Marché immobilier : brusque retour sur terre à Bordeaux
Hélène Lerivrain
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Les prix de l'immobilier ont nettement décroché dans l'agglomération bordelaise en 2024.
Objectif Aquitaine / Appa
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Les prix de l'immobilier ont nettement décroché dans l'agglomération bordelaise en 2024.
Objectif Aquitaine / Appa
« La Gironde ne connaît pas un effondrement des prix de l'immobilier. Nous serions à -15 % ou - 20 % si c'était le cas », réagit Delphine Detrieux, présidente de la Chambre des notaires de Gironde, au sujet du bilan des prix de l'immobilier en 2024. Intitulé « À tous prix », ce rapport fait toutefois bien état de prix majoritairement à la baisse. Sur l'agglomération bordelaise, le prix des maisons affiche -8,3 % sur un an à 340.000 euros, les appartements anciens -5,1 % à 3 290 euros/m² et les appartements neufs -7,8 % à 4 420 euros/m².
En moyenne, en Gironde, une maison ancienne se vendait, en 2024, 290.000 euros (-6,5 % sur un an), un appartement ancien 3 650 euros /m² (-5 %). « La baisse est évidente mais, de mon point de vue, le marché s'assainit », analyse Delphine Detrieux qui rappelle que la Gironde a connu des hausses à +10, +12 % sur certains secteurs ces dernières années. « C'était stratosphérique mais ça ne pouvait pas continuer éternellement. De 2020 à 2022, le vendeur faisait son marché. À peine mis en vente, un bien était vendu, parfois sans même avoir été visité. Aujourd'hui, c'est plutôt l'acquéreur qui a la main, ce qui est plutôt bien, il peut prendre le temps », explique Delphine Detrieux. Seules les maisons anciennes à Bordeaux, des biens particulièrement recherchés, continuent à voir leurs prix augmenter de 8,4 % pour atteindre 488 000 euros en moyenne.
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Pour autant, pour le marché immobilier girondin en général « l'arrêt a été un peu brutal », reconnaît-elle. Et de citer simultanément la fin de la défiscalisation au niveau national, la réglementation sur l'artificialisation des sols qui commence à produire ses effets, et donc la limitation du neuf ou encore la hausse des taux d'intérêt. « Il ne s'agit pas pour moi d'être contre telle ou telle mesure. Simplement, tout est arrivé en même temps et, à un moment donné, ça a sclérosé le marché. » D'autant que la tendance à la baisse est nationale mais moins marquée puisque le repli du marché était intervenu dès l'an dernier.
Hélène Lerivrain
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