La Nouvelle-Aquitaine, ses forêts et ses plages. Si l'activité générée par les pins et autres hêtres est documentée, c'était moins le cas pour les nombreuses activités liées aux 970 kilomètres de littoral. Et encore moins pour celle plus spécifiquement liée à la mer et ses vagues, qui intéressent les fabricants et distributeurs de matériel de surf de la fédération Eurosima. C'est à l'occasion du congrès annuel de cette dernière, au Casino de Hossegor les 13 et 14 octobre derniers, que les résultats de la première étude "du poids économique de la vingtaine de filières maritimes régionales" ont été révélés. "Nous souhaitions mieux comprendre leurs impacts et leurs interactions avec le territoire et leur environnement", explique Marjory Gorge, chargée de mission filières nautique, navale et glisse de la région Nouvelle-Aquitaine.
Pour tirer le portrait de ces sociétés très différentes - des pêcheurs de thon de Saint-Jean-de-Luz aux professeurs des écoles de surf de Lacanau ou encore les chercheurs des trois antennes de l'Ifremer - les données de différentes sources dont l'Insee, l'Urssaf et l'ADI-NA, ont été croisées avec celles des différentes fédérations professionnelles. Au total, 19.000 établissements et 58.000 personnes ont une activité en lien avec la mer dans la grande région. Cela représente 2,5 % des emplois régionaux, mais 13,5 % dans les bassins de vie littoraux et même 30 % à Oléron et autour de 20 % pour Capbreton ou encore La Tremblade, près de Rochefort, en Charente-Maritime.