Consommer moins et mieux le chauffage : comment Kocliko se déploie en France
Hélène Lerivrain

Kocliko garantit 15 % d’économies grâce à la maîtrise complète de l’installation de chauffage.
Kocliko
Hélène Lerivrain

Kocliko garantit 15 % d’économies grâce à la maîtrise complète de l’installation de chauffage.
Kocliko
L'individualisation des frais de chauffage, qui consiste à payer ses charges de chauffage en fonction de sa consommation réelle, est obligatoire depuis 2020 pour tous les bâtiments en chauffage collectif dont la consommation dépasse 80 kWh/m2/an. « Cela concerne 5 millions de logements en France, or il y a du retard », souligne Eric Vorger, président et co-fondateur de la société bordelaise Kocliko qui se positionne justement sur ce marché.
Créée il y a 5 ans, Kocliko a ainsi développé une méthode pour déterminer la quantité de chaleur fournie à un logement. La solution Kocliko associe des robinets thermostatiques pour permettre à chacun de réguler son confort, le suivi de la température dans les logements grâce à des capteurs et le suivi des données de la chaufferie connectée. Une fois que la température a été mesurée, Kocliko utilise un jumeau numérique du bâtiment qui, grâce à des calculs, permet d'afficher la consommation en kWh. La société peut alors déterminer la répartition des frais de chauffage.
Le prix ? 45 euros par an et par logement et, si le contrat est signé avec les bailleurs sociaux et les copropriétés, c'est bien l'usager qui paie. Mais alors qu'il peut simuler ses frais de chauffage en fonction du confort souhaité et voir l'effet de la modification de son confort sur sa facture de chauffage, il devrait au passage réaliser des économies d'énergie. 15 % au moins selon Kocliko. « Cela représente 120 euros par an et par logement en moyenne », assure Eric Vorger.
A ce stade, l'entreprise bordelaise a signé 40 projets qui correspondent à 2.000 logements. Elle envisage d'accélérer son déploiement en France grâce à une première levée de fonds de 2,8 millions d'euros. Le fonds IRDI Capital Investissement, à travers son fonds d'amorçage Irdinov2, l'éditeur de logiciel IZUBA énergies et le réseau Rugby Angels viennent en effet de rentrer au capital, soutenus par Bpifrance, la Région Nouvelle-Aquitaine, la banque CIC Sud Ouest et la Banque Populaire.
« Cette levée de fonds va nous permettre d'être en capacité de répondre à des appels d'offres. Le timing est bon », explique Eric Vorger qui table en 2021 sur un chiffre d'affaires de 800.000 euros. L'entreprise qui avait lancé son activité par la commercialisation d'un premier logiciel à destination des bureaux d'études, Amapola, emploie actuellement 11 personnes. Ils seront 20 à la fin de l'année. Des embauches sont prévues sur des profils de développement informatique, des commerciaux et sur la partie R&D.
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