Stations balnéaires : le marché des résidences secondaires boit la tasse
Emmanuel Langlois
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(Photo d’illustration.)
maitephoto / Barnes Pays basque
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Chez Century 21, Charles Marinakis, le président du réseau d'agences immobilières annonce une baisse des ventes de plus de 20 % sur les six premiers mois de l'année. « Il y a aujourd'hui une concentration de législations et de taxations autour de la résidence secondaire qui commence à être rédhibitoire », observe-t-il. « De plus, les nouvelles restrictions pour la location en meublé touristique de la loi Echaniz-Le Meur provoquent une privation de recettes des propriétaires. Cela devient un luxe d'avoir une résidence secondaire. »
Certains micro-marchés d'exception arrivent toutefois à trier leur épingle du jeu, comme Arcachon. « On est sur une niche dans l'ultraluxe. Le secondaire a vraiment le vent en poupe sur le bassin, confirme Marion Duprat, directrice d'une agence immobilière sur place. C'est un lieu aussi très sécurisé, sous vidéosurveillance, et la LGV nous a rapprochés du marché parisien. Une grande partie des acheteurs paient cash. Ils viennent un week-end et ils achètent. Les notaires commencent à réembaucher ! »
Les résidences secondaires représentent aujourd'hui environ 9,2 % du parc immobilier français dans l'ancien. À Arcachon, ce taux grimpe à 62 % et même à 80 % dans le neuf.
Au Pays basque aussi, la situation est particulière sur ce marché. D'autant que désormais, pour proposer un logement en location saisonnière, il faut créer (construction ou transformation d'un local existant) un appartement ou une maison de la même surface et le proposer en location longue durée.
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« Le marché est en train de s'écarteler, constate Philippe Thomine-Desmazures, directeur de l'agence Barnes à Biarritz. Les ventes standards, jusqu'à 1,5 million d'euros, ont baissé de 27 % l'an dernier, alors que les transactions dans le luxe et l'ultraluxe [qui représentent 90 % des résidences secondaires sur la côte basque] ont augmenté de 70 %. »
Emmanuel Langlois
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