Malgré la hausse des matières premières, le coût de l'énergie et les tensions sur le marché de l'emploi, la production de paracétamol par Upsa, à Agen (Lot-et-Garonne), est montée significativement en puissance en 2022 et le laboratoire continue à tenir la cadence en ce début d'année. Grâce à 200 recrutements et une refonte des plannings, l'usine fonctionne 24/24 heures et 7/7 jours depuis près d'un an, permettant de sortir 265 millions de boîtes d'EfferalganMed et Dafalgan l'an dernier, dont 15 millions d'unités de paracétamol pédiatrique. Une production en hausse de 19 % sur un an et même de 100 % pour les formes destinées aux enfants.
Et même si cela ne suffit pas à répondre à la demande nationale, c'est cette mobilisation qu'est venu saluer Roland Lescure, le ministre de l'Industrie, lors d'une visite de nuit ce 4 janvier. « Le gouvernement soutient la relocalisation de la production des principes actifs et des médicaments en France et le ministre a tenu à saluer le travail de nuit des salariés d'Upsa et la mobilisation de l'entreprise », indique à La Tribune le cabinet du ministre.
Filiale depuis 2016 du groupe japonais Taisho, Upsa emploie 1.350 salariés à Agen et ne ménage pas ses efforts pour pallier les difficultés de son concurrent Sanofi, incapable de fournir au marché suffisamment de Doliprane. Et si Upsa fait figure de challenger sur le marché tricolore avec 29 % de part de marchés sur le paracétamol adulte et seulement 2 % sur la formule pédiatrique, le laboratoire agenais ne ménage pas ses efforts, comme le souligne Laure Lechertier, la directrice de l'accès au marché :