"Pour le dire clairement, économiquement nous ne souffrons pas de la crise mais nous avons beaucoup appris sur nous-même, sur notre agilité et notre capacité à basculer désormais très rapidement sur le tout digital", assure Alexandre de Navailles, le nouveau directeur général de Kedge BS, ce jeudi 25 mars à l'occasion de la présentation du plan de développement de l'école de commerce d'ici à 2025. Il met en avant un modèle économique solide et rentable avec un chiffre d'affaires de 120 millions d'euros en 2020, stable par rapport à 2019. Dans le contexte actuel de pandémie, l'école qui compte 14.800 étudiants mise sur la stabilité de ses frais de scolarité : "Notre modèle économique ne prévoit pas de baisse des frais mais pas de hausse non plus, sachant que nous ne sommes pas parmi les programmes les plus chers du marché", observe le directeur général arrivé en juillet 2020 après 23 années passées chez Hertz France dont il a été directeur général puis président. Avec un tarif moyen de 39.300 euros, soit 13.100 euros/an, l'établissement se positionne à la 11e place du classement des 32 cursus les plus chers des écoles de commerce en 2021.
Succédant à José Milano, parti neuf mois plus tôt, Alexandre de Navailles a pris le temps d'élaborer un nouveau projet de développement pour l'établissement, né en 2012 de la fusion de BEM, à Bordeaux, et Euromed, à Marseille, et qui emploie 650 collaborateurs. Un projet désormais résumé en deux slogans : "Être une école de référence pour celles et ceux qui apprennent et réussissent en faisant" et faire de Kedge "une école originale, durable et inclusive".
Concrètement, cela se traduira par l'objectif ambitieux de 40 % de croissance en cinq ans pour porter le chiffre d'affaires à 170 millions d'euros en 2025. Le tout en investissant 45 millions d'euros dans les outils numériques et les différents campus mais aussi dans une politique de soutien aux étudiants boursiers, d'accompagnement des étudiants handicapés et d'égalité femmes/hommes.