italie et fermeture d'une usine à Barcelone.

A LIRE AUSSI

L'industrie détruit-elle de l'emploi proche de chez vous ?

Tout comme ses concurrents Verallia et Saverglass, le fabricant dit être confronté à la baisse des ventes d'alcool, en particulier sur les marchés du vin et de la bière. « Ce ralentissement, combiné à une surcapacité et à une forte concurrence, a incité l'entreprise à envisager des actions supplémentaires pour améliorer sa compétitivité à long terme », précise le groupe par communiqué. Les salariés constatent aussi ce ralentissement. « Le développement de la canette aluminium nous fait très mal. Il y a une quinzaine d'années, elle donnait un goût de métal. Ce défaut a été gommé et aujourd'hui, elle affiche des couleurs, des formes et un packaging qui donne envie. Elle nous prend des parts de marché », affirme Ghyslain Badonnel dont l'usine vosgienne produit près de 2 milliards de flacons chaque année.

Le verre, plutôt que le plastique

L'inquiétude est quant à elle a son comble du côté de Vergèze, dans le Gard, chez le fournisseur historique de l'eau minérale Perrier. Le scandale sanitaire déclenché par Nestlé pourrait causer la fermeture de l'usine et le licenciement des 164 salariés d'OI-Glass. « On est à la recherche d'un repreneur dans le domaine du verre. Si on ne trouve pas, il y a la possibilité d'une reconversion industrielle », se projette Guillaume Boisson, délégué CFE-CGC du site. Approché, Verallia ne se serait pas montré intéressé pour une reprise. Nestlé n'a quant à lui pas répondu aux sollicitations des salariés.

À lire également

  • Coup d'arrêt sur l'industrie du verre, plombée par la crise viticole
  • Une alliance des spiritueux se met au réemploi des bouteilles en verre

L'État est sommé d'agir pour sauver les verreries qui font partie des dernières usines en France implantées à proximité de leurs clients. « Ce plan de licenciement illustre le fiasco économique du gouvernement d'Emmanuel Macron. Les aides publiques sont attribuées sans aucune condition, tonne Sophie Binet. On a besoin de plus de verre pour remplacer les emballages en plastique, c'est une industrie d'avenir et de proximité. Fermer les usines serait une catastrophe environnementale », agite-t-elle en appelant les industriels à se diversifier. Pour les salariés et leurs représentants, les négociations autour du plan social vont débuter ce vendredi à Vaulx-en-Velin, dans le Rhône, au siège d'OI-Glass France.

A LIRE AUSSI

Verre : à Cognac, Verallia rode le plus gros four électrique au monde

Maxime Giraudeau

Sur le même sujet

En 2023, les salariés avaient déjà protesté contre l'ouverture d'un plan social aux papeteries de Condat.

L'État lance la mission sauvetage des papeteries de Condat

En Dordogne, l'un des fleurons de la papeterie française est menacé de fermeture. L’État va entrer en contact avec le propriétaire de l'usine de Condat, le groupe espagnol Lecta, pour tenter d'éclaircir l'avenir des 202 salariés.

Premium
Industrie - La Tribune Bordeaux
Prévue à Laruscade, à 45 km au nord de Bordeaux, la future usine de Flying Whales a reçu l'avis favorable de l'enquête publique.

Flying Whales : la future usine de dirigeables XXL reçoit un nouvel avis favorable

La commission d'enquête publique s'est déclarée favorable à la création en Gironde de la première usine de Flying Whales. Selon cet avis, le bilan carbone des futurs dirigeables géants qui y seront assemblés pour transporter des marchandises permettrait de compenser l’impact initial sur l’environnement.

Premium
Business - La Tribune Bordeaux
La base sous-marine de Bordeaux doit devenir la plus grande toiture solaire urbaine de France, avec 13 000m2 de panneaux et 3 MW de puissance.

Everwatt liquidée : la plus grande toiture solaire urbaine de France cherche un repreneur

Fin de parcours pour le développeur solaire Everwatt, éprouvé par les difficultés de ses actionnaires. La société laisse un projet clés en main derrière elle : la couverture de la base-sous marine de Bordeaux. Un repreneur doit être nommé par l'administrateur judiciaire. L'ex-dirigeant de la société met en cause le contexte politique.

Premium
Business - La Tribune Bordeaux
Le projet Electro mobility materials Europe (EMME) prévu à Parempuyre et Blanquefort, au nord de Bordeaux.

Métaux critiques : la raffinerie près de Bordeaux décrétée in extremis d'intérêt public majeur

Le projet Electro mobility materials Europe a été déclaré d'intérêt public majeur par un décret publié la veille de la chute du gouvernement Bayrou. Cela permet à cette raffinerie de cobalt et de nickel, prévue le long de la Garonne au nord de Bordeaux, de court-circuiter les règles d'urbanisme et environnementales.

Business - La Tribune Bordeaux
Actif depuis 1907, le site des papeteries de Condat a compté jusqu’à 1 200 salariés, soit le premier employeur privé de la Dordogne avant les années 2000.

Aux papeteries de Condat, élus et salariés veulent chasser l'actionnaire

En Dordogne, la menace d’une fermeture plane sur les 202 salariés des papeteries de Condat. Le groupe espagnol Lecta, qui enregistre des pertes continues, est prié de passer la main. Élus et salariés vont intervenir auprès des fonds d'investissement qui le détiennent.

Industrie - La Tribune Bordeaux
L'usine de Valoregen était installée à Damazan, en Lot-et-Garonne.

Recyclage du plastique : malgré un fort soutien public, Valoregen a été liquidée

Créée sur la promesse d'un recyclage innovant des emballages plastiques, Valoregen a été liquidée malgré un soutien public significatif et un carnet de commandes plein. Fragilisée à plusieurs titres, la PME lot-et-garonnaise de 48 salariés s'est retrouvée en cessation de paiement cet été.

Business - La Tribune Bordeaux
Les ballons fabriqués par Safran permettent aux hélicoptères de flotter sur l'eau en cas de besoin ou d'urgence.

Safran monte en cadence sur les équipements de sécurité

Safran vient d'inaugurer l'extension de son site de fabrication et maintenance d'éléments de sécurité pour le civil et le militaire (toboggans, gilets, radeaux...). Le nouvel atelier sera opérationnel d'ici la fin de l'année à Cognac en Charente.

Premium
Aéronautique et défense - La Tribune Bordeaux
Le docteur Jean-Dominique Fayard est médecin généraliste à Floirac, près de Bordeaux.

Chasse aux arrêts maladie : les médecins refusent de servir de boucs émissaires

Pour faire baisser les dépenses de santé, la Sécurité sociale cherche à réduire le nombre d’arrêts maladie. 500 généralistes ont ainsi été rappelés à l’ordre et certains sanctionnés pour en avoir trop prescrit. En Nouvelle-Aquitaine, des voix s’élèvent pour protester.

Business - La Tribune Bordeaux