La France soutient Air France à hauteur de 7 milliards d'euros : "ce n'est pas un chèque en blanc", dit Le Maire
Fabrice Gliszczynski
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Benoit Tessier
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C'est fait. Comme l'indiquait ce vendredi matin La Tribune, Bruno Le Maire a annoncé sur TF1 un plan de sauvetage "historique" d'Air France d'un montant de 7 milliards d'euros sous forme de prêts : 4 milliards d'euros de prêts garantis par l'Etat et trois milliards d'euros de prêts directs. Soit quasiment ce que demandait la direction, qui était partie dans les négociations avec une demande de 8 milliards d'euros. La dernière aide de l'Etat reçue par Air France date de 1994 (3 milliards d'euros d'aide directe).
"Ce n'est pas un chèque en blanc. Nous avons fixé des conditions à Air France, des conditions de rentabilié parce que c'est l'argent des Français, donc il faut qu'Air France fasse des efforts pour être plus rentable et des conditions écologiques qui sont des conditions fermes. Air France doit devenir la compagnie aérienne la plus respectueuse de l'environnement de la planète", a-t-il expliqué.
Selon nos informations, l'Etat a garanti les prêts bancaires à hauteur de 90%.
Une augmentation de capital pourrait intervenir qui pourrait intervenir au plus tard à l'issue de mai 2021 est envisagée pour renforcer les fonds propres du groupe, a indiqué Air France-KLM.
Air France-KLM pourra également compter sur les prêts que va obtenir KLM aux Pays-Bas.
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Selon nos informations, la compagnie néerlandaise négocie un prêt d'environ 3 milliards d'euros (2,9 milliards exactement), voire 3,5 milliards d'euros. Trois milliards semblent suffisants, mais KLM cherche néanmoins à obtenir 500 millions supplémentaires pour avoir plus de marges de manoeuvre.
Fabrice Gliszczynski